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Treize

Vendredi 13 Octobre
La police vient de découvrir un nouveau drame, cette fois il a eu lieu au 229 Friday Streets rue 31,il est $lors 19h03. Les membres d’une famille ont été retrouvés morts, les nouvelles victimes du tueur du 13 B n’en pas douter. La scène de crime était identique aux 9 précédentes, un homme, sa femme et leur enfant: fille ou garçon, cʼétait tout le temps pareil. Il lui fallait toujours 3 victimes, c’était son rituel. À cause de ça, John Milan l’inspecteur de police en charge de l’affaire l’avait baptisé Trinity, mais ça c’était avant qu’il ne comprenne que le serial killer frappait toujours le même jour, un 13, même si l’heure n’était jamais la même. Mais là encore, ce n’était peut-être pas totalement vrai.
Le département de police de la ville était sous pression. Les autorités politiques voulaient qu’on leur livre l$ tête de ce
criminel qui avait élu domicile dans leur ville et ce avant la fin
de lʼannée. Ça faisait 10 mois qu’il arpentait les villes, 10 mois, 10
familles, 30 victimes. On se demandait bien comment cette information avait pu être cachée au reste du pays, parce que oui,
lʼinformation n’était pas allée plus loin qu’à la frontière de la ville. Mais cet exploit,on le devait aux autorités politiques qui d’une façon ou d’une autre avaient réussis à contenir l’information.

Ce n’était pourtant pas les journalistes qui manquaient, mais aucun dʼeux n’avaient osé en parler,pour le moment. Mais cʼétait une question de temps avant quʼun journaliste un peu trop curieux et soucieux du respect de sa profession et défenseur des libertés
dʼexpression finisse par aller à lʼencontre de lʼordre établi. En attendant ,pas de Journal télé qui abordait ce thème, la seule façon d’en savoir un peu plus sur l’histoire du tueur du 13 c’était au travers du journal papier.
Et c’était le HOUR, journal le plus célèbre de la ville qui s’en chargeait. Il distribuait ses journaux dans toute la ville et à des heures insoupçonnables. Il était déjà 22h09 quand l’un des journaux du Hour tomba aux pieds de Henry Barton alors devant la porte de la maison familiale. C’était un jeune étudiant de L’université Centrale, la meilleure dans le Comté. Il venait d’avoir 25 ans et profita de ce congé journalier qu’il disait avoir tous les mois pour passer dîner avec ses parents.

Les couleurs rouges et bleues des sirènes dʼune voiture de
police s’arrêtèrent devant sa maison. Un homme sortit du
véhicule. Il portait à sa bouche une cigarette et s’avança vers Henry.
Un homme dʼâge moyen, assez grand, athlétique, paré d’une veste à bas prix qu’il portait assez bien.
– Henry! dit-il au jeune homme.
– Inspecteur Milan, répondit-il.
– Vous revenez très souvent par ici.
Il jeta par terre la cigarette qu’il avait en l’écrasant de son pied.
– Je vis ici inspecteur, poursuivit le jeune homme après avoir observé les gestes de L’inspecteur Milan.
– Oui bien entendu. Acquiesce-t-il. Juste que je vous aurais pensé plus occupé à l’université. En plus c’est assez loin d’ici.

Henri esquissa un simple sourire sans rien rajouter.

– Et vos parents, poursuivit l’inspecteur Mil$n.
– Mes parents? Monsieur et Madame Barton.
– Oui. Sont-ils là?
– Oui, enfin je crois que oui.
– Lors de notre dernière rencontre vous disiez qu’ils avaient pris des congés alors…
– Oui effectivement, l’interrompit aussitôt Henry. Ils sont sûrement là. Voulez-vous entrer les saluer?
– Euh non. Je dois continuer ma patrouille, et je ne veux déranger personne. Il fait si tard. Les rues ont sûrement besoin de moi.
– Le tueur du 13?
– On ne peut rien vous cacher Monsieur Barton.
– Voyons. Et surtout ne me le répétez pas. Ma famille correspond au profil de ses victimes. Nous ferons attention à nous, je vous le promets comme à chaque fois inspecteur.
Tous deux se mirent alors à sourire.
– Bien, dans ce cas j’y vais Monsieur Barton. Bien le bonsoir à vos parents.
– Merci, au revoir.
La voiture disparut noyée dans les lumières des lampadaires qui
éclairaient la rue. Il se retourna et entra dans la maison. Rien n’avait changé depuis son dernier passage. La même ambiance morose comme à chaque fois, un silence de cimetière comme si les lieux
étaient inhabités. Il accrocha sa veste sur le porte manteau dans le minuscule hall d’entrée qui donnait directement au salon. La télé était allumée et mise sur MUTE. Il tenta d’allumer la lumière en appuyant sur l’interrupteur près de lui mais apparemment il y avait un problème avec la lampe dans le lustre du salon. Il glissa son regard quelques centimètres plus loin et aperçut un crâne chauve sur lequel se posaient les rayons lumineux venant du téléviseur, cʼétait son père, il s’était encore endormi devant la télé.
<<Henry>> dit une voix près de lui.
Il sursauta alors et resta planté là sans rien dire comme s’il avait vu
un fantôme, c’était s$ mère. Elle s’approcha alors puis le serra dans ses bras.
– Je commençais à croire que tu allais rester le dîner. Malheureusement, le repas tombe un 13. Si j’avais su j’aurais annulé et je l’aurais fait un autre jour, désolé.
– Non ça va. Ce n’est ni plus ni moins qu’un chiffre après tout.

Elle lui sourit alors heureuse sans doute de le retrouver.
– Le repas est bientôt servi je retourne en cuisine. J’y suis depuis une heure, ton père ne m’a pas aidé une seule fois. Ce vieux schnock est
affalé sur son trône délavé depuis ce matin.

Henry ne répondit pas à cela s’éclipsant après sa mère. Des minutes passèrent, plus aucun mot venant du Salon. Henry venait de sortir de sa chambre quand il remarqua ce calme plat. Le plancher commençait à être défectueux, on pouvait l’entendre grincer à
chacun des pas quʼil faisait.
– Maman?
Aucun mot rien.
– Papa?
Pas une seule réponse. Cette fois dans le salon la télé était éteinte. Son père n’était plus endormi, il avait disparu. La table de la salle à manger était garnie de mets qui avaient tous l’air plus délicieux les uns que les autres. Ses yeux tombèrent par hasard sur une trace étrange par terre, on aurait dit du sang. Elle faisait une longue ligne qui allait vers la cuisine. Il la suivit à petit pas sentant battre son coeur plus vite que d’habitude, la porte était grandement ouverte, il n’eut pas besoin d’être entièrement dans la pièce pour s’apercevoir que sa mère gisait là sans vie. Son visage se serra sans traduire aucune émotion. Il fit demi-tour en marchant sur la pointe des pieds tentant de retrouver son père. En s’approchant plus près du fauteuil il le vit par terre, le visage ensanglanté. Un père, une mère, et un enfant, le fameux rituel du tueur du 13, il se retourna alors vers la porte, les yeux grands ouverts s’attendant à le voir surgir à tout
instant…

 

Par un auteur de l’Afrique écrit: Mark William, tous droits réservés

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