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Vendetta

La famille KWEDI, une puissante famille possédant 30% des revenues économiques du Cameroun décide après des années d’éloignement de se retrouver pour un week-end.

13h salle à manger de la maison familiale (le père, ses deux fils Marcel et Christian, ses filles Arielle et Eunice et sa femme sont à table)

Mari : Bon appétit à tous.

Eunice : Merci papa.

Mari: Pourquoi Bertrand n’est pas encore là ?

Femme : Toujours en retard le temps ne change pas tout le monde tu sais.

Mari: Alors Christian comment va le boulot d’Avocat ?

Christian : A merveille papa. Mais y’a de ces cas à donner froid dans le dos tu n’imagines pas. Que les gens sont cruels! (Il prend des comprimés et les avale avec de l’eau)

Mari : Alors tu te dois de l’être plus qu’eux. C’est cela être fort être un KWEDI. Et toi Arielle les études ?

Arielle : Ouais (elle appuie sur une petite boite et aspire l’air qui s’y trouve : elle est asthmatique) toujours première comme dab.

Mari : Très bien rien de mieux que la première place pour avoir les meilleures opportunités.

Arielle : Evidemment tous des minables, ils s’épuisent à me dépasser mais ils sont ridicules et insignifiants leur niveau est bas.

Mari : En fait il est où Bertrand ?

Marcel : Il n’est pas encore venu papa.

Mari: Anh j’oubliais…Cette fichue maladie d’Alzheimer me tourne la tête (son épouse le tapote à l’épaule)

Femme : C’est rien chéri tu t’en sors bien. Pas comme moi et mes mains qui tremblotent.

Marcel : Vous êtes tous drôlement malades on dirait. Et toi grande sœur ?

Eunice : Boff tu sais petit frère, Depuis toute petite j’ai mal à l’estomac mais ça va, plus d’épices, de trucs glacés etc donc c’est ok pour moi.

Conrad : ça me rassure.

L’ainé de la famille arrive enfin

Conrad : Salut à tous la famille !

Femme : Le voilà ! Le fils prodige (elle se lève) aller viens embrasser ta mère.

Conrad : Coucou Maman.

Femme : Humm tu as bonne mine (regard taquin) une future belle fille ?

Conrad : ah arrête toi aussi (chacun à son tour se lève et l’embrasse)

Père : La famille au grand complet : Un grand avocat, le plus riche architecte du pays, une future chirurgienne formée à la plus grande école de médecine du Royaume de Belgique, la Présidente Directrice Général de PETROCAM et le délégué du gouvernement de la ville de Londres. Délégué toujours en retard il aime se faire désirer ! Je suis tous fière de vous nous sommes des fauves et jamais rassasiés jamais ! Ne reculez devant rien ne vous imposez aucune limite, emparez vous de tout ce que vous désirez, arrachez s’il le faut !

Conrad : Tu l’as dit papa en tout cas moi rien ne me résiste j’obtiens toujours ce que je veux.

Eunice : Le monde du business n’est pas facile beaucoup de concurrences, mais quand tu sais frapper où il faut et faire les sacrifices nécessaires, eh bien tu restes le ‘’BEST’’.

Père : Nous sommes des conquérants et on n’a pas finit d’atteindre le sommet. (Tous lèvent leur verre et boivent)

Femme : Je vous adore tous mes enfants. Puissiez-vous continuer de prospérer que chance et bonheur continuent de vous sourirent.

Christian : Y’a pas de chance dans le métier d’avocat maman c’est le talent. Impétueux, enragé, parfois même sans coeur mais, aucun lien avec la chance.

Arielle : Je me demande bien quel sera mon prochain objectif une fois chirurgienne.

Marcel : Désolé de contredire votre élan de fierté de satisfaction d’espoir mais… je ne crois pas non.

Conrad : Qu’est-ce qui te prend petit frère.

Femme : Me dit pas que tu fais une crise de jalousie à tes frères. Mon petit bout de choux tu es un grand architecte toi aussi..

Marcel : Voyez-vous à l’extérieur les gens vous voient comme des forts, des talentueux des puissants telle est la représentation symbolique de la famille KWEDI. Le judiciaire, la médecine, génie civil, la politique, ressource du sol vous avez tout pour vous comme de bons prédateurs. Et pourtant, la réalité est tout autre.

Père : N’as-tu pas abusé du vin par hasard ?

Marcel : (doigte son père) le puissant ministre à l’Alzheimer mais insiste pour rester au pouvoir. (Doigte Arielle) la fille à qui tout réussit qui se croit au dessus de l’espèce humaine, celle là qui méprise son entourage à qui tout semble réussir n’est en fait qu’un être fragile dont la vie repose dans une boite, une minuscule et petite boite. Le grand avocat a subit une greffe de rein et passera sa vie à prendre des tonnes de comprimés, à subir des dialyses sans fin à être fatigué à répétition  mais il le cache bien il dévore au dehors ; il piétine les innocents et défend avec ardeur les coupables. Il se croit talentueux et rusé fait fi de n’avoir besoin des autres ne devoir rien à personne mais juste pour rappel le grand avocat : ton rein gauche ne t’appartient pas. Et Dieu seul sait par quelle combine tu l’as obtenu. Mais rassure toi je ne suis pas le fils de l’homme ou la femme à qui tu as arraché ce rein ou celui dont le parent était censé recevoir la greffe en priorité.

Christian : Mais il devient fou ma parole !

Marcel : La présidente et Les fameux sacrifices nécessaires. La vie ne doit pas être facile avec ses douleurs à l’estomac et Drépanocytaire par-dessus tout.

Eunice : Je ne te permets …

Marcel : Désolé !!! Je blaguais un peu je ne savais pas quoi dire. Depuis je me sens à l’écart.

Arielle : Tu es un vrai malade toi ! Tu n’as pas changé.

Femme : Tu viens de me faire honte là. Comment as-tu osé parler ainsi à ton père !!

Marcel : Excusez-moi oublions ça.

Conrad : Taré.

Marcel : Merci, Monsieur le délégué bipolaire.

Conrad : Que dis-tu ?!

Père :  Seul Conrad et moi sommes au courant.

Marcel : Disons que vous n’avez pas été très discret. (Il essuie le mouchoir sur sa bouche) En passant, hum (il avale le morceau de viande) sachez…

Arielle : Tu vas parler oui ? Quelle idiotie vas-tu encore nous dire.

Marcel : Le vin… il est empoisonné.

Eunice : Sérieux il délire !

Christian : Voilà sûr qu’il continue de blaguer.

Femme : (elle vomit un liquide vert) Bouargh…heurk..

Conrad : Maman !!

Marcel : Vous aurez d’abord la poitrine qui chauffe (tous arrêtent leur poitrine et se tordent de douleur)

Et puis y’en a marre des assassinats tristes et trop sérieux rions, savourons ces derniers instants en famille, oublions le gout macabre de la scène !

Père : Salopard !!

Marcel : (Il tape des mains) Voilà ! C’est ça. Le ton Africain, Camerounais ça rend les choses plus réalistes, plus familières ce langage bourgeois m’irritait.

Eunice : Comment…Peux-tu..Tuer les membres de ta propre famille, ton sang !!

Marcel : Vous n’êtes rien ma chère famille sauf des meurtriers, des excentriques, des bourreaux sans cœur mais ce soir !! Oh oui ce soir, La roue tourne.

Christian : (Il se lève brusquement de sa chaise pour l’attraper au cou) Espèce de…

Marcel : Stoop ! Gros bras mieux tu t’assoies tu fais tes derniers adieux à ta famille ou bien ta copine…si tu en as.

Alors comme je disais vous aurez mal à la poitrine, puis la gorge (doigte Eunice et sa mère qui montrent déjà ces signes) voilà vous progressez bien vous deux c’est cool! Les autres plus d’ardeurs ne laissez pas les femmes vous battre quand même ! Puis !…puis la voix qui se coupe le ventre qui fait mal, les jambes engourdies… (Il s’arrête) Euh Conrad s’il te plait meurt en faisant moins de bruit tu importunes mon discours funèbre la. (Il se lève et prend leur téléphone à tous) C’est qu’on ne sait jamais vous voyez ? (Revient à sa place et s’asseoit avec beaucoup d’élégance) Enfin, le final vous vomirez du sang yeux, nez, oreille, bouche bref le classique quoi. Avec un peu de chance quand même, vous pèterez aussi du sang ! Avouez que là c’est une fin tragique qui se démarque n’est-ce pas ? (il leur fait des clins d’œil)

Arielle : Tu ne survivr..p.. long…temps

UNE  HEURE PASSE

Marcel : Allo ? C’est fait.

– Alors bienvenue. Rejoins nous à l’endroit convenu.

Marcel : (Il observe sur la table le cadavre des membres de sa famille, tous mort dans d’atroces tortures et laissant les expressions les plus horribles sur leur visage : Haine, regret, rancœur.. le père est prêt à rendre son dernier souffle)

Père : Je te renie, pourquoi, pourquoi fils, je te maudis ! Bru..(Marcel lui enfonce un poignard au cœur et dépose ses doigts sur ses lèvres à lui).

Marcel : Chuuut tchu tchuu tchu…les morts ne parlent pas. FIN

 

Par un auteur de l’Afrique écrit: RAGE, tous droits réservés.

 

 

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