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« IN MEMORIAM » L’ECLAT D’OBUS DE MAURICE LEBLANC.

« IN MEMORIAM » L’ECLAT D’OBUS DE MAURICE LEBLANC.

Depuis quelques jours, je suis intrigué par les statuts de ma tata [Minou Faya] sur WhatsApp à propos de la longueur du mois de janvier qui serait, selon elle, interminable. Ses statuts me font tellement rire que maintenant que la fin du mois est proche, je l’imagine entrain de publier en statut un truc du genre « In memoriam Janvier 2018 ». Mais je sais qu’elle est plus futée que moi et qu’elle trouvera quelque-chose de plus hilarant encore…

En général je suis un des laudateurs les plus zélés du neuf et du nouveau, donc des nouvelles technologies aussi, et les raisons pour l’être de façon totalement décomplexée ne manquent pas. Chez moi par exemple, et je peux prendre des gars comme [ Martin Lingom ou Claude Mbessa] à témoin , le premier poste de dépense de mon argent de poche au lycée et même quelques années après, était l’achat de livres « au poteau ». Chaque semaine j’y acquerrais au moins un nouveau livre à bas prix et j’en étais fier. Pourtant, depuis quelques années et la prolifération des nouvelles technologies, je vais moins voir mes « asso » au « poteau » et ça ne m’empêche pas d’agrandir ma bibliothèque. Comme dirait [Loic Mbaya] : « In memoriam le bon vieux livre ! ». Quelques milliers d’ouvrages numériques obtenus pour la très grande majorité gratuitement sur internet, c’est du miracle non ?!

Du miracle, les nouvelles technologies en font, c’est vrai ! Mais, il y’a tout de même quelques exceptions à mon amour pour tout ce qui est nouveau. Et le latin en fait partir. Dieu seul sait pendant combien de temps j’ai supplié le grand prof [Arthur Thierry Oyep Engola] pour qu’il m’offre son dictionnaire (latin-français). Encore aujourd’hui, je parle d’offre, mais je vous promets que ça ressemblait plus à de l’arrachement qu’à autre chose . Alors même que je n’ai jamais eu le moindre cours de latin à l’école, je passe quelque fois des heures à feuilleter ce dictionnaire et à découvrir l’origine latine de tel ou tel autre mot français. Et ce sont là pour moi de véritables moments de délectation. Et dire que c’est une langue morte ! « In  memoriam » pour cette langue que j’aime tant.

Un livre dont le personnage principal porte le prénom de ma mère (Hermine)

Pour la troisième dizaine de ce challenge de lecture, il semblait naturel pour moi et pour ceux qui me sont très proches d’évoquer ce thème inscrit parmi les 36 thèmes  que comptent cette aventure. En effet, depuis 2006 chaque 30janvier je suis dans une commémoration assez personnelle de ma défunte mère. Mais peut-être cette fois, il s’agira de vous embarquer avec moi dans cette commémoration en littérature.

Il n’a pas été facile du tout pour moi de trouver des livres dont le personnage principal portait le prénom (Hermine), si ce ne sont les multiples biographies de l’épouse de Napoléon Bonaparte. Les recherches furent si difficiles que, le livre choisi n’a pas vraiment pour personnage  une « Hermine » même si le ou les  personnage(s) qui porte(nt) ce prénom fait (font) presque tourner l’action dans le livre.

 

Un « Arsène Lupin » qui n’en est vraiment pas un.

Arsène Lupin est un des personnages de fiction français les plus célèbres. Créature de Maurice Leblanc, ses aventures de « gentleman cambrioleur » sont racontées dans de nombreux volumes les uns aussi célèbres que les autres.

« L’éclat d’obus », roman du même auteur paru en 1916 offre une brève apparition  du célèbre personnage. Cette brièveté se justifie d’ailleurs du fait qu’à la toute première parution de l’histoire, Arsène Lupin n’apparaissait guère. Il n’aurait donc été rajouté qu’après, causant souvent la déception de quelques inconditionnels des aventures du célèbre « gentleman cambrioleur »

 

Résumé

L’histoire commence en France, en fin juillet 1914, à quelques jours du début de la grande guerre. Paul et Élisabeth Delroze sont deux jeunes mariés qui se rendent au château d’Ornequin que le comte d’Andeville, père d’Élisabeth, vient de leur offrir en cadeau de mariage. Le château était en effet resté fermé depuis la mort de la comtesse Hermine d’Andeville, et la décision du comte de ne plus y habiter. C’est donc les esprits pleins de rêves d’avenir joyeux que le couple arrive au château et entreprend la visite des lieux. Tout se passe bien jusqu’au moment  où  Paul, en découvrant le portait de la défunte comtesse Hermine d’Andeville, croit reconnaître l’assassin de son feu père. Pour Élisabeth,  cette accusation sera comme un affront et elle choisira de se terrer dans le silence alors que Paul se lancera dans les premières investigations.

C’est dans ses investigations que Paul apprendra l’annonce de mobilisation de guerre et s’en ira, sans plus passer par le château, rejoindre  son régiment. Non sans subir le trouble de cette réalité qu’il venait de découvrir et du dilemme qui en résultait, Paul Delroze fût en ce début de guerre un soldat dévoué et remarquable. Mais son trouble fut plus grand encore quand le petit frère d’Élisabeth affecté dans son régiment, lui apporta une lettre de son épouse, lui apprenant qu’elle n’avait pas quitté le château qui est pourtant en danger puisqu’à quelques kilomètres de la frontière allemande. Et quelques jours plus tard, ses inquiétudes au sujet de sa femme seront justifiées…

Lancé à la conquête de sa femme faite otage, Paul se retrouvera sur le chemin d’une créature monstrueuse douée de talents de prestidigitation. Tantôt femme, tantôt homme ; tantôt comtesse d’Andeville, tantôt comtesse de Hohenzollern ; tantôt simple paysanne, tantôt très influant Major Hermann. Et cette créature « androgyne » se rendra sous chacun de ses personnages coupables de mensonges, de duperies, d’espionnage et de meurtres crapuleux sur fond de première guerre mondiale. Pourtant, la bravoure et l’abnégation de Paul, avec un petit coup de pouce du magnifique Arsène Lupin, lui permettront de délivrer son épouse, de réhabiliter la mémoire salie de la mère d’Élisabeth et d’éliminer tous les dangers qui pesaient sur eux.

 

Mon opinion

« L’éclat d’obus », parce qu’il parle de première guerre mondiale et d’engagement patriotique, est un livre dont la lecture m’a été assez agréable. Si l’on fait fi d’un début un peut plat et ennuyeux (c’est ce que j’ai ressenti), on se sent tout à fait emporté par la narration trépidante de Maurice Leblanc. Comme dans un roman policier, une série d’événements disparates qui se réunissent et s’entrecroisent au dénouement comme les pièces d’un puzzle. Une sorte de dilemme cornélien (en plus confus et plus élaboré) qui débouche sur des révélations inattendues. Une histoire pleine de rebondissement sur fond de première guerre mondiale, même si la flamme patriotique y est un peu trop attisée.

 

Clausule

Alors que le monde entier s’engagera dans des commémorations des 100ans de la grande guerre, ce livre de propagande est un bon rappel des atrocités de la guerre. Il nous apprend par exemple que les guerres sont plus le fait de l’expression des égos personnels que de véritables causes nationales. Que même les vainqueurs ne sont pas moins dévastés après une guerre puisque les pertes sont enregistrées de tous les côtés. Et le message le plus évocateur que je ressors de ma lecture est le racisme anti noirs même en temps de guerre. En effet, à deux reprise tout au long du livre, des africains sont systématiquement envoyés sur les fronts les plus dangereux ou pour les expéditions les plus incertaines.

By Philo Malangwe, tous droits réservés.

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