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L’Alchimiste de Paulo Coelho: Un livre qui fait du bien

Un livre qui fait du bien

Pour ce premier épisode de mon challenge de lecture annuel, le thème est: « Un livre qui fait du bien ». C’est vrai que ma mamy [Emilienne Amatala ] vous dira tout de suite qu’elle a l’impression que tous les livres me font du bien, mais elle est loin de la vérité quand même. Dans la rubrique des livres qui m’ont réellement fait du bien, je citerai « Candide » de Voltaire, « Le petit prince » de Saint-Exupery où le dernier lu en date: « De tes nouvelles » de Agnès Ledig. Et l’ingrédient magique commun à chacun de ces chefs d’œuvre selon moi se trouve dans leurs personnages principaux. En effet, quand ils ne sont pas des enfants comme le petit prince chez St-Exupery , ce sont des adultes avec des âmes d’enfants comme Gustave chez Agnès Ledig. Donc en cherchant un livre qui fait du bien, en plus des différents témoignages d’autres lecteurs, c’est définitivement le résumé de quatrième de couverture [de la version » j’ai lu »] qui m’a décidé. Paulo Coelho raconte l’histoire d’un  jeune garçon : rêveur, curieux, aventureux et candide parfois. Pour moi c’était le cocktail magique.

 

   Un best-seller  

                      L’Alchimiste est un roman du très célèbre auteur brésilien Paulo Coelho. Paru en 1988 au Brésil, il est à ce jour vendu à près de soixante dix millions d’exemplaires dans plus de soixante pays et en une soixantaine de langues.Il a par ailleurs valu à son auteur plusieurs prix et récompenses à travers la planète, et les témoignages des lecteurs ne manquent ni d’éloge ni de reconnaissance à l’endroit de l’auteur et de son œuvre. C’est aussi et surtout un conte philosophique ancré  dans la tradition voltairienne d’un « Candide » ou d’un « Zadig » faisant de l’Alchimiste indubitablement un best seller.

 

 Le résumé    

                     Santiago, le personnage principal naît dans une famille très modeste d’Andalousie et très tôt ses parents fondent leurs espoir sur leur garçon. Il l’enverront faire des cours de théologie et de langues pour le préparer à une carrière de prêtre. Mais à ses seize ans, et contre toute attente, le garçon annonce à ses parents qu’il préfère être ce berger allant sur les routes, paissant son troupeau de moutons et vivant de la vente de laine. Très vite, c’est la routine entre ses bêtes, les mêmes trajets et son livre de chevet qu’il échange à chaque escale dans une librairie. Si bien que sa seule espérance est de revoir la fille d’un commerçant qu’il avait remarquée lors d’un précédent voyage.

Pourtant, bientôt sa routine quotidienne sera bouleversée par un rêve qu’il fera à deux reprises. Il fera par la suite deux rencontres: d’abord une gitane, puis un roi nommé Melchisédech. Et au sortie de ces deux rencontres troublantes, ce qui n’était qu’un rêve absurde devint son unique but: Aller chercher un trésor qui lui serait destiné au pieds des pyramides égyptiennes  et accomplir par la même occasion sa « légende personnelle ».

Son long voyage initiatique commence avec la traversée de la Méditerranée, de son Sud ibérique natal vers le Maroc. Dès son arrivée sur le nouveau continent, rien ne sera plus simple pour lui. De déconvenues en déceptions, des rencontres malencontreuses à des trouvailles bienveillantes, il y a littéralement la traversée du désert et la rencontre du personnage éponyme : l’Alchimiste. Ce dernier, en remettant Santiago en cause et en l’éprouvant, réussit à  le faire découvrir sa personnalité profonde et lui fait développer des qualités exceptionnelles comme la patience, l’endurance et la tolérance. Ce voyage sera aussi le symbole de la rupture perpétuelle de la routine pour Santiago qui dans sa quête du trésor dû abandonner sur le chemin des amis et même l’amour d’une certaine Fatima; obnubilé qu’il était par l’acquisition de son fameux trésor et de la construction de sa légende personnelle.

 

Mon opinion

La lecture de cette œuvre aura été pour moi simple et digeste dans l’ensemble. C’est exactement le genre de roman que l’expéditif [Loic Christ Mbaya] lit en 4heures et que [Martin Lingom] ou ma reine [Kg Koko] malgré leur application ou leur manque de temps ne pourrait pas lire en plus de 7h (temps de lecture cumulé ). En effet, toutes les conditions sont réunies pour inciter à le lire, mais surtout à le finir.

-La structure du texte: de courtes phrases simples, dans des paragraphes concis qui forment de raisonnables chapitres.

-Le vocabulaire: je me souviens que ma tata [Henriette Koung] m’avait dit que le seul mot difficile était le titre. Mais après renseignement chez l’ami Larousse, ses quinze pages de lectures avaient été tout de même un pure délice de simplicité.

-Le message: Comme tous les livres de ma rubrique « livres qui font du bien », le message de l’auteur est perceptible à différents niveaux; depuis les plus sceptiques comme  [Dielle Dielle] jusqu’aux exégètes comme ma nièce [Edwige Amaleke]. Toutefois, que le message soit basique ou subliminal (élaboré), il reste actuel et rafraichissant.

 

Messages perçus

 

-Pour construire sa légende personnelle, il faut comme Santiago quitter sa zone de confort, accepter sans broncher la traversée du désert et se dire que ladite légende personnelle ne se trouve pas dans l’acquisition d’un trésor mais dans la quête perpétuelle dudit trésor.

-On devient ce que l’on veut devenir et non ce que les autres veulent que l’on devienne. Santiago dit qu’on voulait le faire prêtre mais il s’est fait berger.

-C’est dans l’épreuve qu’on découvre l’étendue de ses compétences et qu’on admet que nos limites sont plus lointaines qu’on les soupçonnait.

-C’est seulement après s’être découvert dans ses limites que l’on peut mieux accepter et embrasser le reste du monde dans le respect et la tolérance.

-Santiago, ce personnage de 1988 traverse la Méditerranée dans le sens inverse des migrants de 2018, à la recherche du perpétuel trésor de la vie.

Closule

Pour ceux qui seraient  encore réticents à l’idée de respecter leurs bonnes résolutions pour la nouvelle année, que ce soit par pure paresse, par peur de la difficulté ou par incertitude face à l’inconnu; gardez à l’idée que vous êtes les seuls maîtres de votre vie ou répétez vous cette phrase du roi Melchisédech : « Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. » Et pour ceux qui n’ont pas de bonnes résolutions pour ce début d’année, je vous conseille la lecture de l’Alchimiste; et pour les plus aventureux d’entre eux, je vous invite à lire avec moi les 35livres suivants de mon challenge.

                                             Bonne lecture!

 

Chronique rédigée par Philo Malangwe, tous droits réservés

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