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Mam’Eding Chapitre 8

Sébastien

Juillet 2017​​ 

Yaoundé, Cameroun

 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ ​​ Seul un immortel peut en tuer un autre​​ 

Une fine pluie se déversait sur la ville de Yaoundé,​​ depuis un bon moment déjà​​ ce soir-là, quand​​ l’appartement​​ dans lequel vivaient Isis et Aristide, situé derrière l’usine bastos​​ se plongea​​ dans l’obscurité : Eneo avait encore​​ frappé. Malgré​​ le coup bas de cette compagnie d’électricité,​​ l’atmosphère était plutôt agréable.​​ Aristide, Lukas et Isis discutaient gaiement dans la chambre de cette dernière où des bougies bleues et parfumées diffusaient une lumière​​ tamisée à la​​ fragrance​​ boisée.​​ Aristide était​​ fou de joie​​ d’avoir​​ retrouvé​​ Isis saine et sauve,​​ après​​ toute​​ une​​ journée​​ angoissante passée​​ à​​ la​​ chercher.​​ Lukas et Isis quant à​​ eux ne semblaient pas vouloir se lâcher. La seule ombre​​ encombrant​​ ce tableau​​ de bonheur parfait, était la​​ présence invisible​​ d’un spectre à l’allure terrifiante.​​ Sébastien​​ se tenait bien droit sur le balcon de​​ la chambre de sa​​ sœur et observait​​ stoïque,​​ la scène qui se​​ déroulait​​ sous ses yeux.​​ 

Maintenant que je t’ai ​​ retrouvée, je ne te laisserai plus​​ jamais​​ me quitter,​​ plus​​ jamais. ​​ Pouvait-il​​ lire​​ dans les pensées de Lukas.​​ Apres avoir​​ ramené​​ Isis chez elle, il​​ avait discuté​​ un moment avec Aristide et maintenant, il s’apprêtait à renter chez lui.​​ Aristide s’était donc éclipsé​​ dans le but de laisser les tourtereaux se dire au revoir.​​ ​​ Quant vint l’instant​​ ​​ leurs​​ lèvres​​ s’unirent en un​​ ultime baiser, Sébastien détourna le regard.​​ C’est à cet instant qu’une seconde​​ ombre​​ se matérialisa​​ silencieuse,​​ à ses côtés.​​ Il émanait d’elle une odeur​​ de souffre propre aux anges.

  • Comme c’est étrange, dit elle​​ la voix pleine de sarcasmes contenus. Lors de ses précédentes réincarnations, tu en as anéanti​​ pour moins que ça.

Sébastien​​ lui jeta un regard vide d’expression avant de reporter son attention sur les​​ amoureux. L’ombre poursuivit, non sans gène :

  • Je​​ ne suis pas le seul à m’interroger sur​​ la particularité de cet humain.

Il s’approcha de Lukas et tout en l’inspectant il reprit :

  • ​​ Pourquoi est il encore en vie après avoir​​ posé les yeux sur ta précieuse​​ Neris ? (il se​​ matérialisa​​ devant Sébastien, et plongea son regard​​ céruléen​​ ​​ dans le sien) qu’est-ce qui le protège des foudres du tout puissant Jarelle…​​ 

  • N’y pense pas trop​​ Eddaël, rétorqua Sébastien​​ en soutenant son regard.​​ L’intelligence et ton espèce n’ont jamais fait bon ménage, c’est bien connu.​​ Si tu me permets de​​ te donner un conseil d’un dieu à un​​ être​​ inférieur, je te​​ dirais​​ d’éviter de fourrer​​ tes ailes dans​​ des affaires transcendant​​ ton entendement.​​ Sait on jamais… tu pourrais y laisser des plumes.

  • Je n’ai peut être pas ton pouvoir de​​ télépathe…

  • Tu n’as aucun pouvoir​​ Eddaël, coupa​​ Sébastien.​​ ton​​ espèce​​ n’en a pas.​​ Dea l’a voulu ainsi ​​ et tu n’y peux rien.

  • Que de mépris dans ta voix,​​ Jarelle…​​ ​​ Mais tu devrais savoir​​ ​​ que rien ne​​ reste caché​​ bien longtemps. La​​ vérité finira par éclater​​ tôt​​ ou tard.​​ Quels que​​ soit tes plans, ils sont voués à l’échec.

Puis, d’un geste de​​ tête​​ vers Isis, il ajouta avant de disparaitre :

  • Elle ne te pardonnera jamais. Le mieux que tu​​ puisses​​ faire est de t’éteindre pour de bon…

Sébastien​​ reporta son regard sur Isis.​​ Une tristesse momentanée voila son visage

Elle m’a déjà​​ pardonné.

*

*  ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ *

Quelque chose clochait. Quelque chose clochait vraiment!​​ On a tous cette petite voix dans notre tête dont le boulot est de nous prévenir​​ du danger​​ lorsque celui-ci est imminent​​ mais que la​​ plupart des gens choisissent d ignorer.

​​ Eh bien Cette​​ voix-là,​​ Faisa Abdouraman l’avait toujours entendue. Depuis toute petite, cette​​ ​​ alarme prudente dans sa​​ tête s’activait lorsqu’une situation​​ présentait une menace.​​ Et parfois s’activait elle aussi sans aucune raison valable.

Alerte rouge ! Alerte rouge !​​ Danger!!!​​ 

Cela​​ faisait des jours que cette voix​​ ne cessait pas de scander cette alarme​​ ​​ dans tous les​​ recoins de son cerveau.

Ma chère Faisa​​ soyez prudente vous êtes en danger. La​​ prévenait-elle.​​ 

Au début, elle avait choisi d'ignorer​​ la voix​​ mais celle-ci​​ ne s'était pas laissé​​ faire. Elle ​​ avait répliqué en lui provoquant des insomnies impitoyables. Ce qui expliquait la migraine affreuse qui la clouait à son bureau depuis le réveil. Elle n’avait absolument pas besoin de cela étant donné le travail en retard que son séjour prolongé à Philae avait occasionné.

- Satanée garce !​​ Murmura la madonne​​ en se massant les tempes. ​​ 

Depuis trois jours déjà qu'elle avait quitté l'Égypte pour le Qatar, elle ne dormait plus. Se sentant traquée, suivie à la trace, une véritable paranoïa s emparait de son être un peu plus chaque jour.​​ 

- ​​​​ Espèce de garce!

Tu m'insultes​​ alors que je veux juste t aider, chère Faisa.

  • En m empêchant de dormir? Je me passerais bien de ton aide

Ne sois pas si entêtée, rétorqua la voix posément. Elle parlait toujours de manière douce, depuis sa​​ ​​ première​​ manifestation​​ quand Faisa n'avait que 14 ans. Elle avait​​ échappé de justesse à un viol grâce à la voix.​​ Elle​​ ​​ lui avait parlé pour la première​​ fois, la mettant en garde et l’intimant de​​ prendre le poignard posé​​ sur l’évier et de trancher le​​ pénis​​ du​​ malheureux​​ d un coup net et précis.​​ Ce qu’elle avait fait.

Oui, la voix lui avait rendu service. Et depuis lors, elle​​ n’avait​​ pas​​ cessé​​ de lui​​ en rendre. Faisa devait au moins le reconnaître.​​ 

​​ Osiris sait...​​ reprit la voix,​​ ou du moins il te soupçonne...​​ 

-​​ ​​ J’en doute.​​ Rétorqua​​ Faisa qui s’était soudainement radoucie. Peut-être​​ espionne-t-il tous les membres de la congrégation ?

​​ Ce qui serait préférable en effet. Cela te laisserait​​ plus de marge de​​ manœuvre​​ avant l alignement des astres.​​ 

  • Même​​ s il est certain de ma culpabilité,​​ il ne pourrait agir avant d'avoir récupérer la déesse.​​ 

Chose qui n'arrivera jamais.

Elle sourit à cette pensée en imaginant la voix sourire également. Elle avait tout prévu et rien ni personne ne​​ contrecarrera ses plans.​​ 

Elle porta sa tasse de café fumante à ses lèvres peintes d'un rouge vif.​​ Ses ongles manucurés tapaient en​​ cadence​​ sur son bureau: un​​ tic nerveux qui la prenait lorsqu'elle réfléchissait.​​ Son chignon​​ strict​​ et son tailleur noir Armani,​​ venaient​​ harmonieusement​​ compléter cette apparence de femme​​ d’affaires,​​ sûre d'elle et prospère. Oui, elle était Faisa Abdouraman. La belle Faisa Abdouraman,​​ la richissime Faisa Abdouraman,​​ et très bientôt, elle deviendra​​ l’immortelle​​ Faisa Abdouraman.​​ 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ *

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ * ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ *

Sébastien​​ Poussa la porte de la demeure des​​ Duchamp​​ et pénétra dans un couloir désert et morne, avec pour seule décoration un tableau d’un peintre amateur accroché avec soin​​ près​​ de la sortie. La maison était calme malgré les voix feutrées provenant​​ de​​ la cuisine. Sans attendre, il arpenta​​ le​​ dit​​ couloir afin de​​ rejoindre cette​​ pièce.​​ Myra​​ y​​ était en train d’aider​​ Jennifer​​ à mettre son manteau.​​ Elles se préparaient apparemment pour une sortie. Sébastien​​ s’arrêta​​ sur le​​ seuil de la porte et posa son regard glacial​​ d’où perçaient quelques élans de colère sur elles.​​ 

  •  Qu’est-ce que tu fous là? Lui​​ demanda Myra en l’apercevant près de la porte.

  •  Je suis venu pour toi,​​ répondit-il​​ en jetant un rapide coup d’œil vers​​ Jennifer​​ pour​​ lui indiquer qu’il​​ ne tenait pas particulièrement à sa présence.

  • Que se passe-t-il?​​ Questionna-t-elle​​ en jeta un regard désespéré vers Myra

Myra ne lui répondit pas, ne détachant pas ses yeux de Sébastien qui n’avait toujours pas esquissé le moindre geste.​​ Quelque​​ chose​​ n’allait​​ pas, se dit-elle.​​ Elle pouvait le​​ comprendre​​ au regard que posait sur​​ elle,​​ Sébastien.​​ D’une couleur​​ habituellement​​ bleu sombre, ce jour là, ces yeux étaient tout noirs. Iris et pupille confondus. Il était vraiment​​ effrayant.​​ 

  •  Je ne m’attendais pas à ce que tu​​ reviennes​​ si tôt,​​ reprit-elle.

  • Ah vraiment ?​​ Demanda-t-il en​​ serrant le poing dans le but​​ de contenir sa rage.

Les signaux d’alarmes d Myra se​​ déclenchèrent​​ aussitôt.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Ca sentait le roussi

Par​​ une seule​​ fois dans​​ le passé, Myra​​ avait​​ vu ce​​ regard.​​ ​​ Le jour où Neris ​​ utilisa la pierre des regrets.​​ Jarelle était alors entré dans une rage folle, ses pupilles, obscurcies par la​​ colère, ses frères contraints​​ de se mettre à dix​​ pour le​​ maitriser,​​ autrement​​ il aurait anéanti tout Eden, en tuant l’un d’eux au passage.​​ 

Oui, ca ne sentait vraiment pas très bon pour elle, elle était toute seule face à lui, elle n’aurait aucune chance.​​ 

Sans quitter​​ son​​ frère​​ un seul instant des yeux,​​ elle s’adressa à​​ Jennifer​​ visiblement déconcertée par​​ la​​ scène​​ qui se jouait dans sa maison :

  • Maman, sort par la porte​​ de derrière,​​ TOUT DE SUITE !

  • Mais…

  • TOUT DE SUITE !!!

Jennifer lui jeta un regard incrédule avant de se tourner vers​​ Sébastien​​ toujours immobile​​ près​​ de la porte. La petite voix dans sa​​ tête​​ lui ordonnait de déguerpir en toute vitesse de là, mais​​ ses jambes ne lui obéissaient.​​ Quand elle parvint enfin à bouger,​​ un éclair rapide et foudroyant​​ la frappa.​​ Sans crier gare,​​ Sébastien​​ était​​ apparu à ses cotés​​ et lui​​ avait brisé​​ la nuque.​​ 

  • MAMAAAAn !!! hurla Myra quand le corps désarticulé et sans​​ vie de Jennifer s’écroula​​ sur le sol. Son regard éteint, fixant un point inconnu devant elle.

Sébastien, se jeta​​ ensuite​​ sur​​ Myra, la​​ projetant​​ dos contre mur, il se mit à l’étrangler.

  • Écoute-moi bien, espèce de cinglée ! Je t’ai​​ prévenu de ne faire aucun​​ mal à Neris.​​ Je t’ai mise en garde mais tu ne​​ m’as​​ pas écouté.

  • De q…quoi tu parles ?

  • Aies​​ au moins le courage de reconnaitre ce que tu as fait !​​ gronda-t-il en​​ frappant​​ avec une violence​​ inouïe​​ sa​​ tête​​ contre le mur qui se fissura sous le choc.​​ Je suis un​​ télépathe,​​ ne l’oublie pas. La conductrice qui a renversé Neris a été manipulée​​ par toi !

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ ​​ Un dernier coup de tête, eut raison du mur qui s’effrita sur le sol. Myra était maintenant suspendue dans les airs par​​ Sébastien​​ qui​​ ne cessait de comprimer sa trachée. Du sang s’échappant de sa chevelure souillée gouttait maintenant sur le carrelage.​​ On​​ se serait cru dans​​ une scène d’un thriller gore.​​ 

  • Je vais te tuer, Myra. Je me fiche de ce pacte que nous avions tous ratifié.​​ Je vais te tuer ici et maintenant.

Myra lui répondit par un rire dédaigneux

  • Dans ce​​ cas,​​ qu’est ce que tu attends…JA-RELLE

Elle agrippa de sa main​​ droite​​ la prise​​ emprisonnant son cou,​​ tandis que sa main gauche tâtonnait​​ sa jambe dans le but d’y extirper​​ son épée.​​ 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Forgée à l’aide de leurs os, Chaque dieu en possédait​​ une.​​ Elles étaient la seule​​ arme​​ capable de terrasser un immortel. Mais au moment où​​ sa main se referma sur le pommeau de son épée,​​ Sébastien​​ fut plus rapide et lui trancha le bras, net au niveau de l’épaule.

Les immortels ne ressentaient pas la douleur, raison pour laquelle Myra ne hurla​​ pas. Et même si cela n’avait pas été le cas, il est certain qu’elle n’aurait pas exprimé sa​​ souffrance afin​​ d’éviter de faire plaisir à son tortionnaire.​​ 

Elle​​ avait perdu​​ énormément​​ de sang et la fatigue commençait à engourdir ses​​ membres,​​ il fallait qu’elle​​ se guérisse et vite.​​ Devait elle supplier pour pouvoir mettre un terme à ce supplice ou mourir en déesse fière qu’elle était ?​​ Le​​ choix fut vite fait.

Elle cracha à la figure de​​ Sébastien :​​ ​​ 

  • Quel dommage que ta​​ chère​​ sœur ait survécue, j’aurais​​ éprouvé​​ une joie sans pareille si​​ elle​​ avait crevé pour de​​ bon​​ celle-là !

Sébastien se​​ mit​​ alors à lui infliger une série de coups plus impitoyables​​ les uns​​ que les autres. Chaque​​ coup​​ provoquait une onde​​ de choc​​ faisant trembler le sol autour d’eux. Myra à demie inconsciente souriait​​ toujours.​​ Elle s’apprêtait ​​​​ à ​​​​ perdre​​ définitivement​​ connaissance,​​ quand​​ Sébastien​​ extirpa son​​ épée​​ de la garde de ses ailes​​ invisibles.​​ Une lame fine et longue,​​ dont le pommeau en forme de lion, était​​ incrustée de saphirs bleus sombres.

  • Adieu Myra.​​ 

Il s’apprêtait​​ à​​ empaler​​ dans la poitrine de sa sœur, quand une main s’interposa en arrêtant son poignet.​​ 

Le regard toujours rivé sur Myra qui se battait pour demeurer consciente,​​ il​​ grogna :

  • Psylé ne te mêle pas de ca​​ ​​ tu​​ subiras​​ le même sort.

  • Arrête, mon frère. Tu es entrain de violer notre pacte.​​ 

  • Elle l’a violé la​​ première​​ en faisant du mal à Neris. Je ne suis pas en tort.

  • C’est peut être vrai. (Il laissa sa main armé pour celle qui serrait toujours​​ le cou de Myra) Mais je ne peux pas te laisser la​​ tuer.​​ Et même si je sais que je ne peux rien contre toi, je ne te laisserai pas la tuer, Jarelle.

Un silence tendu s’installa​​ entre la fratrie. Psylé implorant du regard son​​ frère​​ ainé, Myra narguant​​ Sébastien​​ de son sourire qui ne l’avait pas quittée un seul instant ; et​​ Sébastien,​​ le visage impassible,​​ le regard sombre. Puis il inspira longuement avant de​​ lâcher​​ prise. Myra​​ s’écroula​​ alors​​ dans les bras de Psylé.

  • Ceci était Mon dernier​​ avertissement,​​ s’adressa-t-il​​ à​​ ses​​ frères​​ en les toisant de toute sa taille.

  • Va te faire foutre !​​ rétorqua​​ Myra en affrontant son regard.​​ 

  • Myra !​​ la reprit Psylé.

  • QU-IL AI-LLE SE FAI-RE FOU-TRE !​​ ​​ redit-elle​​ en​​ prenant​​ le soin cette fois, de ​​ détacher chaque syllabe. Va te faire foutre, sale traitre. Toi, et ta connasse de sœur !

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Sébastien​​ toujours impassible, la regarda longuement avant d’enfouir la main dans la​​ poche de sa​​ culotte de lin beige et d’en ressortir un objet​​ lumineux aux milles couleurs​​ semblant valser. Psylé tressaillit​​ à​​ la vue de la pierre des​​ regrets.​​ Quant à Myra, son sourire s’évanouit​​ progressivement, laissant peu à peu place à​​ la panique​​ qui déforma ses traits.

  • Jarelle… souffla psylé​​ terrorisé.

Mais Sébastien​​ l’ignorait et continuait de fixer Myra qui était animée de​​ spasmes​​ incontrôlés. Puis,​​ alors​​ que Jarelle tendait la pierre vers​​ eux,​​ elle​​ recula, secoua la​​ tête​​ de gauche à​​ droite,​​ en proie à une véritable terreur.

  • Jarelle , s’il te plait, implora-t-elle. S’il te plait, non.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ A suivre…

 

Ecrit par​​ Dark-N, tous droits réservés 2017.

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