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AGENT MOI Chapitre 2

50 heures avant…

 

J’étais tranquillement assise à lire l’une de mes écrivaines préférées. Elle arborait souvent c’est-à-dire toujours, des thèmes qui m’interpellaient. Cette écrivaine ou pseudo philosophe pour moi s’appelle ‘ Agent Moi ’.

Voilà, que disais-je ? J’étais tranquillement assise, étant occupée à lire mon écrivaine préférée lorsque mon téléphone professionnel se mit à sonner. D’habitude j’aurai laissé sonner jusqu’à épuisement, personne ne dérange une réunion entre mes lectures et moi, mais là, j’étais vraiment gentille. Je regardais paresseusement le téléphone posé près de moi et décidai de le prendre à la cinquième sonnerie. C’était JP, un juriste avec qui j’entretenais des relations pas très exactement professionnelle. Je décrochai enfin mon téléphone et ne dis mot jusqu’à ce qu’une minute s’écroule.

  • Allo ?
  • Je croyais que tu n’allais jamais parler. Répondit JP sur un ton un peu plus rieur.
  • Alors ?
  • On a une affaire un peu délicate. La police ne peut pas s’en charger.
  • Si la police pouvait le faire, tu ne m’aurais pas appelé.
  • Alors ?
  • Areline Franciane, PDG d’une maison d’édition locale est portée disparue et soupçonnée morte.
  • Je ne suis pas détective Jea…
  • Je te l’interdis.
  • Je sais, d’où tout le plaisir de te…
  • Areline, Areline Franciane disparue depuis une semaine. Elle devait signer un contrat, contrat d’agglomération avec une autre entreprise pour éviter des compétitions inutiles entre rivaux amicaux. Seulement voilà…

Nous discutâmes pendant trente minutes au max, lui me donnant des détails de ce que je devais faire et bien sûr de ma paie, très important.

Il était dix heures, il était hors de question que j’aille bosser à cette heure, plutôt, je m’engageais dans la lecture de « Chiens de Sang» de Karine Giebel, dont le début était assez traumatisant.

*

 *     *

 

J’étais profondément ancré dans ma lecture lorsqu’un individu à la peau noire, aux yeux ronds et immondes se présenta devant moi. Il était là, perché sur mon mur et se balançait d’un bout de la pièce à un autre.

Je détestais ce genre d’individu, et j’avais malheureusement la poisse de les attirer irrémédiablement peut-être dû aux spécimens que je ramenais souvent avec moi.

Je déposai mon livre et ouvris le tiroir qui se trouvait à gauche de moi. Je sortis mon arme et avançai prudemment vers lui. J’avais enlevé mes pantoufles pour empêcher qu’il ne me repère. J’avançai arme en main prête à donner le coup de grâce.

BANG !!

J’adorais ce son assourdissant surtout lorsqu’il suivait la chute des cafards. Ces individus m’écœuraient hautement.

Regardant ma victime au sol et savourant ma victoire dans le calme le plus total, je sursautai lorsque mon téléphone professionnel sonna.

Je décrochai à la troisième sonnerie.

  • Rue des amandes, morceaux de viandes crues éparpillés ainsi que quantité abondante de jus de sang frais étalé un peu partout.
  • J’arrive !

Je ne savais pas qu’à la suite de l’appel de Florent, je devais me retrouver affamée comme je l’étais et impliquée dans une affaire qui me retint plus de vingt-quatre heures hors de chez moi ! Comme je regrette mon lit.

© D.E.F.T. Tous droits réservés, 2017

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