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Life as i knew it: (episode 2)

Episode ​​ 2 ​​ 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Dans l’avion ​​ le ramenant au Cameroun, David Mvoe ​​ fait la connaissance​​ d’Hortense,​​ une femme mûre à ​​ l’allure​​ pittoresque.​​ Il se produit alors une chose étrange, durant la conversation, Hortense le manipule comme un pantin avant de​​ lui donner rendez-vous à ​​​​ la Basilique​​ de​​ Mvolye le lundi​​ suivant, l’avertissant d’un immense danger si jamais il déclinait l’invitation. Illusion, rêve éveillé, David n’en sait rien. Une seule certitude : il n’a nullement l’intention d’accéder aux exigences d’Hortense.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Le soleil avait disparu depuis longtemps quand, derrière la baie vitrée de la salle de séjour de la résidence Mvoe, un éclair incendia le ciel. Les premières gouttes de pluie commencèrent à résonner contre les vitres, presque avec timidité. Puis, le tintement devint rafale. La pluie se changea en orage où plus  ​​​​ aucune trace de timidité ne s’y reflétait. La saison pluvieuse faisait partie​​ de ses rares choses que David aimait. Il espéra, néanmoins ​​ qu’il cesse de pleuvoir. Cela faisait partie de ces moments dans la vie où l’on pense à une chose en priant pour son contraire.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Après une sieste éclair, il prit une douche toute aussi rapide avant d’engloutir le bouillon de pommes à la viande boucanée que Stella, sa femme de ménage s’était chargée d’apprêter avant de prendre sa journée. Il sourit intérieurement. Il adorait le travail bien fait et de tous ses employés, Stella ​​ était de loin, la plus compétente et la plus indispensable.​​ 

La Basilique​​ de Mvolye accueillera ​​ aujourd’hui la visite de l’Evêque… ​​ annonçaient les infos diffusées par une chaine de télévision. David soupira avant d’éteindre la télé. Il ne lui restait plus qu’une heure avant la réunion au siège de l’Afridreams Bank. ​​ Il voulait lire les rapports d’audit avant la représentante de la présidence générale. ​​ Un scandale financier dans une structure comme la sienne éclaboussait toujours son dirigeant. Il espérait ne pas s’en retrouver trop taché par la presse. Quoi qu’il en soit, le responsable allait le payer et très cher. On ne se moque pas impunément de David, ah ça non !

Il se dirigea​​ vers sa​​ chambre,​​ récupéra​​ ses clefs. Quand il ressurgit ​​ la salle de séjour, il fut surpris d’y découvrir​​ ​​ Samuel Kenfack, son unique ami.

  • David, content de te revoir mon ami ;​​ dit ce dernier en le prenant dans ses bras musclés. David se raidit, n’étant vraiment pas d’humeur. Et n’affectionnant pas particulièrement ces démonstrations d’affection.

Samuel et David s’étaient rencontrés à l’étranger, à l’université de Besançon, où ils avaient suivi​​ le même cursus universitaire. Ils savaient tout de la vie de​​ l’autre : les joies, les peines, les obstacles ​​ et ​​ s’étaient de nombreuses fois soutenus dans les coups durs. David avait été le témoin de Samuel à son mariage et le parrain de son fils ainé. Quand Samuel avait déconné en voulant quitté Isabel, sa femme pour une minette qu’il rencontra à la banque, David avait su trouver les mots pour le ramener sur le droit chemin... ok, il lui avait juste dit que c’était idiot de sa part, parce qu’il pouvait très bien rester marié à Isabel et continuer de se taper toutes les bimbos de son entourage, elle ne l’apprendrait jamais . Quoi qu’il en soit, son ami​​ avait su se ressaisir. ​​ Cela allait​​ de soi donc qu’aux yeux de David, Samuel ressemblait à un véritable ami. Le seul qui l’acceptait tel quel. ​​ Aujourd’hui, ils travaillaient dans la même entreprise, David y était le Directeur General et Samuel, le chef du service comptabilité.​​ 

  • Qu’est ce que tu fiches ici ?​​ demanda David d’un ton suspicieux.

  • Drôle​​ de​​ façon d’accueillir ton seul et unique ami.​​ 

David croisa les bras​​ croisa les bras en signe d’impatience.

  • Qu’est ce que tu veux Samuel ?

  • Voir mon meilleur ami. J’en ai encore le droit non ?​​ 

Encore cette insistance sur le lien qui les unissait…

  • Tu pouvais m’attendre au bureau, tu sais très bien qu’on a une réunion dans 45 mn. IL ponctua sa réplique d’un coup d’œil rapide sur son téléphone.

  • OK. Mais il faut que je te parle avant, mon frère.

Samuel se laissa choir sur le canapé en cuir. Il garda la tête ​​​​ baissée​​ et ajouta :

  • J’ai de gros problèmes, David. J’ai besoin de ton aide…

David toujours debout, attendait la suite, la main collé à son portable et l’autre dans la poche de sa veste. Il observa, son ami. Il avait vraiment​​ l‘air stressé. Une barbe de deux jours ornait son visage ou​​ quelques ridules d’angoisses s’étaient formées aux coins de ses yeux.​​ Son front ridé n’avait pas été épargné lui aussi. Il avait vraiment l’air au bout du rouleau, dépité… puis, l’évidence le frappa !

  • C’est toi, n’est ce pas ? Questionna David.

Samuel sourit tristement. Son ami le perçait une fois de plus à jour. Décidément rien n’échappait à ce gars. Il hocha la tête. Le poids de la honte maintenait son regard baissé.​​ 

  • Comment as-tu pu ? Comment as pu me mettre dans une telle situation ?

David n’avait pas haussé la voix. D’ailleurs, aucune colère ne​​ s’y reflétait. Il avait parlé d’un ton calme et lourd.

  • Excuses-moi…

  • Regarde-moi quand je te parle !​​ 

Mais c’était plus fort que lui, Samuel ne pouvait pas affronter le regard de son ami qu’il venait de trahir de la sorte. Et Dieu seul sait combien David ne pardonnait pas la trahison.

  • C’est grâce à moi que tu as eu ce boulot où tu es d’ailleurs grassement payé et c’est comme ça que tu me remercies ? En me volant ?

  • Mais tu vas me​​ regarder oui​​ ou merde !

Il saisit son ami par le col de sa chemise et le mit debout. Pendant un moment, les deux hommes s’affrontèrent du regard. Un regard de détresse pour​​ l’un et un regard dur et méprisant pour l’autre.

David relâcha brusquement son emprise.​​ Samuel s’écroula ​​ sur le sol, une position humiliante pour cet homme de 38 ans, ​​ mais il était prêt​​ à​​ tout pour amadouer son ami.

  • Combien as-tu détourné ? Regarde-moi quand je te parle !

  • 470…

  • 470 millions !​​ 

David en resta bouche-bée un moment. Il n’arrivait pas à en croire ses oreilles.

  • Ecoutes-moi David. Papa a eu son attaque, il a fallu que je l’évacue​​ à la havane pour son opération.​​ Je n’arrivais déjà pas ​​ joindre les deux bouts entre Isabel et ses dépense faramineuse, l’école des enfants, les dettes de mes parents… toi, tu as été boursier, moi non. Mes parents ont contracté des dettes pour mes études.​​ Dettes que je suis encore entrain de rembourser. Je suis désolé mais je devais sauver​​ mon père, tu peux comprendre ça non ?

  • Tu te fous de moi ?​​ 

  • David, aides​​ moi, s’il te plait. Je ne peux pas aller en prison. Pense à Callie, Vincent et Christophe, ils sont si petits et…

Ça y est, David se demandait quand il​​ allait la sortir celle là. La carte des enfants ! Il espérait vraiment l’attendrir en parlant de ses gosses ?

  • Qu’attends-tu au juste de moi ? Je ne peux pas fermer les yeux. Tu es sans ignorer que la présidence General a délégué quelqu’un pour...

  • J’ai tout arrangé…​​ coupa Samuel en se relevant.

  • Ce qui veut dire ?​​ 

  • Je n’étais pas seul dans le coup, Charly, le petit de la maintenance informatique m’a aidé. Nous avons falsifié des preuves qui incriminent quelqu’un d’autre.

  • De mieux en mieux !​​ Ironisa David.

  • Un gars de mon service qui n’a presque rien à perdre.

  • A part la liberté, tu veux dire ?​​ c’est vrai que ce n’est pas grand-chose !

  • En tout cas, il a moins à perdre que moi. Et moi, je suis ton meilleur ami !

Samuel avait haussé le ton sans s’en rendre compte. Un silence plein de tensions s’installa pendant quelques secondes avant que Samuel ne reprenne :

  • Excuse-moi, mais je suis très stressé. Ecoute David, je voudrais juste que tu t’en tiennes aux résultats de l’audit. Te connaissant, je sais que tu aurais creusé plus loin et remarqué la supercherie. Ce gars à 22 ans, s’il en prend pour 10 ans, il pourra ressortir à 32.

  • Pour ça il devra rembourser l’argent…

  • Ses parents ne roulent pas sur l’or certes, mais ils ont quand même des affaires qu’ils pourraient vendre pour aider leur fils…

  • Ah ! Ainsi tu me demandes​​ de t’aider à ruiner trois vies, c est bien ça ?

Samuel le fusilla du regard. Toute trace de culpabilité avait totalement disparu

  • C’est exactement ça. Ruiner trois vies pour sauver celle de ton meilleur ami. Et ce n’est pas comme si tu le ferais pour la première fois. ​​ Pour le développement de la banque, tu as ruiné un bon nombre d’existences ; Cette fois ci, je te demande de ​​ le faire pour une bonne cause.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ *

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«… Ah ! Ainsi tu me demandes de t’aider à ruiner trois vies, c est bien ça ?

C’est exactement ça. Ruiner trois vies pour sauver celle de ton meilleur ami. Et ce n’est pas comme si tu le ferais pour la première fois. ​​ Pour le développement de la banque, tu as ruiné un bon nombre d’existences ; Cette fois ci, je te demande de ​​ le faire pour une bonne cause »

 

​​ L’enregistrement s’arrêta sous les regards consternés de l’assistance. Tous les chefs des différents services de la banque étaient réunis en salle de réunion, avec David​​ et Mademoiselle Beaumarchais, la​​ représentante de la Présidente Générale. La réunion venait à peine de débuter , tous les chefs avaient chacun un exemplaire du résultat de l’audit financier, la sécurité s’apprêtait à aller cueillir le pauvre Elong, bouc émissaire de Samuel, quand David avait sorti son téléphone et demandé l’attention de tous avant de jouer un enregistrement qui montrait clairement les vrais coupables.​​ 

Pendant la lecture de l’enregistrement, David n’avait pas détaché son regard de Samuel. Ce dernier quant à lui était passé par presque toutes les phases du déni. Les autres avaient du mal à comprendre ce qu’ils venaient d’écouter… La Directeur venait il vraiment de vendre son ami ? ca faisait froid dans le dos, cet homme n’avait il vraiment pas de cœur ?​​ 

  • Tu nous as enregistrés ? ESPECE DE SALAUD ! Rugit Samuel en envoyant valser le dossier qu’il tenait encore dans les mains sur le visage du Directeur. Cette minable tentative se solda par un échec.

David loin d’en être déstabilisé, rétorqua de son ton calme et dur :

  • Oui, je nous ai enregistrés parce que j’avais besoin de preuves irréfutables pour que tu restes à l’ombre, un bon bout. Non, je ne suis pas un salaud, parce que le seul salaud ici, c’est toi.​​ Toi qui a trahi ma confiance ; toi qui a voulu envoyer un innocent en prison. ET oui, j’ai peut être ruiné un bon nombre de vies pour le développement de cette banque, comme tu dis, mais je ne l’ai JAMAIS fait injustement. ​​ 

 

 

Dark​​ ​​ N, Tous droits réservés.

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