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Chroniques amoureuses (5)

Chroniques amoureuses : (épisode 5)

A mon cœur

 

A toi que j’ai chéri plus que ma propre vie

A toi à qui j’ai ouvert mon cœur et livré toutes mes peurs

A toi en qui j’avais mis toute ma​​ confiance et ce sans méfiance

A toi que j’appelle mon cœur et ce désormais à contrecœur.

 

Voici je l’espère ma dernière missive à ton endroit et je la veux incisive

Voici mes dernières explications, j’espère que par chance elles susciteront réaction​​ 

Voici les pourquoi du comment, d’un départ qui m’évita le sentimental coma

Voici en souvenir de ce que nous avons été, ma conclusion sur ce qui s’est passé.

 

Nos premières heures étaient mon rêve, j’en chérissais chaque instant et chaque espoir sans trêve

Tu me donnais des raisons de rire et sourire, du coup je ne me voyais plus souffrir

Mais hélas, ces beaux instants n’ont point duré, nos ambitions d’amour aimant n’ont su perduré

Tu n’as pas hésité à m’offrir des salves de critiques au nom d’une soit disant éducation aux méthodes fort cynique

Tu m’as privé du mot, pour te plaindre ensuite de mes silences comme d’un maux

Tu as loué ma simplicité, pour après la ranger en terne défaut/ex-qualité

Tu m’as juré qu’on irait mieux et fais croire qu’on pouvait quand en​​ fait je ne valais plus rien à tes yeux

Tu insistais et m’acculais quand en souffrance je le faisais remarquer…

 

Que je n’avais plus de prince, que je n’avais plus d’aimé, que j’étais délaissée

Que je n’avais plus ton cœur, que je n’avais plus ton temps, ni​​ même ton amitié

Alors j’ai ouvert les yeux sur nos premières heures

Et derrière le tableau tout sourire, j’ai vu les coquilles toutes pourries

J’ai vu mon cœur s’épanchant, mes barrières tombant et toi m’absorbant

J’ai vu ma faiblesse dans toute sa puissance dans chaque espérance que j’avais pour nous

J’ai vu ma bêtise quand victime de mots et d’illusions je t’ai laissé le cap pour nous

J’ai vu toute ma misère dont je ne te tiens pas rigueur d’avoir profité

Profité… ? Non je te l’ai offert alors tu as innocemment consommé.

 

Toujours est-il, au fond de mon puit j’étais…

Attendant que mon prince et protecteur me vienne en aide et me revienne en fait

Mais mon prince n’était plus, il était ailleurs avec d’autres

Je ne sais si ces autres sont femmes,​​ amis ou​​ excuses

Je sais juste que je n’ai pas compté assez pour que tu me préfères à eux, mais c’est passé…

Je ne veux pas me plaindre, je veux juste te dire pourquoi je suis partie.

 

Je suis partie car je ne suis pas celle qu’il te faut je le crois avec certitude

Je n’ai pas l’abnégation nécessaire pour continuer de souffrir ton attitude

Je n’ai plus l’envie de me donner​​ pour un être qui à peine à moi se consacre

Je n’ai plus d’amour la moindre espérance alors je préfère offrir à dame solitude son​​ sacre

Je préfère souffrir par ma propre main que par celle d’un autrui même pas divin…

 

Mais en toutes choses je ne t’en veux pas saches le,​​ 

Ce qui a été devait être et je suis contente de n’être plus là au milieu

Je m’en vais loin pour enterrer les absurdes pensées qui me ramènent à toi

Je rentre chez les miens commencer l’économie qu’il faut pour rembourser ce que tu as pu payer pour moi

Je rentre chez moi, à la recherche de moi d’ailleurs et du mieux que je mérite,​​ ça je le crois…

 

Mais je t’abandonne​​ avant de disparaitre les mots que trahit mon âme

Je t’ai aimé Charles, plus que mon âme et plus que tout d’ailleurs

Je t’ai aimé comme je ne l’avais jamais fait avant et ne le ferai sans doute jamais plus,​​ car c’est une sombre folie

Même dans ma douleur tu​​ demeures ma première et ma dernière pensée du jour

Même les larmes aux yeux, les souvenirs du mieux que nous aurions pu être continuent de me torturer

Cela me rend souvent folle de savoir que tous mes espoirs d’un avenir avec toi n’ont en fait été qu’une illusion qui s’est écrasée sur ma tête

Cela me rend malade de savoir que dans ce tourbillon, je n’ai reçu de toi que le silence…

Comme quoi ma présence au fond… -ah arrête les jérémiades Hélène-

Je t’ai aimé Charles, comprends-le simplement

Et je vais t’oublier Charles, j’y travaille sans relâche

Mais d’ici là, entre amour et haine, saches qu’un bout de mon âme attend encore un geste vrai de ta part ou au moins la simple vérité sur notre histoire et toi…

Mais je tuerai bientôt cette partie, je le veux, j’oublierai et de ma vie, comme amour,​​ tu disparaitras mon cœur,

Tu n’auras plus à te soucier de moi, ni moi de toi.

 

LEANDRA D.,​​ Tous droits réservés​​ 

 

 

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