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Mam’Eding: Chapitre 3

Chapitre 3

Isis Neris Thoutmosis

Juillet 2017 16h

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​  ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ ​​ Be Zamba be ne abeng, be zamba ba woc bot mintié ;​​ sili ni dzom mia yi,​​ é ve mia…​​ ​​ 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Il est des moments dans la vie où l’on sait dès le premier regard qu’une personne marquera à jamais notre existence ; c’est​​ cela qu’Isis​​ expérimenta la première​​ fois qu’elle vit​​ Lukas.​​ s lors​​ que son​​ regard​​ frôla​​ le​​ sien,​​ elle​​ ressentit comme un courant d’air dans sa​​ poitrine,​​ un petit quelque chose qu’elle ne parvenait ni à comprendre ni à expliquer. Seule certitude : elle ne l’oubliera pas si facilement.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Elle ne pouvait s’empêcher de jeter​​ des​​ coups​​ d’œil discrets​​ en​​ arrière,​​ cherchant​​ sa silhouette​​ restée ​​ près​​ de l’entrée.​​ Lukas,​​ accoudé​​ sur un comptoir, tête dressée vers elle, semblait se retenir de la suivre.​​ Tandis qu’elle, tout en progressant dans le magasin, le contemplait à la dérobé, un sourire étrange sur les​​ lèvres.​​ En se​​ remémorant leur bref​​ échange, le dit sourire envahit​​ complètement​​ son​​ visage, puis​​ elle ferma les yeux un​​ moment,​​ savourant cet instant de​​ béatitude au point d’en​​ oublier qu’elle se trouvait dans un lieu​​ public.​​ Mais​​ le visage d’Osiris​​ surgissant​​ brusquement​​ du​​ tréfonds​​ de son inconscient lui fit​​ ​​ rouvrir​​ les yeux​​ aussitôt.​​ Ses épaules s’affaissèrent un petit peu​​ et son regard se troubla.​​ 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Son​​ frère​​ s’arrangeait toujours à​​ gâcher​​ sa​​ quiétude,​​ même​​ s’il se trouvait à des milliers de​​ kilomètres​​ d’elle ! Non​​ pas​​ qu’il la​​ haïssait​​ ou quelque chose du​​ genre, non.​​ Il​​ était juste trop​​ obnubilé par le devenir de leur descendance et​​ ​​ par​​ la guerre​​ à venir, ​​ guerre qui verrait s’affronter les douze divinités originelles.​​ Une guerre de​​ laquelle​​ elle ne savait pas trop quoi​​ penser. Pourquoi ne​​ pouvaient-ils​​ pas vivre tout simplement ensemble comme ils le faisaient depuis des​​ millénaires ?​​ Cette​​ guerre pouvait​​ être​​ évitée​​ si​​ seulement​​ les​​ douze​​ mettaient de coté ​​ leur mégalomanie et désir de reconstruire ce monde à leur​​ image. Hélas !​​ C’était​​ impossible et seule la race humaine en payera​​ chèrement​​ ​​ le​​ prix.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Un coup d’œil à​​ sa​​ droite,​​ lui permit​​ de constater que Sebas​​ chantonnait un air qu’elle ne​​ connaissait​​ pas.​​ En l’observa​​ à la dérobé, elle se rendit compte qu’il était plutôt​​ grand,​​ très​​ noir,​​ le dos aussi droit​​ qu’un​​ soldat au garde à​​ vous,​​ le crane aussi lisse qu’une pierre se bronzant sous le soleil.​​ Somme toute,​​ Il était assez joli garçon dans son genre. Même si ce genre là n’était pas vraiment​​ celui​​ d’Isis, elle​​ ​​ constata néanmoins qu’il se dégageait de​​ ce garçon​​ une aura bizarre, indescriptive​​ 

  • Nous y sommes, annonça t il avec de grands gestes​​ théâtraux. Dis-moi ce qui te ferait plaisir et ton humble serviteur ici présent s’en chargera.​​ Mettant​​ sa main droite sur son cœur, il​​ s’inclina tel un chevalier​​ devant sa belle comme​​ ​​ dans​​ les​​ films​​ de​​ chevalerie.

  • Ça​​ t’arrive d’être​​ sérieux des fois ?

  • Seulement quand je dors, et même​​ là, j’ai un doute.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Elle​​ gloussa​​ tout​​ en secouant la tête.

  • Ou​​ alors quand je​​ regarde​​ une finale de​​ champions league.​​ Même​​ si la​​ dernière​​ fois, mon équipe a mordu la​​ poussière​​ …​​ 

  • Fan​​ de Juventus ?

  • Non​​ non, je suis plutôt un anti-Réal.​​ Répliqua​​ t il en​​ ponctuant ses paroles d’un clin d’œil.​​ 

  • Oh un​​ jaloux !​​ Le​​ taquina t​​ elle.​​ 

  • Pas du​​ tout,​​ ma​​ belle. Eh !​​ Mais​​ ça fait​​ plaisir de tomber sur une fan de foot. Les filles de cette époque​​ ​​ tu​​ sais,​​ n’ont que deux mots​​ à​​ la bouches :​​ secrets​​ story​​ pfff !​​ 

  • Ha​​ ha !​​ Tu​​ es vraiment​​ barge,​​ toi.​​ 

  • Je plaide coupable.​​ 

Il la fixa un moment avant de lui demander :

  • Dis,​​ ton accent, tu le tiens d’où ?

  • Je suis​​ Egyptienne.

  • Ha​​ cool !​​ Ca me rappelle​​ d’ailleurs​​ la​​ raclée​​ que l’on vous a mise​​ lors de la​​ dernière​​ CAN ?

  • Ah​​ ouais c’est ça ! À d’autres ! Elle croisa les bras et le défia du regard. Une rencontre de gagner face​​ à​​ combien de défaites hein?​​ Nous​​ restons tout de​​ même​​ les​​ « numéro un ».

  • Maigre consolation, ma chère…

  • Eh oui, un​​ jaloux !​​ Je​​ ne me suis pas trompée.​​ 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Il​​ pouffa​​ de rire pendant qu’elle​​ se tourna vers le rayonnage​​ ​​ ​​ s’étalaient​​ des confiseries aussi​​ alléchantes​​ les unes que les​​ autres, des​​ friandises​​ de toutes les​​ couleurs.​​ En se mordillant la​​ lèvre​​ inférieure,​​ elle saisit un paquet​​ de​​ M&Ms avant de​​ le poser​​ délicatement dans le cadi que​​ Sébastien​​ tenait des deux mains.​​ Ce dernier​​ avait​​ cessé​​ de rire et​​ la regardait​​ fixement.​​ Quand elle s’en aperçut, il lui fit une grimace à laquelle elle répondit en roulant des​​ yeux.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ C’était assez​​ bizarre​​ cette entente naturelle entre eux​​ deux.​​ Sebas l’avait tout de suite mise à l’aise.​​ Ils​​ se​​ parlaient comme des vieux amis, comme s’ils se connaissaient depuis toujours.​​ Un couple de vieux venait de surgir devant​​ eux.​​ Elle se mit sur le coté pour leur céder le​​ passage.​​ Le​​ mari lui fit un geste de gratitude et tous​​ deux poursuivirent leur​​ chemin​​ main dans la​​ main.​​ A cet instant, le visage de Lukas​​ immergea​​ à nouveau​​ de ses pensées. Elle soupira ​​ et​​ tenta de le refouler en​​ reportant son attention sur le rayonnage.​​ Puis, elle​​ ​​ se mit sur la pointe des pieds dans le but de prendre un​​ nouveau​​ paquet de friandises​​ sur le​​ rayon​​ du dessus, quand Sebas lui demanda :

  • Très​​ chère​​ Isis, me permets tu de te poser une​​ autre​​ question ?

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Elle​​ sursauta en​​ lâchant​​ le paquet de friandises​​ qu’elle tenait dans les​​ mains. Son contenu se répandit généreusement sur le sol.​​ Un gamin qui passait par là, lui​​ lança​​ un regard surpris avant de s’en​​ aller en​​ courant.

  • Comment​​ connais-tu​​ mon nom ?​​ Je​​ ne me souviens pas te l’avoir dit…

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Il​​ ne​​ ​​ lui​​ répondit​​ pas tout de​​ suite.​​ Se baissant​​ pour​​ ramasser​​ les​​ dégâts​​ qui jonchaient le sol de​​ supermarché, il se lamenta :​​ 

  • Merrrrrde !​​ Ils vont​​ le retirer​​ de mon salaire, j’en suis certain .Déjà que je ne gagne pas grand-chose… (Il​​ soupira)​​ dur dur d’être​​ un humain​​ en 2017…

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Isis ne pipait mot, se contentant d’espérer de toutes ses forces que l’hypothèse​​ conçut par sa cervelle était fausse.​​ Il lui lança un regard exaspéré.​​ 

  • Regarde ce gâchis ! Je m’occupe encore et toujours​​ de​​ tes bêtises…décidément, y’a des choses qui ne changent pas.

  • Que​​ veux-tu​​ dire ? Mais qui es tu à la fin ?

​​ Il la snoba complètement en déposant les déchets dans le cadi. Puis,​​ lança un regard vers la camera fixé sur un recoin du plafond avant de la saisir par le​​ poignet et​​ de l’attirer​​ vers​​ un couloir désert.​​ Il la plaqua contre le mur​​ et quand il se​​ redressa,​​ Isis ne le reconnut​​ pas.​​ Son regard avait totalement changé.​​ 

  • Je sais qui tu​​ es,​​ reprit-il sur le ton de​​ confidence.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Il se pencha vers​​ elle et elle sentit​​ son haleine​​ mentholée​​ fouetter son visage​​ quand il ajouta :

  • Tu es la Thinitienne.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Isis​​ écarquilla les yeux,​​ sa bouche étouffa un​​ cri​​ de surprise,​​ puis ce fut la peur,​​ qui s’empara d’elle.​​ Son​​ cœur​​ s’emballa​​ et une lueur d’intense frayeur​​ irradia son regard. Elle​​ lança​​ des coups d’œil affolés​​ dans le​​ couloir. Ce​​ n’était pas possible … Il savait. Il savait qui elle était. Il avait dit « la​​ thinitienne » et non pas « une​​ thinitienne​​ ».​​ Il​​ savait.​​ Son​​ frère​​ l’avait​​ retrouvée,​​ mais comment ?

  • Calme toi, dit il comme s’il avait lu dans ses pensées. Je ne te veux aucun mal.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Ah ouais ? Et pourquoi​​ la​​ teinte si sombre​​ dans ses yeux​​ laissait​​ entendre​​ le​​ contraire ?

  • Tu es à​​ la solde de la congrégation ? C’est mon​​ frère​​ qui t’envoie ?​​ Interrogea-t-elle d’une voix tremblante et peu assurée.

  • Je ne fais partie​​ ni de ton peuple ni de ta descendance.​​ Trancha t-il avec une moue dédaigneuse comme si elle venait de l’insulter de la pire manière qui soit.

  • Si tu n’es pas un Thinitien…​​ qui, qui​​ ​​ es-tu ?

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Soudain son cœur fit un dérapage incontrôlé et​​ elle​​ comprit.​​ C’était​​ pourtant évident !​​ Sa manière de s’exprimer,​​ Son regard… oui ce regard ! Elle aurait dû le comprendre pus tôt.​​ La chair de poule envahit sa peau comme par magie.​​ Des tremblements​​ incontrôlés​​ l’agitèrent​​ brusquement. Son cœur se mit​​ à​​ cogner avec rage contre sa poitrine.​​ Elle​​ était​​ piégée, elle allait mourir​​ ici,​​ loin des​​ siens.​​ Elle s’était jetée dans la​​ gueule​​ du loup !​​ Elle​​ avait cru qu’en partant, elle se mettrait​​ en​​ sécurité. Malheureusement,​​ elle avait précipité sa perte.

  • Tu es l’un d’eux n’est ce pas ?​​ Murmura​​ t​​ elle.​​ Tu es l’un des​​ douze.

  • Si tu ne le comprends que maintenant, ton peuple est très mal barré.​​ 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Son visage était tellement proche du sien qu’elle ne pouvait plus bouger la​​ tête.​​ Il l’emprisonnait de tout son corps. Elle se colla au​​ ​​ mur​​ en une tentative vaine​​ et désespérée​​ de s’y fondre ou de le traverser pour le fuir,​​ échapper​​ à cette mort​​ certaine.​​ ​​ Des larmes d’impuissance s’échappèrent​​ de ses yeux​​ pendant qu’il​​ l’a contemplait​​ sans ciller. Le​​ garçon​​ prévenant,​​ un peu farfelu d’il y a quelques instant avait laissé la place à un homme froid au visage « asentimental ». Il ressemblait à son​​ frère​​ … et en quelque sorte il l’était.

  • Tu vas me tuer ?​​ demanda t elle​​ enfin​​ d’une petite voix de fille apeurée.

  • Je le pourrais, dit-il ​​ simplement comme s’il annonçait​​ ​​ l’heure à un passant dans la​​ rue.​​ ​​ Je pourrais te tuer sur le champ et personne dans ce magasin ne s’en rendrait​​ compte.​​ Personne​​ ne m’en​​ empêcherait,​​ même​​ pas​​ toi,​​ petite​​ Thinitienne. ​​​​ La​​ cérémonie​​ de l’abandon n’a pas encore eu​​ lieu.​​ Tu es​​ incomplète,​​ impuissante,​​ à​​ ma merci…

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Il avait​​ raison.​​ Elle était​​ faible, elle​​ ​​ allait mourir cinq​​ mois plus​​ tôt que​​ prévu. Quelle ironie !​​ ​​ Elle qui avait fuit pour​​ échapper​​ au spectre de la mort.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Du dos de sa main, Sébastien​​ caressa​​ son visage de​​ porcelaine​​ en penchant​​ légèrement​​ la tète de coté,​​ il​​ descendit vers sa gorge​​ qu’il​​ encercla de ses doigts. Elle ferma les​​ yeux,​​ résignée, attendant​​ la​​ fin.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Mais ce fut un​​ éclat de​​ rire​​ retentissant​​ ​​ au​​ creux​​ de son oreille​​ qui la​​ réveilla.​​ ​​ Sébastien​​ la​​ libéra.

  • Calme-toi, petite déesse.​​ Je​​ ne te veux aucun mal.​​ 

Il leva​​ les mains​​ en signe de​​ capitulation et​​ fit​​ un pas en​​ arrière.

  • Je voudrais juste savoir ce que tu fais ici loin de la protection de ta​​ congrégation. Essaierais-tu​​ de te​​ dérober​​ à ton devoir, jeune déesse ?

  • Non…​​ je,​​ je…

  • Ne me​​ mens​​ pas,​​ jeune​​ déesse.​​ Je lis dans tes​​ pensées,​​ tu sais ? (il toucha sa tempe droite​​ de​​ son index) C’est l’un de mes​​ dons. Tu​​ as fuis ton​​ peuple.​​ Mais te rends tu compte qu’en​​ partant,​​ c est toute ta​​ descendance​​ que tu as​​ condamné​​ à une mort certaine ?

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Elle baissa le​​ regard sous le poids de la honte. Il avait​​ raison.​​ Les mots blessent, La vérité fait mal. Les deux​​ réunis, c’est​​ insupportable …

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Sebas se​​ redressa,​​ enfouit​​ les mains dans les poches de son​​ pantalons​​ et​​ fit un pas​​ vers la​​ sortie​​ avant de se raviser.​​ 

  • Quoique… si tu étais​​ restée,​​ le résultat​​ aurait été​​ le même. Ton peuple disparaitra de​​ toute​​ façon​​ après​​ la guerre. Guerre que je compte bien remporter.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Il se retourna lui fit un geste d’au revoir.

  • A​​ bientôt,​​ sœurette.​​ Ca m’a fait plaisir de te​​ revoir​​ après​​ onze mil ans de​​ séparation.​​ Profite bien du temps​​ qu’il te reste à​​ vivre.

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Il s’en alla en chantonnant​​ le même air d’il ya tout à l’heure :​​ « Be Zamba be ne abeng, be zamba ba woc bot mintié ; sili ni dzom mia yi, é ve mia… ​​ »​​ , abandonnant une Isis désemparée tremblant​​ de tout son être.​​ Elle mit​​ une main sur sa poitrine dans le but de calmer son cœur qui ne cessait de s’affoler. Elle n’arrivait pas à y​​ croire,​​ elle venait de rencontrer l’un des​​ douzeelle ne pensait pas qu’une telle chose lui arriverait de son vivant.​​ La guerre aurait effectivement​​ lieu. La​​ présence de Sébastien le confirmait. Pour la​​ première​​ fois, Isis se demanda si elle avait effectivement fait le bon choix en abandonnant son​​ peuple,​​ en fuyant…

By​​ Dark-N, Tous droits réservés.

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3 comments

  1. Le mystère s agrandit de chapitre en chapitre.😮 .

  2. je ne m’attendais pas à ça. o.O

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