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Chroniques amoureuses (4)

Chroniques amoureuses : (épisode 4)

Le temps se fait long

[Charles]

« Il pleut dans mon cœur comme il pleut sur la ville »

Mais en silence je fais le trajet pour voir un ami

Au détour d’une rue mes pas suivent les tiens, tu crains le pire et part en vrille

Mais je te rassure juste je ne suis qu’un passant engourdi

 

Tu traines le pas et décide de marcher derrière moi

Etrangement nos pas suivent pourtant la même voie

C’est devant la finale destination, après avoir esquivé flaques et boue

Que nous nous trouvons devant le domicile de mon ami Abou

 

Abou sourit et Geneviève sa femme aussi

« Je n’aurais pas cru que vous viendriez ensembles »

Nous nous regardons sans comprendre abasourdis

« Elle est mon amie, toi celui d’Abou et nous vous voulions ​​ à diner ensemble. »

 

Les mots de Geneviève sonnent aujourd’hui encore dans mes oreilles​​ 

Tu as crié au piège et décidé que tu t’en irais et j’ai fait pareil

Mais dame pluie nous a freiné là en vilaine complice

J’ai serré le cœur, on a piaffé en chœur et nous avons conclu de subir le supplice

 

Mais après la pluie s’est levé le soleil

Et de rencontres en rencontres ​​ je tombais sous le charme

Ton sourire et ta chaleur faisaient en moi des merveilles

Et ton silence et ta sagesse étaient pour mon âme de puissantes armes

 

Mais la saison sèche fût de courte durée

Les vents froids venant du Sud ont de nouveau frappé

Nos égos et mes habitudes passées nous ont enchainés

Ta douleur et la rancœur nous ont totalement consumés

 

Alors il a plu encore et encore sur nous deux

Dans nos cœurs, nos affaires et entreprises, rien ne fut épargné

La pluie a comme lavé et balayé notre amour ou du moins mon feu

Je n’arrive plus à te regarder, te parler alors encore moins t’aimer

 

Le soleil a repris le dessus ou du moins l’a voulu

J’avais pris des décisions et voulait m’y tenir résolu

Alors je t’ai doté, tu étais heureuse et moi enchanté

Mais le soleil nouveau n’avait plus la même chaleur, j’étais vraiment dégouté

 

Et un jour, lassée de ce que je ne pouvais t’offrir de manière spontanée

Tu es partie de notre maison, larmes aux yeux, amour en main

Et tu m’as dit qu’il vaudrait mieux partir tant que la dot pouvait être remboursée

Qu’il valait mieux partir, pour ne plus souffrir, de ne pas être aimée par celui à qui l’on a donné sa main

 

Depuis il pleut dans ma gorge des trombes brulantes

Je me demande moins souvent où tu es et ces autres questions brulantes

Alors je passe le temps et les saisons passent

J’aurais dû te parler mais je reste assis là, histoire que le temps passe

 

Mais comme toujours hélas quand on compte sur lui,

Le temps se fait long…

 

HARRY D.,​​ Tous droits réservés

 

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