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Mam’Eding: Prologue

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Mam’eding​​ 

 

 

​​ « Il y a fort longtemps, avant que n’advienne le temps des hommes, les dieux et les monstres se sont affrontés lors d’une bataille épique. Les dieux ont vaincu les monstres mais ils ont payé chèrement leur victoire en perdant une grande partie de leurs pouvoirs » 

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Eleanor Herman,​​ Le sang des dieux et des rois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prologue​​ 

Lukas Bekono del Castillo

octobre 2017 / 02h45

 ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​ ​​​​ Ce qui ne vous tue pas, vous fait mal…

 

S’il y’a une chose que vous devez absolument savoir sur moi, c’est que Je suis très loin d’être un pleurnichard. Je ne me plains pas souvent de choses futiles. ​​ J’essaye toujours de prendre la vie du bon coté ; mais là,​​ J’avais mal. J’avais horriblement mal. ​​ Je n’avais qu’une seule envie : chialer jusqu’à ce que mes yeux en tarissent. On aurait dit qu’on venait de passer un couteau sur une flamme, avant de me l’enfoncer ​​ dans le ventre et de remuer mes entrailles avec. Le souffle court, mon cœur se mit à battre la chamade. Je sentais la panique, crescendo, m’envahir. J’avais dû mal entendre. Elle ne pouvait pas me demander de rompre, elle ne pouvait pas.​​ L’idée même qu’elle ne puisse plus faire partie de ma vie m’était insupportable.

Je​​ passai​​ une main dans​​ mes cheveux épais pendant que mon esprit émergeait des brumes du désespoir.

​​ ─Je t’aime, Isis. Dis-je, désespérément. Je t’aime parce que tu hantes le moindre recoin mes pensées quand tu es loin de moi. Parce que le temps passe trop vite quand tu es là. ​​ J’aime tout de toi : tes qualités, tes défauts, la manière que tu as de me regarder,​​ ton sourire angélique, tes grains de beauté, la saveur de tes lèvres, l’odeur de tes cheveux quand tu m’embrasses dans le cou, la timidité de tes caresses, les frissons de ton corps sous mes doigts, tes cris étouffés lorsqu’ on fait l’amour, la sensualité de ton corps. Oui, Je suis dingue de toi ! Et ce n’est pas un jeu, pas une blague. C’est dangereux parce que sans toi, je ne pourrai pas vivre, je ne ferais que survivre, Isis.

Adossée à un arbre sur la berge du lac municipal de Yaoundé,​​ Elle m’écoutait religieusement ;​​ ses beaux yeux gris argentés embués de larmes, plongés dans les miens. Son mascara s’échappait de ses cils, se mêlait à ses larmes et formaient une rivière qui ​​ creusait ses joues. Ce qu’elle pouvait être belle quand même! Même ses larmes étaient magnifiques. Elle m’attira tendrement à elle et posa sa tête au creux de mon épaule.​​ 

-Tu ne devrais pas m’aimer, murmura-t-elle.

Ai-je oublié de préciser qu’elle a la voix la plus belle, la plus mélodieuse au monde ?

-M’aimes-tu ?

-Je ne devrais pas non plus, se mit-elle à sangloter. J’entrepris de caresser ses cheveux

-De quoi as-tu peur, ma belle ? Parle-moi. Je suis là pour toi, tu le sais. Vas-y, dis-moi.​​ 

-Je ne peux pas. Elle s’est redressée puis s’est détournée ​​ pour fixer le lac en face de nous.

A cette heure de la nuit, plus aucun véhicule ne circulait .seul le silence de la nature nous accompagnait. Le ciel étoilé se reflétant sur la surface du lac était notre unique complice. L’on attendait au loin, la mélodie d’un vieux​​ bikutsi​​ qui devait probablement​​ provenir d’un cabaret non loin d’Elig effa.​​ 

Elle se retourna, me fit face et poursuivit :

-Notre amour est impossible, Lukas. Tu es ce que j’ai de plus précieux au monde. Je ne supporterai pas qu’il t’arrive quelque chose...​​ 

Elle baissa le regard et sa voix se brisa.

-On doit cesser de se fréquenter. Ne me cherche plus, s’il te plait. Fais le pour ton bien .Fais le pour ta vie.

-Isis…

Sans me laisser le temps de protester,​​ elle franchit la distance qui nous séparait et m’embrassa. Comme toujours, je n’ai pas su résister…

Sous le feu de son baiser, les questions qui tourbillonnaient dans ma tête se sont envolées. Je me suis collé​​ à elle,​​ enfouissant mes mains dans ses longs cheveux noirs​​ ​​ pendant que je répondais à son étreinte. Une sensation de vie, d’énergie, de puissance, grandissait en moi à la vitesse de la lumière.​​ Sa bouche,​​ féminine,​​ sensuelle,​​ incendia​​ mes sens. Sa langue,​​ tel​​ du feu sur ma peau, embrasait de minuscules étincelles qui provoquaient​​ des séismes dans tout mon être.​​ Je me​​ suis ​​ éloigné de sa bouche pour laisser mes lèvres descendre le long de sa gorge, puis, suivre le contour de​​ son épaule.​​ Elle a​​ ​​ poussé un gémissement​​ rauque, tandis que le désir faisait vibrer​​ son corps. Doucement,​​ je l’ai allongée par terre.​​ Ses cheveux retombaient sur l’herbe rafraichit par de la soirée.

-Je t’aime, murmurai- je.

Je lus dans ses yeux qu’elle ressentait la même chose.

Je lui passai la main autour du cou et la soulevai pour permettre à sa bouche de trouver la mienne. Son rouge à lèvres avait un gout de ​​ menthe. J’adorais ça. Je déboutonnai son chemisier et l’envoyai valser sur un buisson. Je fis subir le même sort ​​ à sa jupe, son string puis son soutient gorge.​​ 

Sans perdre son regard une seule seconde, je me dévêtis à mon tour avec hâte. En temps normal, elle s’en chargeait, mais ce soir c’était différent .Je voulais mener la barque tout seul et elle le comprit sans même que je prononce un seul mot. Comment deux personnes aux caractères si différents pouvaient se comprendre à ce point ? Pas besoin de chercher de midi à quatorze heures. Entre elle et​​ moi, c’était l’amour, l’amour fou. Le vrai .Celui qui n’arrive qu’une fois dans une vie.

Son corps nu dissimulé sous le mien, elle se​​ cambra alors que j’explorais​​ son cou de mes lèvres.

-Tu as le corps le plus sexy au monde.

Je passai la langue sur ses tétons durcis. Elle frémit. Sa dépendance à ma caresse transparaissait à travers toutes les fibres de son corps alors qu’elle me suppliait de ne pas m’arrêter. Je glissai la main dans son dos et la soulevai, si bien que nous étions assis l’un et l’autre sous la semi-clarté que produisait le croissant de lune. Tout en immergeant dans ses yeux magnifiques, j’écartai ses jambes et la positionnai contre moi. D’un signe de tête, elle me donna la permission de faire exactement ce que je voulais d’elle cette nuit.​​ 

​​ Je ne me fis pas prié.

Je commençai à embrasser l’intérieur de sa cuisse puis remontai lentement vers l’endroit où je savais qu’elle ​​ désirait ​​ ma bouche plus que tout.​​ Je déposai un baiser au sommet de son pubis puis de ma langue, je descendis lentement en son centre. Elle arracha une touffe d’herbe de toutes ses forces et poussa un cri, mélange de satisfaction et de jouissance impudique, lorsque j aspirai son clitoris dans ma bouche.

La première fois que je l’avais fait, elle s’était sentie gênée, jusqu’à ce que, à bout de souffle, elle atteigne en criant des sommets de plaisir. Et je ne m’étais pas arrêté là, j’avais recommencé. Quand je l’avais laissée cette nuit-là, elle était épuisée et incapable de bouger. Il faut dire, qu’elle était vierge à notre rencontre trois mois plus tôt ce qui était carrément hallucinant ! Une fille si belle, aussi bien foutue et aussi prévenante, n’ayant jamais eu de gars par le passé. J’étais un sacré veinard !

Je me détachai de son intimité pour revenir à sa bouche.​​ Ses lèvres posées sur les​​ miennes,​​ elle chuchota, m’emplissant de son souffle :

-Fais-moi l’amour, Lukas. Fais le moi une dernière fois, s’il te plait.

Ce n’est pas exactement ce que j’aurais voulu entendre. Je ne voulais pas imaginer que j’embrassais ces lèvres pour la dernière fois. Que je caressais ce corps pour la dernière fois, que je ne reverrai plus jamais ce regard empli de désir. Je la voulais ici, maintenant et pour toujours.

Je la pénétrai, lentement au début, observant les réactions de son corps. Sa respiration s’accéléra quand​​ ​​ je m’enfonçai plus profondément, ses lèvres s’entrouvrirent, laissant échapper​​ des​​ gémissements​​ sourds. Je passai ma langue sur sa lèvre inférieure, les battements de mon cœur s accélérèrent,​​ j’essayai de les calmer​​ en me concentrant sur ses yeux. Elle retint sa respiration​​ et posa une main sur mon cœur.​​ Je pouvais sentir que​​ le sien​​ battait aussi fort que le mien, aussi intensément.​​ Ses yeux rivés aux miens, nous nous regardâmes fixement comme si c’était la dernière fois, c’était comme si nous étions tous deux terrifiés à l’idée de perdre ce​​ précieux instant.​​ ​​ Cependant elle ​​​​ était encore là. Encore​​ Dans mes bras. Avec toute la force du désespoir, Je m’agrippais à cet encore.

Nous bougions les hanches en cadence, elle poussait vers le haut et je pressais vers le bas.

-Lukas ...​​ Lukas…

Elle marmonnait, le souffle court.

J’allais et venais en elle​​ .Elle se contractait ,​​ s’arc-boutait pour m’inciter à aller plus loin, plus vite.

-Ma déesse. Lui répondis je à mon tour.

-Ne t’arrête pas mon amour. Fais moi, brutalement...Oh oui, OUI!

Je lui tirai les cheveux et elle enlaça ses doigts avec les miens. Nous devenions de plus en plus agressifs, de plus en plus sauvages, de plus en plus indociles.

Je​​ soupirai.​​ Seigneur !​​ C’était tellement bon !

​​ J’adorais voir la sueur perler sur son corps.​​ J’adorais ​​ être en elle, je m’y​​ sentais en sécurité.​​ Je soulevai sa jambe droite et la posai sur mon épaule. Je la​​ laissai me sentir totalement,​​ elle​​ se mit à émettre de petits cris étouffés. Il ne fallait tout de même pas réveiller le voisinage.

Hors d’haleine, sa tête retombait sur​​ l’herbe. Ses ongles s’enfonçaient​​ dans ma peau comme si elle ne voulait plus jamais me lâcher. Puis elle battit des paupières et quand elle les rouvrit, ses yeux étaient pleins de larmes retenues.​​ 

Je pris​​ une inspiration​​ et demandai :

-Tu veux que j’arrête ?

Pour toute réponse, elle secoua la tête et enfonça ses doigts plus profondément dans mon dos.

J’essuyai ses larmes d un geste tendre.et tout d’un coup, sans prévenir, elle me fit basculer sur le dos et se mit en califourchon sur moi.

-Cette nuit je suis ​​ toi et toi à moi. Rien d’autre ne compte. Me dit-elle avec un désir évident dans la voix.

Elle pressa ses lèvres sur les miennes et s empala sur mon membre

Je m’agrippai à ses hanches et elle posa les mains sur mon ventre puis se mit à bouger.​​ J’aimais la sensation que ça provoquait en moi.​​ Elle​​ ​​ continuait​​ de s’empaler​​ ​​ violemment et à se retirer lentement. Au fond de moi je tremblais, je voulais fermer les yeux mais je ne pouvais pas. Il fallait qu’ils restent ouverts. Il fallait que je le voie.

Je devenais fou…

-Ma chérie,​​ Je vais…

Nos corps à l’unisson, furent secoués de tremblements et les mots s’envolèrent. L’orgasme nous submergea. Je fermai les yeux et elle se lova près de moi.

-Je t’aime Lukas Bekono del Castillo.​​ Me dit-elle en unissant ses lèvres au miennes.

Je la serrai un peu plus fort.​​ 

-Isis…​​ 

Je voulus lui répondre quand une voix grave, autoritaire s’éleva brutalement de l’obscurité. Un homme grand, très grand, encore plus grand que moi, se tenait à côté d’un banc public. Je n’arrivais pas à distinguer les traits de son visage à cause de l’obscurité dans laquelle nous étions plongés. Néanmoins, il émanait de lui une sorte d’aura sombre et dangereuse. ​​ 

-Qu’as-tu fait ?

Isis tressaillit et se releva brusquement comme frappée par une décharge électrique. Son beau visage serein fit place à un masque de terreur abominable.​​ 

-Non… implora-t-elle. Pitié, pas lui, non .Je t’en supplie, pas lui.

J’étais trop abasourdi pour réagir sur le moment. Je ne détachais pas le regard de cette fille terrorisée, devant moi qui avait pris la place de mon Isis.

La voix poursuivit impassible :

-Je t’ai prévenu, Isis. Nous sommes unis par un lien indestructible. Tu ​​ ne peux pas me fuir. Tu es à moi et ce depuis la nuit des temps. Tu ne peux t’y soustraire. Tu auras la mort de cet être inferieur sur la conscience.​​ 

-NOON ! S’il te plait.​​ 

Elle s’avança tremblante et lui fit face.

-Je te suivrai sans faire d’histoire ; Mais s’il te plait, laisse-le en vie. Je ne me révolterai plus je te le promets.

-Oh mais détrompe toi, poursuivit il sur le même ton froid. Tu me suivras de toute façon. Et la prophétie se réalisera, que tu le veuilles ou non. Tu ne réduiras pas à néant, les espoirs du peuple​​ Thinite​​ ​​ par pur égoïsme, j’y compte bien.

Il lui agrippa le coude si violemment et si brusquement qu’elle laissa échapper un petit cri de stupeur, ce qui me fit sortir de la torpeur qui m’emprisonnait depuis son arrivée. Faisant fi de ma nudité, je me relevai aussitôt.

- Lâchez-la ! Ordonnais-je. Lâchez la tout de…

Le contact de quelque chose de froid me fit taire.je savais par instinct que j’avais une arme braquée sur la nuque, je ne connaissais que top bien cette sensation.

Il n’était apparemment pas venu seul. Et son complice tel un lâche, m’avait à sa merci.

-Sahib, dit-il en s’adressant à celui qui tenait Isis. Je l’élimine ?

-Essaye et tu verras débarquer ici en moins de deux, toute une armée, ricanais je. A pas moins de10 mètre, se trouve une gendarmerie et peu plus loin, une école milit…

Une douleur lancinante m atteignit à la tête ce qui me coupa la parole. La crosse de son arme venait de me caresser brutalement la tempe. Je portai instinctivement la main à celle-ci ​​ et ressentis ​​ un liquide poisseux ​​ se mêlant à mes cheveux. Je la retirai.

Du sang…

-Tu parles beaucoup trop, jeune homme.

Je titubais un moment avant qu’il braque à nouveau de son arme sur moi.

Mon instinct de survie me hurlait clairement de fuir, mais le bourdonnement qui résonnait​​ à mes oreilles me rendait sourd​​ à tout le reste

Mon regard croisa celui d’Isis une seconde,​​ 

Puis la dernière chose qui me parvint, fut le cri strident qu’elle lança, avant qu’il n’appuie sur la détente, que ​​ tout ne devînt sombre et que je ne perdisse connaissance​​ 

 

By​​ Dark-N,​​ tous droits réservés.

 

 

 

 

 

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4 comments

  1. *je cherche la mention -18 u_u * lol.
    Interessant. J’attends d en apprendre un peu plus sur la mystérieuse Isis.

  2. Doriane raissa

    C est une histoire à la fois triste et magnifique.
    En la lisant on a l impression de la vivre.
    Elle est néanmoins dangereuse pour les jeunes qui aimeraient faire des folies…ce qui ma fascine le plus c est l’amour existant entre ces deux tourtereaux. Ce qui compte en amour c est l instant présent.

  3. Histoire plutôt cool et assez réaliste, on a l’impression de ressentir les émotions de l’écrivain et son point de folie

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