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Secrets-brisés Part3

Résumé de l’épisode précédent : Josiane toujours dans l’hôtel se bat pour sa vie et réussi par un éclair de lucidité à terrasser son ennemi qui n’est autre qu’une araignée appartenant à son époux. Avant de s’évanouir elle voit un inconnu lui porter secours. Dans un autre temps nos soupçons se confirment bel et bien c’est son mari qui veut la voir morte, mais pourquoi ? Qu’a-t-elle de particulier ?
Le même rêve lui revenait sans cesse, toujours le même rêve. Avant il apparaissait pendant les nuits d’orage, et de façon très espacée, mais maintenant c’est presque chaque semaine. Au début Josiane n’y prêtait pas attention, pensant aux errements d’un esprit libertin tel que le sien. Un mois environ de cela, le rêve commença à se faire plus pressant, que ce soit en journée ou dans la nuit. Juste pour somnoler ou pour un sommeil plus profond, le même rêve. Elle se retrouvait dans une maison, en flamme, avec sa poupée en main. Elle devait avoir environ deux ans. C’était une petite fille, mais elle ne pouvait pas voir son visage clairement. De loin elle entendait des cris et des voix l’appelant, mais pas moyen pour elle de se déplacer pour aller à leur rencontre. Des flammes crépitaient autour d’elle et puis tout s’effondrait, et là elle se réveillait. Plusieurs fois, dans le doute sur l’identité de la fille, elle a demandé à sa mère ce qu’il en était mais celle-ci n’a jamais daigné lui répondre clairement, lui répondant de façon ironique que c’est son imagination fertile qui était encore à l’oeuvre et qu’ils n’avaient jamais habité une maison qui a pris feu, de plus lui disait sa mère « Est-ce-que tu as une trace de brûlure ? Comment donc ça peut-être toi ? ». Face à cette évidence, Josiane avait laissé tomber cette enquête infructueuse et continué le cours normal de sa vie. Finalement elle avait laissée passer, rejoignant l’avis de sa mère. Mais voilà, la semaine dernière alors qu’elle était au téléphone avec sa mère comme d’habitude, un truc bizarre se passa. Au détour d’une de ces conversations mère-fille, sa mère lui demanda subitement sans transition:
– Alors Josy, comment vont tes rêves ? Toute étonnée que sa mère s’intéresse à cela, elle se dit que celle-ci voulait la taquiner et sur un ton blagueur répondit ;
– Oui maman tout va bien, toujours les mêmes mais ça va ! Ça en devient même rigolo dès fois.
– Ah OK ! Mais comme je te le dis, c’est ton imagination ma fille…
– Attends maman maintenant que ça me revient hier, le rêve était un peu différent.
– Comment ça, dit sa mère d’une voix devenue subitement rauque et grave. Que s’est-il passé ensuite ?
– Maman ! Calme-toi ! Rien d’extraordinaire, fit Josiane un brin désorientée par la tonalité de la voix de sa mère.
– Désolée Josy un peu de stress ces jours, vas-y je t’écoute mon bébé !
– Bon tu promets de pas rigoler, hein maman tu ne vas pas rire ? Bien, en fait après que tout s’effondre dans mon rêve, je t’ai vu. Au milieu des décombres tu la portais, la même petite fille. Elle était entièrement brûlée, et tu la tenais tout en sanglotant. Tu discutais avec quelqu’un dans une langue que je ne comprenais pas et encore jusqu’aujourd’hui, que je n’ai jamais entendue. J’essayais mais je ne voyais personne,
juste une voix douce, avec une tonalité raide. Et en discutant tu pleurais, et même sans comprendre je pouvais savoir que tu suppliais. A la fin je t’ai suivie dire, cette fois en français, « je tiendrais ma promesse au jour venu merci beaucoup
». Je voulais ensuite…
Elle n’eut pas à terminer sa phrase qu’elle entendit à l’autre bout de la ligne un cri à peine étouffé, et le bruit d’un verre qui se brisait.
– Maman est ce que ça va ? Demanda sa fille, elle qui était inquiète de la santé fragile de sa mère.
– Non Josy, ça va j’ai vu un cafard passer, et tu sais à quel point j’en ai horreur. Margaret (la femme de ménage) va me sentir passer dit elle d’une voix un peu plus vivante. Puis ayant marqué une pause, elle demanda sur un ton qui se voulait enjoué: « et après ça tu as eu une suite à ton rêve ? ».
– Non maman, ça va rien de plus. Bon faut que je rentre au boulot à plus maman.
– oui Josy à plus, euh attends Josy, elle marqua une pause puis repris d’un ton plus grave, si tu as du nouveau, ou si tu te souviens de quelque chose appelle-moi directement !
– Oui maman ! Je te fais signe, bon je te laisse, bisou. Tout en raccrochant elle ne pût réprimer un pincement naissant dans sa poitrine, et une certaine appréhension. Pourquoi ? La voix de son chef ne lui laissa pas le temps d’épiloguer longtemps
dessus. Après cela curieusement elle n’eût plus aucun rêve, et sa mère le lendemain lui annonça qu’elle irait faire un petit tour au village, saluer la famille et se reposer.

Pourquoi, tout cela lui revenait en mémoire se dit-elle en ouvrant les yeux. Où était-elle? Que faisait-elle là? Mais surtout que faisait ce malotru posé sur elle de surcroit
pelotant sa poitrine? Dans un instinct de survie elle lui appliqua une gifle, suivie d’une deuxième…

***
Julien venait juste de sortir de l’Académie. Bon parler d’Académie c’est trop dire. Juste une vieille femme entraînant des jeunes abandonnés et avec des talents spéciaux. Elle travaillait pour une organisation qui devait empêcher la fin des temps, rien que ça. Il avait pris conscience dès son bas âge qu’il était différent, avec des talents disons particuliers. Il était, selon les dires de la vieille peau, le plus doué en termes de talent pur qu’elle n’ait jamais vu. Malheureusement pour lui ou pour elle, ses notes et ses performances ne suivaient pas ce talent, euh… disons caché. Bien
évidemment il était le plus nul et le dernier dans tous les domaines. Les échecs et les jeux de stratégies n’étant pas au menu, ça ne lui servait que trop peu qu’il soit doué dans ces domaines… Lors de la cérémonie de remise de diplôme c’est fort logiquement qu’il avait reçu la plus mauvaise note de l’académie; il était officiellement devenu le numéro 41. Les méandres de l’organisation lui étaient
inconnus, mais il savait que le globe avait été divisé en quatre parties : Nord, Est, Ouest et Sud. Il avait été relégué, vu son faible rang, a un rôle de substitut, devant régler des affaires les plus inutiles et moins importantes. D’un naturel affable, il rendait néanmoins un bon mètre quatre-vingt, des cheveux bouclés et une peau assez claire, qui lui valait d’être toujours considéré comme une métisse. Bien que peu enclin au sport, il pouvait se targuer d’avoir un corps dans une excellente condition.
Alors qu’il sortait de sa douche, prolongé, son téléphona sonna. Un SMS contenant un message bref: “hôtel Hill immédiat” s’afficha sur son téléphone. Trop excité de recevoir une mission, il s’était changé, optant pour un jean noir et un tee-shirt bleu. Il aimait se dire que ça ressortait ses yeux incroyablement noirs et en forme d’amande. Il prît son portefeuille contenant ses pièces d’identité, non sans prendre son sac à dos, contenant son matériel. D’un pas rapide et sûr il traversa la porte et d’un claquement de doigt, il chercha tous les arbres de “transport” à proximité. En langue bassa, on les appelaient les “sima sima”. Toutes les grandes constructions et
hôtels ont cet arbre. Il sert de décoration dit-on aux impies mais les quelques initiés connaissent la valeur de cet arbre. Il avait la forme d’un cocotier, mais des feuilles comme celles d’un bananier. Fort heureusement il en détecta un dans les environs et même deux à l’intérieur de l’hôtel Hill. « Plus rapide que le vent, plus court qu’un point, relie ce qui n’existe pas et emmène moi ! » ; à peine finit il sa phrase qu’il se retrouva transporté à l’intérieur.
Il regarda sa montre. On aurait dit un bracelet électronique à première vue sauf qu’il servait à mesurer l’énergie potente de tout être. Il règla cela en mode énergie, pour mesurer le taux de magie utilisé dans l’enceinte du batiment. Après avoir appuyé le déclencheur de sa montre, il lança la séquence d’évaluation d’energie , le cadran afficha E. Bon pas de menace réelle, c’était des monstres de bas niveau, même un humain assez courageux pouvait s’en débarrasser, pourquoi donc l’avait-on appelé ? Était il à ce point sous estimé dans l’organisation ? De simples nettoyeurs auraient pu s’en occuper. L’excitation était déjà retombé, mais tant qu’il était là, autant s’en occuper proprement. Alors que sans peine il se dirigeait dans l’hôtel à l’aide sa boussole, il arriva devant la porte d’un palace. C’est de là que venait la puissance magique. Il tourna le poignet de la porte, mais rien ne se passa; il voulu l’enfoncer avant de se souvenir que dans son kit de mission, il existait un passe partout. Fouillant dans son sac, il ne se pressait pas vraiment, lorsque au travers de l’ouverture du pas de la porte il vit du sang s’écouler, suivi d’un cri, et puis plus rien. Son sang ne fît qu’un tour, la peur le saisit, paralysant ses membres. Il fît tomber sa trousse et d’une
main tremblante se mît à fouiller la clé. Ne la voyant pas, plus par panique, se mît à réfléchir, que dois je faire dans ce cas. « Qu’est ce que s’eu été bien que je me souvienne de quelque chose » pensa t-il ! « Allons y », il posa sa main sur la porte et inspirant profondément, d’un souffle, fît pression sur celle-ci, le tout sans décoller sa main de la porte. Celle-ci vola en éclat, détruite en plusieurs milliers de
débris, comme si elle avait été balayée par le souffle d’une explosion. Il entra, dans la pièce spacieuse, du sang par ci et par là dans la pièce. Le tout au milieu d’un désordre indescriptible, la vitre du balcon était brisé, en avançant vers le balcon, il vît à sa droite une porte entrouverte, et au travers l’ébauche de formes, qui aisément
on aurait pu le deviner, appartenait à une jeune demoiselle. Il se précipitait pour y entrer lorsque la lettre E disparut de son radar, le monstre avait été éliminé c’était la seule explication. Il n’eût pas le temps d’y réfléchir trop longtemps, en deux enjambés il avait rejoint la porte, l’ouvrant, il tomba sur un spectacle qu’il n’avait jamais lu ou entendu pendant ses années à l’académie. Des milliers de cafards étaient là grouillant, vivants, puis soudainement, sans raison apparentes, commençaient à disparaître. Comme s’ils implosaient de l’intérieur, et se transformaient en une traînée de poussière de cendre, emmenés au loin au vent ! C’était tellement invraisemblable que cinq secondes plus tard il ne restait rien de leur présence dans ces lieux. Pendant tout ce temps, Julien était resté prostré, sans pouvoir faire un mouvement, cinq secondes s’étaient écoulées.

Il revint à lui, grâce au bruit rauque d’une respiration pénible et extrêmement faible. Une jeune la vingtaine était allongé là, inconsciente et totalement mutilée. Son corps était recouvert de coupures vraiment profondes, à coté d’elle, près de son bras gauche, gisait une énorme araignée. Pas besoin de sa montre pour déduire qu’elle était la source du pouvoir magique qu’il avait ressenti. Elle était là, gluante, transpercée de part et d’autres probablement par ce morceau de verre que la jeune fille tenait toujours fermement dans sa main. Mais il aura le temps d’y réfléchir plus tard, il fallait la soigner, elle se vidait de son sang. Arrêter les hémorragies était prioritaire, elle était adossée à une baignoire encore bouillante, on pouvait voir de la vapeur s’en échapper, et elle était teintée de sang. Il n’arrivait pas à se faire une visualisation de ce qui avait pu se passer dans cette pièce et qui avait laissé la jeune demoiselle dans cet état, mais il connaîtrait probablement le maître mot s’il parvenait à la soigner. Il la prit dans ses bras, traversa la salle de bain et alla au centre de la salle. Le chemin qu’il avait parcouru était teinté de rouge, d’une traînée de sang, dégoulinant de la fille inconsciente. Il la plaça au centre, sortit une poudre blanche de son sac et en l’en aspergea. Il ne connaissait même pas un sort de guérison. Le seul qu’il connaissait était de niveau cinq et il ne pouvait guérir de telles blessures. Fermant les yeux pour se concentrer au maximum, il concentra toute sa pensée vers la seule et même chose le temps. Il devait remonter le temps sans changer les événements, juste ramener sons corps à un temps dans le passé ou son corps était en bon état. Pendant les tests, personne n’avait réussi cela, c’est un sort de rang S et très peu peuvent l’utiliser, mais il n’avait pas le choix. Juste remonter le temps, juste penser aux aiguilles d’une montre mais qui reculent cette fois ci ! Cela consommait une quantité d’énergie folle mais il n’avait pas le choix. Concentré au maximum, la main sur la poitrine de celle-ci il se
concentrait.

****
Un peu plus loin, dans un village éloigné, entouré d’une brousse sauvage se tenait un tout autre genre de réunion. Les grillons chantaient et la nuit était noire, lourde. Pas un seul rayon de lune pour éclairer le ciel sombre, habillé de lourdes couches de
nuage. Dans cette pénombre, on ne pouvait distinguer son bras gauche du droit. Le courant d’une rivière frappait contre le tronc d’un arbre, probablement un pont artisanal, au loin, on pouvait entendre le hululement des hiboux. Les herbes, les branches au gré du vent se couchaient, tout en se frottant créant un chant mélodieux, qui mêlé aux aboiements de certains chiens par ci, aux croassements de crapauds par là, formaient une douce symphonie. Plus calme, moins imperceptible, des bruissements, des respirations, un souffle. En tendant l’oreille de plus belle on
pouvait entendre des chuchotements, il y avait des personnes ici réuni, combien le nombre exact aurait été difficile à découvrir. Puis d’un coup, comme apparu au milieu de nulle part apparu un grand feu, un feu de bois. Des flammes dansaient dans la pénombre, les brindilles crépitaient, tout autour du feu s’éclairent des visages.
Tous âgés, ils étaient exactement six, tous des hommes, le visage calme et impassible. Tous leur regards se tournèrent, simultanément vers le même point. Au nord du cercle improvisé par leur présence, restait une place vide, inoccupé. De place il faut voir une place assise sur un rocher, taillé pour la circonstance avec une forme rectangulaire. Il y en avait sept, comme pour les sept membres du conseil mondial.
Chacune des pierres n’étaient pas seulement une pierre, mais c’était un outil de transport. Communément utilisé pour la téléportation mais ce n’était pas en fait que cela. Pendant que tous leurs regards étaient tournés vers la pierre encore inoccupée, une voix se fît
entendre derrière tous.
– Salut à vous, non sans une pointe de nonchalance, et d’espièglerie. Et sans leur laisser le temps de répondre elle continua toujours sur le même ton… Puis-je savoir qui est ce que vous attendez ?
Avant même d’avoir fini sa phrase, un des hommes autour de la table, un chinois ou un asiatique -allez savoir avec leurs faces identiques- âgé de la quarantaine, court, mais élégamment vêtu d’une tenue traditionnelle orientale noire, à manches longues. Il
avait une moustache assez longue, qui retombait sur sa barbichette, tout aussi longue. Sans bouger, il claqua son pouce et son majeur ce qui provoqua un son, à l’instant même, autour du feu, quatre morceaux de bois , enflammés, se détachèrent, puis ils s’élevèrent à un peu plus d’un mètre du sol et disparurent pour réapparaître
presque instantanément devant la femme qui venait d’entrer.
– Who are you ? (qui êtes-vous?) demanda-t-il. Le tout sans avoir bougé ou élevé la voix;

Personne autour du feu n’avait bougé non plus.
– oh, fit une fois de plus la voix de femme. Bon que faire face à une telle puissance, continua-t-elle sur un ton toujours enjoué visiblement pas effrayée par la situation présente.
– Que faites-vous là ? Demanda une autre voix.
Il semble qu’il voulait continuer à parler lorsque la femme avança les mains vers les morceaux de bois. Elle leva son index, et le pointa en direction du feu. Doucement, les morceaux de bois commencèrent le chemin inverse pour retourner vers le feu. Ensuite, toujours dans un sourire, elle mit son index sur le front. Les flammes disparurent, pour réapparaître brusquement plus forte qu’elles ne l’avaient été.

Plus de femme, elle avait disparu, mais leur attention fût immédiatement attirée vers là le siège vide et il ne l’était plus, occupé maintenant par une dame. Bien éclairée par les flammes,
une dame que tous connaissait très bien. Une dame crainte de tous, le plus puissant des maîtres de l’ombre, et l’unique héritière des premiers.

*****

La première gifle le tira de son sommeil, la deuxième lui rappella où il était, en mission. Il venait de sécourir une jeune demoiselle et puis et puis il avait lancé un sort de guérison qui lui avait pompé toute son énergie. Quelque chose de moelleux était entre ses mains on aurait dit une orange, non un pamplemousse, plutôt un ananas en forme d’éponge. S’était chaud il appuya un fois de plus, qu’elle sensation agréable. C’est le coup de genou entre ses jambes et la douleur qui en suivît qui acheva de lui faire comprendre où il était, sur une femme. C’était donc un sein qu’il appuyait. La femme en dessous le poussa, roula sur le côté et se mit derrière la
baignoire les yeux fulminant et rouge de colère. En le poussant, Julien roula sur lui-même en cognant la porte, il sentit une bosse lui pousser. Un peu perdu, il se releva péniblement, la main droite en avant, et la main gauche massant le derrière de son crane sur la partie où il avait reçu le choc. Et balbutiant, il essaya de lui expliquer…
– Calmez-vous s’il vous plaît, ce n’est pas ce que vous pensez.
– Ah bon et je pense quoi? lui hurla-t-elle, à quoi est ce que je pense? Dis-moi sale petit obsédé!

En criant elle passa sur le comptoir des produits de beauté, et se mit à les lui lancer toute hystérique. Tout en essayant de se protéger, les deux mains en avant, il avança tout en essayant de parler de la voix la plus douce et posée possible.
– Calmez-vous je vous dis, je peux tout vous expliquer.

Il voulut continuer mais une boîte de shampooing vint frapper son visage, déversant le liquide sur son visage. Il reprit d’une voix qui se voulait imposante “ Mlle Josiane veuillez arrêter ça tout de suite!”
Josiane s’arrêta et le regarda, surprise, comment pouvait-il connaitre son nom?
Surprise, elle s’assura néanmoins de prendre une bouteille d’alcool, avant de lui demander:
– Comment connaissez-vous mon nom?
– Je sais que vous vous appelez Josiane et que vous avez épousé Christian Kamdem
Elle se calma peu à peu, regardant dans les yeux le jeune homme en face d’elle.
Plutôt beau, et bien bâti ce qui attira son attention fût l’extrême noirceur de ses yeux. Sa bouche aussi était jolie, avec des lèvres charnues. Qu’est-ce que ça ferait de l’embrasser. Mais que n’allait-il pas faire avec elle. Plus détendue, mais toujours aussi méfiante, elle haussa une fois de plus.
– Et mes seins?
– Vos seins quoi?
– Pourquoi pelotiez-vous mes seins sales pervers!
Il fût pris de court, comment lui expliquer qu’il essayait de la sauver en fait? Il prit un instant de réflexion voyant que quoiqu’il dise elle ne le croirait pas. Il pouvait le voir dans ses yeux! Elle était totalement sceptique. Soudain une idée lui vînt, il en sourit tout heureux.
– Vos blessures, où sont-elles?
– Quelles blessures?
Elle répondît instinctivement avant de se rappeler. Oui, elle venait d’être victime de…

*****
Christian fulminait, une tâche aussi aisée, aussi facile. Tuer Josiane n’était pas la plus difficile des tâches, même un bon à rien comme Georges aurait pu le faire. Comment avait il fait pour échouer à accomplir une tâche aussi évidente ? De toutes façons, elle était déjà morte ce n’était qu’une question de temps. Tout en se dirigeant
vers la grande salle il eût un pincement; c’est vrai que depuis, et même avant leur rencontre ce moment était inéluctable. Mais cela ne l’empêchait de se sentir bizarre.
Il avait vécu avec elle pendant un an tout de même, partagé rires, larmes, joies, peines… mais cela importait peu, sa mission était au-dessus de tout. Au dessus de son ressenti… Il ne pût terminer sa phrase, il était devant la porte d’entrée du grand temple.

 

BY MR L., Tous droits réservés

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