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Afropolitix: Pourquoi les choses ne changent pas?

Afropolitix : Pourquoi les choses ne changent pas ?

On est le 1er Janvier 1960 en Afrique francophone, se célèbre çà et là l’indépendance durement acquise. Hormis des exceptions comme la Tunisie,  le Maroc (1956) et la Guinée (1958), beaucoup de colonies sous mandat français se retrouvent libres à cette date. Bien avant, la partie anglophone a déjà emboité le pas avec l’Afrique du Sud en 1910, l’Egypte en 1922, la Lybie en 1951, le Soudan et le Ghana en 1956 pour ne citer que ceux-ci.

De manière globale, nous pouvons donc compter 50 ans d’indépendance pour nos Nations et bien plus par endroits. Nous pouvons de plus lire dans l’Histoire et les faits actuels la vie des centaines d’hommes, leaders fiers et martyrs qui se sont levés pour parler d’Afrique et défendre la cause panafricaniste ou simplement celle de la liberté Africaine et des libertés nationales. Pareillement, les archives et l’actualité font état des milliers de vies sacrifiées en milles guerres pour des milliers de causes dont certaines se réclamaient et se réclament démocratiques. De nos jours des millions d’hommes pour certains conscients et éduqués,  parlent tant dans les rues que dans les médias, et par tous les moyens qui sont leurs, des milles vices qui minent le développement de l’Afrique. Cette Afrique de plus d’un milliard d’hommes et de femmes qui, parce que vivants, constituent une force et une ressource non négligeables. Voilà chers amis tant de constats et de faits, qui de l’histoire au présent, font que logiquement nous ne devrions plus être au niveau où se trouve le Continent aujourd’hui.

J’ai honte de vous le dire mais je dois le faire : le tableau Africain actuel est obscur ! Je n’ai pas la prétention d’en dresser l’image parfaite mais ce que je peux en dire c’est qu’il n’est pas très gai. Je ne veux pas vous reparler des Traités qui nous valent des indépendances et des démocraties biaisées ; je ne veux pas vous parler de tout l’engrenage savamment monté qui nous maintient dans une prison financière dont d’autres que nous bénéficient ; je ne veux surtout pas compter les cadavres des oubliés et négligés de nos Républiques, de nos héros morts pour des causes pour lesquelles nous devrions et devons encore nous battre aujourd’hui ; je ne souhaite en aucun cas revenir faire le bilan de la soi-disante mauvaise ou moins mauvaise gestion de nos états et nos Institutions Continentales ; non je ne souhaite même pas faire l’état de nos économies majoritairement souterraines et dont le dynamisme peine à nous placer en bonne posture auprès du monde et de nous-même ; pire encore je m’en voudrais  d’entrer dans nos problématiques sécuritaires qu’à tort ou à raison nous lions principalement à la dégradation de la religion ; loin de moi, plus encore, l’intention de faire un bilan social et identitaire, sur ce qu’est l’Africain aujourd’hui, ses mœurs, ses habitudes, sa culture et ses aspirations ; Je ne veux absolument pas dresser ce tableau de l’Afrique mitigée, prisonnière chantante et « essayante », qui tirant des boulets veut tout de même rentrer dans la course, qui trainant son fardeau aspire au changement mais ne peut faire que de petits pas de ci de là grâce à quelques vaillants hommes et inspirantes Nations ; je ne veux pas parler de ce qui est car le piège serait de me tromper car l’on nous cache trop de faits ou de demeurer dans la logique stérile de commentateurs-critiques que plusieurs de nos penseurs, politiciens,  journalistes et même hommes de masse privilégient. Mon défi est simple et clair, quitter de ce qui était et est pour parler de ce qui devrait être et du comment l’atteindre.

Parce que pour moi voyez-vous, le challenge est de comprendre au-delà de ce qui n’a pas marché, ce que nous devrions faire et comment le faire pour que les choses avancent. J’ai l’habitude de dire dans la vie courante, que l’essentiel n’est pas de pointer le problème du doigt, le défi n’est même pas de dire ce qui devrait être mais ce à quoi on doit consacrer du temps et des efforts (tant de réflexion que d’action) c’est à comment quitter de manière pratique, logique et pragmatique du problème à la solution. Comprenons-nous donc bien Frères, lorsque pour cette réflexion nous posons la question « Pourquoi les choses ne changent pas ? », notre ambition, loin de l’habituel procès fait à autrui et à nos dirigeants, sera d’engager une réflexion aussi profonde que nous pourrons sur tous les pourquoi qui font que les choses ne changent pas pour et en Afrique. Plus encore, par un échange d’idées avec vous,  la motivation qui hante nos êtres est de réellement penser ce qu’il faut faire de manière pratique, le plus souvent à notre niveau voir même à tous, pour que l’Afrique réellement s’engage sur les chemins de son épanouissement.

On pourrait commencer cet exercice de réflexion à de grosses échelles pour parler à la lumière de l’histoire, de la politique, de l’économie, de la géostratégie, du droit et de tant d’autres disciplines, des problèmes de l’Afrique ; mais la réalité c’est qu’il faut commencer la réflexion au cœur même du problème de l’Afrique et ce cœur, c’est l’Africain lui-même. Car je l’affirme, la première raison pour laquelle les choses en Afrique ne changent pas, c’est parce l’Africain lui-même ne prend pas la responsabilité de ce changement. Qu’importe le niveau social, le niveau d’éducation ou je ne sais quel autre critère utilisé pour classifier les individus, mon point de vue est net, si le peuple veut un changement pour la Nation, il doit changer lui-même et créer le changement dans la Nation. Ghandi disait « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » ; il n’a même pas dit créez, pensez, osez mais il a dit soyez ! Et je veux le dire ce changement que nous dessinons tous dans nos pensées et conversations, que nous espérons (pour ceux qui espèrent encore) pour notre continent tarde à se matérialiser pour cette principale raison, nous ne sommes pas encore le changement que nous voulons voir en Afrique.

Car dites-moi qui se battra pour la mère si ce n’est le Fils ? Qui défendra sa terre si ce n’est le propriétaire légitime ? Qui doit créer du profit pour que vive une entreprise si ce n’est celui qui y travaille ? Qui changera ta vie si ce n’est toi ?  Qui changera l’Afrique si ce n’est nous Africains ? Ne laissons plus la responsabilité à autrui de travailler à créer le bonheur que nous espérons et désirons tous. C’est à chacun de nous de poser où qu’il se trouve la pierre qu’il tient entre ses mains et qui doit servir la construction du continent. Martin Luther King avait pu dire «  S’il t’a été donné d’être balayeur de rue, (…) balaie si bien les rues que tous les hôtes des cieux et de la terre s’arrêteront et diront : ‘ Ici vécut un grand balayeur de rues qui fit bien son travail.’ ». Il y a en chacun de nous le potentiel de créer un impact où que nous nous trouvions et quelques soit ce que nous faisons ; il est donc temps de prendre conscience de ce potentiel d’agent de changement qui sommeille en chacun de nous africains.

Plusieurs ont parlé mille et une fois du rôle de l’Africain mais mon défi sera dans mes prochains écrits  d’aller au fond des choses, au cœur de cette réflexion, à l’essence qui je l’espère créera en chacun de nous un changement sinon au moins la prise de conscience ou un renouvellement de notre motivation à agir. Et pour enfin introduire ma pensée sur le rôle que chaque être a à jouer dans ce processus de création du changement, je vous laisse avec cette citation:

« L’homme n’a pour lui que trois choses pour vraiment créer une différence en ce bas monde ; la première sa pensée, la seconde ses dires et la plus importante, ses actions. » HARRY D.

Sur ce Frères, je vous abandonne avec ce vœu, que l’Afrique puisse naitre en chacun de nous.

Africainement vôtre,

FAHI Leila.

#Afropolitix #1

L’Afrique écrit, Tous droits réservés 11/01/17.

 

 

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One comment

  1. Je suis bien d’accord, mes les mentalités sont une seconde nature, on ne les changent pas aisément.

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