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Katatonia 2

– Et où est-ce qu’elle est, votre petit prodige des fantômes ? Ça fait bientôt une heure qu’on attend !
– Toutes nos excuses, Madame Macpherson ! Katatonia est… AH ! La voilà qui arrive !
Je courus, ou du moins, trottinai vers la salle d’attente lorsque je vis, Nagel, le secrétaire du grand patron, me pointer du doigt d’un air soulagé. Ce qui ne me plut pas du tout mais je ne relevai pas. Je passais mon temps à le lui faire savoir : pointer du doigt les gens, c’est malpoli. À mi-chemin je ralentis le pas et en profitai pour arranger mes cheveux. Ils sont d’un noir pur, longs jusqu’au bas de mon dos. Par habitude, je les attache en une queue de cheval basse mais je laisse quand même quelques mèches encadrer mon visage long.
Je poussai la porte vitrée de la salle d’attente en soufflant doucement et refermai derrière moi. Nagel se leva pour me présenter. C’est un homme dans le début de la trentaine. Yeux noisette, cheveux auburn coupés courts, ils les peignaient vers l’arrière et j’étais persuadée qu’il utilisait chaque jour un pot entier de gel pour qu’ils tiennent ainsi des heures entières. Grand mais pas autant que moi, il portait une chemise blanche impeccable sous un costume noir sur mesure avec une petite pochette rose qui guettait le monde hors de sa poche. Ses chaussures, toujours cirées, des italiennes noires, brillaient de propreté tandis que sa montre argentée complétait sa tenue.
– Madame Macpherson, je vous présente Katerina Kayne alias Katatonia. Un de nos meilleurs atouts ici à « Paranormal and Co ». Katatonia, voici Madame Élise Macpherson. Elle aurait besoin de tes… services.
– Bonsoir Madame Macpherson ! Pardonnez mon retard, j’ai pris un taxi sitôt que j’ai reçu l’appel, fis-je en lui tendant ma main. Elle prit un instant avant de la prendre, instant durant lequel elle m’observa des pieds à la tête.
J’étais vêtue d’un Jean slim noir déchiré au niveau des genoux et d’un t-shirt rouge sombre où était écrit en noir « Non, ce n’est pas lui », au-dessus duquel j’avais enfilé un manteau couleur grise. Aux pieds, je portais fièrement mes All-Star Classic. Mes oreilles dégagées laissaient apparaître mes cinq boucles d’oreilles en argent. Deux sur la droite, trois sur la gauche.
Elle agita la tête d’un air désapprobateur en se levant pour finalement me serrer la main.
Sa poigne était ferme, franche.
– Ce n’est rien, mademoiselle Kayne.
– Vous pouvez m’appeler Katatonia.
– C’est cela même, Katerina, répondit-elle d’un ton détaché en se rasseyant aussi gracieusement que l’aurait fait la reine d’Angleterre. Je soulevai les sourcils et l’observai moi aussi.
Environs quinze centimètres de moins que moi malgré ses talons, notre cliente avait les cheveux blonds très clairs attachés en un chignon très strict au sommet de son crâne. Portant un tailleur jupe, bleu ciel comme ses yeux, dans lequel sa peau paraissait encore plus claire, elle était à peine maquillée. Un rouge à lèvres, de l’eye-liner, et sûrement du fond de teint, constituaient son maquillage. Sa
posture était droite, son regard sûr et ses traits sévères…comme ces vieilles directrices d’écoles primaires.
On n’allait pas s’entendre, je le sentais.
– Allons dans le bureau d’à côté. Si vous voulez bien me suivre…
Je sortis de la salle d’attente et allai ouvrir mon bureau, madame Macpherson dans mon dos. Je pris place derrière le bureau et lui intimai de faire pareil, face à moi. Ce qu’elle fit avec la plus grande classe. Elle m’aurait dit qu’elle est une cousine à la reine d’Angleterre que je l’aurais cru sans hésiter.
– Je vous écoute.
***
Madame Macpherson habitait Livingston au Tennessee, à West Main Street, après The Livingston Clinic, non loin de Robbins & Garrett Electrical. J’avais quitté LosAngeles dans la matinée et n’était arrivée au Tennessee que quatre heures plus tard. De là, j’étais allée louer une Suzuki Jimny -un modèle de 2010 de couleur
noire, comme la mienne- et avait roulé jusque chez ma nouvelle cliente.
Je descendis de la voiture et claquai la porte. Le vent était frais, il soulevait mes raides cheveux, parfaitement retenus par un élastique, et caressait ma nuque sans vergogne. J’inspirai cet air frais et saint avant d’expirer doucement. Je levai la tête.
Il s’agissait d’une bâtisse au design symétrique et à l’apparence commune. Une de ces grandes maisons familiales à une étage comme on pouvait en voir par dizaines dans les guides de promoteurs immobiliers. Sans clôture, elle ne me semblait pas être faite dans des matériaux particulièrement onéreux. D’un toit en
tuile gris sombre, la maison possédait deux portes constituées de vitres carrées dont les séparations en bois étaient peintes en blanc. Ces portes se trouvaient disposées en façade aux extrémités de la bâtisse qui, elle-même, avait une porte principale petite et bien au centre, de couleur rouge sombre, presque bordeaux.
On pouvait observer de part et d’autres de la porte principale, des fenêtres parfaitement alignées. Elles ne laissaient que peu de place aux murs autour, murs colorés d’un beige clair. Sous ces fenêtres siégeaient des sortes de buissons taillés en forme de longs rectangles. Je ne pouvais m’empêcher de les trouver étranges,
d’ailleurs, ces buissons. Si elle voulait tant des espaces verts, pourquoi ne s’étaitelle pas simplement fait un petit jardin ?
– Quoi qu’il en soit, ceci n’est pas mon problème. Tu es là pour dénicher le paranormal, ma vieille. Pas pour évaluer si oui ou non, tous les petits vieux aiment la botanique.
Je regardai ma montre.
– 13h30. Je peux y aller.
J’allai frapper à la porte. Elle s’ouvrit sans un bruit et je me retrouvai face à une Madame Macpherson à peine réveillée, cheveux empaquetés dans un filet à cheveux noir, vêtue d’un peignoir beige rosâtre et de pantoufles de la même couleur. Son visage dépourvu de maquillage semblait fatigué et son expression de surprise, différente de cette grimace stricte d’hier, paraissait la rajeunir de quelques années.
– Katy ? C’est vous ?
« Katy » ?
Je restai interdite. Dans quelle sorte de monde ai-je atterri, moi ? D’où lui venait cet élan de familiarité ? De sympathie ? Perdue dans ma décontenance, je ne l’entendis pas me proposer d’entrer et ne vis que son dos disparaître dans les escaliers.
– Assieds-toi, je reviens dans un instant, fit sa voix pâteuse.
Je fronçai les sourcils et refermai la porte dans mon dos en gardant en tête l’information comme quoi, il n’y avait pas de garage. Je restai là, devant le livingroom, les yeux rivés sur mes sandales couleur fauve et aux lanières tressées qui montaient jusqu’à ma cheville. Je regardai à ma droite et j’aperçus les deux miroirs incrustés dans le mur, de part et d’autre de la porte d’entrée. Je me plaçai devant l’un d’eux et observai mon apparence.
J’avais opté, sous les bons conseils de Petit Biscuit, pour une robe légère, bleue foncée, aux motifs fleuris noirs. Une ceinture tressée marron m’occupait la taille et un sac de la même couleur complétait ma tenue. Je ne m’étais pas maquillée. La température de Livingston avait fait rosir mes joues et je trouvais que ça me
donnait assez de couleur comme ça. J’étais sensible au changement de climat.
Pauvre petite chose !
Les escaliers grincèrent.
Je me retournai vivement et observai Madame Macpherson descendre les marches avec tellement de classe que je me surpris à promener mes yeux dans la pièce, à la recherche d’un quelconque paparazzi ou d’une moindre caméra. Mais rien. Toute cette classe m’était donc destinée. Youpi !
– Bonjour, Madame Macpherson.
Madame Mac…bon, Élise, avait porté une robe blanche longues manches et à col roulé qui moulait son corps très bien conservé pour une femme de son âge. Elle avait passé un châle uni en laine et en soie rose qui couvrait ses épaules en passant par sa poitrine que je découvrais, opulente. Le tailleur ! Ça en cache, des choses ! Des escarpins roses clair parachevaient son apparence.
Suite à ma salutation elle fit ce qu’elle avait fait il y a deux jours, dans la salle d’attente : elle m’analysa des orteils au sommet de mon crâne. Je la laissai faire avec agacement. Lorsque ses yeux atteignirent mon cou, elle hocha vaguement de la caboche mais lorsqu’ils arrivèrent à ma coiffure, je la vis se pincer la lèvre
inférieure avec une pointe de désapprobation. Ah ! Eh bien… Ma coiffure ne lui plaisait pas ! J’irai me suicider plus tard. Elle soupira et avança un peu plus dans le salon.
– Bonjour, Katerina. Entama-t-elle de sa voix snobe et je reconnus enfin ma cliente.
Ah, le bon vieux Katerina ! Qu’il est acariâtre et peu sympathique, à mes oreilles !
D’un geste de la main gauche, elle fit virevolter ses longs cheveux blonds cendre derrière son épaule puis, d’une autre geste, de la main droite cette fois-ci, elle m’invita à m’assoir sur l’un des sofas du salon. Ils étaient gris clair avec des coussins bleus et rouges disposés au-dessus. Elle posa doucement son derrière et je fis pareil sans un mot.
– Mon Mari est décédé il y a trois ans bientôt.
Drôle de manière de commencer la chose mais…j’hochai la tête.
– Je ne vous l’avais pas dit.
J’hochais de nouveau la tête.
– J’ai dû l’oublier de vous le signaler. Je dois me faire vieille, après tout.
Ça commençait à bien faire.
– Venez-en au fait. Qu’est-ce que je fais ici ?
Je ne voulais pas paraître désagréable mais je venais de faire trois heures de vol, plus presque une heure sous cette chaleur quasi insupportable. De plus, je me faisais prendre de haut mais pas gratuitement, fort heureusement, et j’avais une folle envie de retourner dans un lit. Les cauchemars sur un petit garçon
littéralement et violemment dépourvu de cerceau m’avaient tenu éveillée cette nuit encore.
– Oui bien sûr. En fait, mon Mari me hante.
Je fronçai mes sourcils.
– Vous savez, les psychologues sont bien plus qualifiés pour ce genre de…
– Je recevais tout d’abord de sorte de messages subliminaux mais au fur et à mesure que le temps est passé, ça a empiré.
Je me tus et acquiesçai de la tête, l’incitant à continuer.
– Il y a quelques mois, j’ai trouvé mon chat, Léandre, égorgé sur mon lit. Il y avait du sang partout. La housse en était dégoulinante. Un animal ne peut pas avoir autant de sang n’est-ce pas ? J’étais tellement paniqué que j’ai fait appel à un ami à moi mais devinez quoi ? Lorsqu’il est arrivé, ma couette n’était plus dégoulinante.
Le corps de Léandre était toujours là mais tout le sang que j’avais vu, n’y était plus, lui. En plus de cela, quelque chose clochait. Sous la patte de mon chat j’ai découvert ça.
Elle envoya sa main dans une poche quasi invisible de sa robe moulante et en sortit un mouchoir en soie de couleur bleue nuit. Elle le posa sur la table basse en verre face à elle et le déplia, me laissant voir ce qu’elle avait enveloppé dedans.
Une bague en or. Elle étincelait, comme si elle sortait toute fraichement de la bijouterie.
– C’était celle de mon Mari.
Je commençai à voir ce qui se tramait ici.
– Et donc vous pensez que votre Mari vous hante. Ça peut tout aussi bien être une farce de mauvais goût. Dis-je avec un rictus poli, même si je n’y croyais pas moi même.
Et même, ce genre de farce n’était pas l’oeuvre d’une personne bien dans sa tête et par conséquent, un potentiel problème.
– À d’autres, Katerina. Je suis la voisine parfaite, l’hôte parfait et je vis dans une maison assez éloignée des autres pour ne pas subir ce genre de sottises. Ce n’était pas une stupide blague.
– Vous êtes aussi et surtout très modeste, n’est-ce pas ?
Elle balaya ma réplique d’un geste de la main, les yeux fermés et rétorqua :
– Ca ne se limite pas qu’à ça. Sa chambre aussi me fait le penser.
– Sa chambre ? Vous faisiez chambre à part ?
– Georges et moi ne nous entendions plus depuis quelques années déjà. J’ai refait sa chambre lorsqu’il est mort. Mais depuis deux semaines, quelqu’un ou quelque chose dort dans son ancien lit. Je trouve les draps défaits à chaque fois.
Alors que je m’apprêtais à répondre, elle me coupa la parole en tendant la main dans ma direction.
– Les fenêtres sont toutes fermées de l’intérieur et je verrouille la porte de sa chambre avec une clé que je n’ai faite qu’en un exemplaire. Bonté divine, de quoi avez-vous encore besoin, Katerina?! Aidez-moi. Je paie assez chère votre agence pour ça.

Je ne pipai mot. C’est vrai qu’elle avait commencé à payer. Elle avait versé une généreuse somme au compte de l’agence rien que pour que je vienne jusque chez elle. De même, cette histoire était bien trop louche pour que le paranormal n’y soit pas mêlé et comme l’indiquait notre nom, « Paranormal and Co », on ne pouvait pas rester les bras croisés à nous faire payer sans rien foutre. Ça ferait de la mauvaise publicité, comme le dirait Nagel ou encore Anthony, le Big Boss.
Je soupirai.
– Ce n’est effectivement pas très net tout cela. Je vais examiner la chambre de votre Mari.
Nous nous levâmes en concert et elle m’invita à la suivre dans les escaliers. Ils ne grincèrent pas lorsqu’on monta. Nous nous retrouvâmes devant un petit couloir rectangulaire. Le revêtement mural était blanc avec de grands carrés vides tracés avec de la peinture marron foncé. Quatre portes autour de nous. Deux à notre
gauche, une face à moi et une autre à notre droite. Des portes en bois blanc, exceptée celle d’en face qui était une porte avec fenêtre et panneau bleu charron sous des losanges blancs. Sur quoi donnait-elle ?
– Cette porte donne sur le balcon. Répondit Elise à ma question muette. Georges aimait les espaces ouverts. Justifiât-elle en haussant les épaules, son masque de femme implacable bien en place sur son visage. A votre droite, c’est ma chambre. A votre gauche, la salle de bain et la chambre de mon feu Mari.

Se dirigeant jusqu’à cette dernière, elle ouvrit la porte et me fit un geste de la main pour me demander d’entrer, ce que je fis. C’était une chambre plutôt spacieuse et simplement décorée. Elle était constituée d’un lit double au drap blanc et à la couette bleue claire rayée, d’un guéridoncaisse en bois clair sur lequel reposait une mignonne lampe de chevet du même bleu que l’édredon, d’une bibliothèque simple symétrie du même bois que le guéridon et d’une machine d’exercices. Le lit était à droite, la bibliothèque à
gauche avec la machine et face à moi, une autre porte avec fenêtre et panneau bleu à losange blanc.
– Est-ce un autre balcon ? Demandais-je en me tournant vers ma cliente.
Elle acquiesça silencieusement et je fis pareil. Je soupirai en serrant la lanière de ma sacoche.
– Madame Macpherson, sortez, je vais analyser cette pièce. Attendez-moi au salon, je viendrai vous retrouver lorsque j’aurai fini.

La porte se referma derrière Élise quelques secondes plus tard et je me retrouvai seule dans cette chambre supposée hantée.
– Eh bien ma grande, quand il faut y aller !
***
J’avais attendu que les bruits des pas dans les escaliers disparaissent avant d’ouvrir mon sac.
Bien confinées dans un sac en plastique, je sortis mes affaires de travail. Un couteau suisse avec le manche en argent massif, un petit gobelet en plastique large de la taille du visage d’un enfant, un pinceau, de l’eau bénie et une fiole avec un liquide odorant de couleur rouge. Je les posai par terre et m’agenouillai devant mon matériel. Je versai l’eau bénie dans la petite bassine et ouvrai la petite fiole.
L’odeur qui envahit la pièce n’était, heureusement, pas encore très nauséabonde : le sang du poulet que j’avais égorgé ce matin avant de partir de chez moi. Je vidai le contenu de la fiole dans l’eau bénie et utilisai le pinceau pour touiller l’ensemble. L’eau bénie et le sang donnèrent un liquide pesant que j’étalai, toujours à l’aide du pinceau, sur le sol. Un cercle sanglant. J’inspirai et expirai en regardant mon cercle luire sur le plancher impeccable. J’empoignai mon couteau suisse. Je retirai ma montre et la balançai sur le lit,
révélant ainsi à la lumière les sept cicatrices que je possédais sur la partie antérieure de mon poignet, au niveau de mes veines. Elles étaient alignées et formaient, à elles seules, un espace assez grand pour être dissimulées par une montre et un bracelet. J’appliquai la lame sur ma première cicatrice. Assez fort pour réveiller la blessure mais pas assez pour l’agrandir. Le couteau mordit ma peau, la trancha, la blessa. Du liquide chaud coula. J’ouvris la seconde cicatrice, puis la troisième. Arrivée à la quatrième, j’avais une flaque de sang devant moi. Je sifflai entre mes dents lorsque le vent caressa mon poignet et balançai le couteau loin de moi, par terre. J’ôtai mes chaussures, trempai mes pieds dans mon sang et dessinai avec eux, des insignes dans le cercle. Un cercle alchimique sanglant.
J’entrai au centre du cercle et celui-ci se mit à briller, à étinceler. Des sortes de racines se formèrent de part et d’autres du cercle, s’étendant dans tous les recoins de la pièce. Une déferlante d’énergie souleva ma robe, mes cheveux et fit frissonner ma peau, puis suinter mon poignet. Je fermai mes yeux et laissèrent mes racines me raconter l’histoire que j’étais venue chercher. Une sorte de mélodie macabre me pénétra le Cerveau. Comme un Requiem. Le
son d’une orgue. Des images défilèrent devant mes yeux et c’est alors que je vis. Leur passé. Ce qui s’était passé.
– Mon Dieu, soufflai-je et tout s’arrêta.

Toute l’énergie que j’avais déployée s’évapora comme si elle n’avait jamais existé. Les racines disparurent, le cercle également. Ne restait de ma sorcellerie que l’odeur métallique et nauséabonde de
mon sang mêlé à celui du poulet.
Je regardai mon poignet et m’aperçus que les blessures aussi avaient entamé leur processus de cicatrisation. Je remballai mes affaires et remis ma montre en place avant de descendre les escaliers. Je me sentais un peu étourdie lorsque j’atteignis le salon de Madame Macpherson. D’ailleurs cette dernière buvait une tasse de café, tranquillement assise sur son sofa.
Il y a ceux qui paient, il y a ceux qui bossent, n’est-ce pas ? Je demanderai une augmentation à Anthony. En espérant que ce radin m’écoute !
Je me dirigeai vers un meuble près du mur et y déposai mon sac. J’allai me servir une tasse de café également. Il y avait une seconde tasse sur la table basse.
– Alors ? Fit la voix de ma cliente.
– Alors je dors ici ! Répondis-je du tic au tac.
Ça allait être marrant.

 

By Dahlia Morgane Rouge, Tous droits réservés.

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