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Il était une nuit…

(Genjiru S Uchiwa)

 

La nuit était tombée,

Le ciel laissait ses larmes se déverser dans les rues de la cité.

Il était minuit moins le quart,

Et Marine s’apprêtait à vivre un cauchemar.

Ses pas se faisaient de plus en plus pressant,

Ceux de son poursuivant encore plus oppressant.

Il la suivait depuis déjà des heures,

Et Marine se disait que peut être était venue son heure.

D’où sort-il ?

Qui est il ?

Marine ne le savait,

Mais son cœur lui disait : survie ou ce sera le péril !

 

(Dr Ted)

 

Sous le ciel noir d’une blanche nuit,

La brune Marine avait une peur bleue…

Morte de peur et la peur en vie,

Rentrer indemne était son seul vœu…

Pas à pas il prenait peu à peu de l’avance

Elle n’avait de doutes sur ses arrières pensés

Qu’elle aurait sans doute les arrières pansés,

Si elle prenait du retard sur ses avances…

Prisonnière d’une nuit blanche et sèche,

La pression bloquait ses glandes salivaires

Cette fille canon avait allumé la mèche

De ce boulet en ce soir de sale hiver…

 

(Mister L.)

 

Voilà comme une de ces histoires sans fin elle ressemble,

Comme à des émotions sans fin elle rassemble,

Tout ce passe comme une prose sans pause,

De peu de courage et d’énergie elle s’impose.

La main sur  sa gorge il l’étouffe,

Les doigts plus bas fouillent sa touffe,

Un viol de plus dans cette ville sombre,

Gouvernée à la tombée de la nuit par des ombres.

Une agression quoi de plus banal,

Un meurtre quoi de plus normal,

Et pendant que son haleine embuée l’envahit,

Sous ses yeux sans vie tout en larme elle est ébahit,

La cruauté de la vie dans sa toute puissance,

Et sans mot elle se dirige en toute impuissance,

Vers un sort qu’elle aurait préféré autre que le sien,

Une pensée au bon Dieu qui avait permis à tout escient…

 

 

(Fahi Leila)

 

Pourquoi a-t-Il permis à l’horreur d’être ?

Personne ne sait et on ne s’en préoccupe guère

La prenant contre un mur l’autre malotru n’en a d’ailleurs pas cure

Il besogne et frappe la pauvre fille qui s’écrase contre le mur

Pas un mot pas une phrase

Juste les cris qui s’étouffent dans l’océan de larmes

Pas une pause pas une phase

Juste les coups inlassables et interminables dont le bruit personne n’alarme

O cruel destin pour la pauvre Marine

Violée à un coin de rue à deux pas de son doux toît

O cruelle infamie perdre son innocence sous une terreur qui vous couvre d’urine

Violée et salie même la pire catin vous pleure et du regard vous défie

Voilà d’ailleurs que passent les gens

Ils s’arrêtent et sourient

Voilà maintenant que passent des garces

Elles se pressent et s’enfuit

N’y a-t-il donc personne pour aider Marine…

 

(Petronille Vanessa A.)

 

Que sera ma vie après cet acte ?

Il a souillé mon corps, il a souillé ma vie.

Il m’a lié à lui comme par un pacte,

Sans le vouloir il est moi je suis lui.

De quelle eau me laverai-je ?

Je veux me débarrasser de son odeur.

Par quelle force me relèverai-je ?

La laideur de cet acte semblable à son auteur,

Me hante, je voudrais tant oublier cette image.

Je peux percevoir son souffle, son rire résonne en boucle,

Je ne veux plus être moi, je veux quitter ce trouble.

 

 

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4 comments

  1. Dr Ted , est dune originalité certaine. Avec des un style assez figurer. J’explore tout son catalogue pour en avoir plus sous la dent.

  2. jolie texte et pauvre Marine .
    PS:pensez quand-même à vous relire , parce que vous laissez passer des fautes d’inattention .

  3. Marine la soeur de Seiya ! Waaa Pauvre petite.

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