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Bébé ça va aller (fin)

-VIII-

Plusieurs jours sont passés ; je suis à l’hôpital. Julie est sortie une semaine avant moi. Elle a finalement renoué avec ses parents m’a-t-elle dit. Quand je suis ici, je ne peux m’empêcher de penser à elle et à ce que sera l’avenir. On n’a pas eu le temps ou l’occasion de vraiment parler de ce qui s’était passé et surtout d’un possible avenir. Ah ! Mais quel avenir… Elle m’a offert sa virginité sous la contrainte, je l’ai violé, moi un monstre déjà détestable ; elle fait juste bonne figure devant moi c’est sûr. J’ai honte mal et peur. Elle doit me haïr dans le fond. Et pourtant je l’aime éperdument, follement…

Il est vingt et une heure ; ma mère est à mon chevet et me force à finir le plat de Ndole plantains qu’elle a apporté. Ah les mères ! Elle veut que je finisse tout un thermos de légumes en une fois dans mon état ; je n’en peux plus mais bon je ne peux rien lui refuser. Quelqu’un toque à la porte ; mon père, une femme et Julie entrent. Je suis partagée entre joie et stupeur. Mon père ne met jamais les pieds dans les hôpitaux sauf pour des urgences.   Je jette un coup d’œil à maman pour savoir si elle est au courant de quelque chose mais elle aussi est surprise.

Mes yeux se tournent vers Julie ; elle évite mon regard, baisse les yeux je sais qu’elle a pleuré. Elle est préoccupée que peut-il bien s’être passé. Qu’est ce qui ne va pas ?

  • Thomas, je te présente madame Moumié, la mère de Julie. Normalement je serai venu avec le père de la petite mais il est souffrant et à l’étranger pour l’instant. Nous savons ce que vous avez vécu avant et pendant votre captivité. Je voudrais savoir. Que ressens-tu pour Julie ?
  • Euh…je… je l’aime, je l’aime tendrement et plus que tout.
  • Alors si l’on te proposait un mariage pour sceller l’union entre nos deux familles tu serais d’accord ?
  • Je euh… seulement si Julie est d’accord et l’acceptes de son plein gré. Et surtout si elle me pardonne…
  • Thomas, dit Julie timidement, tu n’as rien, à te faire pardonner. Pour ce qui s’est passé, tu n’avais pas le choix, nous n’avions pas le choix.
  • Julie…
  • Bien, vous êtes donc consentante mademoiselle Dikosso.
  • Oui monsieur Ahanda.
  • Bien ; dès que tu sortiras d’ici nous ferons le mariage alors.
  • Euh… on ne nous demande pas notre avis pour la date ? Et enfin… rien ne presse que je sache, balbutiais-je.
  • Si, dit enfin la mère Moumié d’un ton posé. Ma fille a déjà perdu sa vertu dans vos bras, je vous supplierai de ne pas lui faire perdre son honneur et celui de notre famille. Elle porte votre enfant et mon premier petit-fils naitra dans un mariage, ni son père ni moi ne tolèreront un bâtard.

Julie détourne le regard et une larme file sur sa joue. Comment cette femme peut-elle parler aussi durement. Dans ces circonstances elle n’a même pas une pensée pour l’horreur que sa fille a vécue ? Non mais sérieusement elle va…

  • Thomas… je ne te forcerai pas à te marier si tu ne veux pas… ce n’est pas grave pour…
  • Ne dis pas de sottises Julie ! Regarde où tes envies d’indépendance et de liberté t’ont mené ?
  • Maman arrêtes s’il te plait. J’aime Thomas mais je ne veux pas lui forcer la main au nom d’un soit disant honneur ou je ne sais…

Vlan, madame Moumié vient de gifler sa fille.

  • Je ne t’ai donc rien enseigné ?
  • Madame, tonnais-je en bondissant de mon lit après avoir brusquement retiré ma perfusion. Traitez votre fille autrement ! Elle mérite votre respect et votre considération. J’épouserai Julie. Si elle veut bien du monstre que je suis alors je l’épouserai. Je prendrai soin de l’enfant quelques soit le cas et de Julie aussi quoi qu’il arrive. Alors laissez la tranquille.
  • Toute la détermination et le sérieux dans votre regard me suffit. Désolée ma chérie, je voulais lire sa réaction et te secouer un peu.

Je ne le crois pas, elle voulait nous tester ? Non mais c’est qui cette folle. Et c’est sur ces mots qu’avec mon père ils sortent de ma chambre d’hôpital, me laissant seul avec Julie.

  • Alors comme ça… tu veux bien m’épouser ?
  • Oui
  • Tu portes un petit bonhomme ou une petite princesse qui est de moi ?
  • Oui
  • Je t’aime tu sais…
  • Je sais Thomas et je t’aime aussi… Je vous aime monsieur Akwame.
  • Mademoiselle Dikosso… je vous aime ma princesse, ma reine, mon ange.
  • Ne me flattes pas trop tu sais…

Et là je l’ai embrassé tendrement. C‘est notre premier vrai baiser de couple et je ne l’oublierai jamais.

 

 

EPILOGUE :

 

Et nous voici sur cette plage. Qui aurait cru que nous nous retrouverions ici ; Qui aurait cru, après notre petit entretien d’embauche qu’un jour j’aurais le privilège d’être ici ; Qui aurait dit que le gros jaloux timide que je suis, allais  se retrouver l’homme d’une seule femme qui plus est une déesse ; Qui aurait cru que notre amitié platonique aboutirai à nous ici un corps, une chair, unis pour la vie ; Qui aurait cru que nous passerions par un kidnapping, des morts et un viol pour en être là à un mariage ; Qui aurait cru que le boucher invisible trouverait grâce à tes yeux. Qui l’aurait pensé ? Personne et pourtant nous voici.

Alors que je tiens ta main sur cette plage au clair de lune, je n’ai qu’une seule certitude :

  • Tu sais quoi Julie ?
  • Chéri ?
  • Je sais une chose, c’est que je t’aime passionnément et parce que je t’aime de tout mon cœur et de tout mon être, parce que tu m’as apporté ma lumière et l’espoir, je ne sais qu’une une seule chose… Bébé, ça va aller.

Fin

FAHI Leila, Bébé ça va aller;

Collection midnight novels by l’Afrique écrit;

Tous droits réservés.

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