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Bébé ça va aller (suite 5)

-VII- Suite

  • Alors c’est lui le boucher, dit-il d’une nasillarde et plutôt aigue.
  • Oui c’est lui cher petit-frère c’est lui. Il est impressionnant n’est-il pas. Même assis on sent sa force ; même ses yeux le trahissent.
  • Oui demandes aux hommes de les amener dans ma salle. On va s’amuser.

Les hommes en costume nous attrape je me demande si je dois me dégager maintenant. Non, c’est trop tôt, je ne connais pas les issues, ni même où on est, je ne suis pas armé et je ne suis pas sûr à cent pour cent de pouvoir sortir Julie vivante d’ici. Je sais qu’il y a surement encore un troisième frère pas ces petits blagueurs. Le fantôme ; c’est ainsi qu’on le nomme. S’il est ici, je crains qu’il n’y ait plus de pièges et d’obstacles que prévu. C’est sa spécialité si je ne m’abuse. Tiens, nous voici dans une salle étrange ; toute blanche. Pas un meuble, juste nous et en face une grande vitre teintée je suppose que des gens nous observe de l’autre côté. Les hommes me mènent à un mur et me menotte à des accroches blanches ancrées dans le mur. Je suis comme un lion enchainé je ne peux pas faire de grands mouvements. Julie a juste les poings liés ; on l’a déposé assise à mes pieds. Les hommes en noir sortent seul Jared reste dans la salle.

  • Alors… que va-t-on vous faire ? Mon frère voudrait vous mettre en rogne. Moi je voudrais vous faire souffrir et prendre mon pied. Père hélas tout à l’heure m’a interdit de faire du mal à la petite sinon ça aurait été facile de vous torturer… Je l’aurais frappé, défiguré, vous auriez observé la scène impuissant ; je lui aurais retiré quelques doigts, l’aurait déshabillé et violé ou non fait violé par mes hommes et vous auriez crié de rage encore et encore… Je l’aurais tranquillement tué après si elle était encore en vie… Là tout de suite je n’ai pas d’idées vu que je ne peux pas lui faire de mal et qu’aucun de nos hommes ne peut. Par contre, nous avions un autre prisonnier pas loin. Un vulgaire bandit, une petite frappe qu’on a chopée dans l’une de nos propriétés. Lui il n’a aucun interdit. Je lui ai proposé la liberté… mais à la condition de faire ce que je lui demandais. Alors je vous laisse deviner ce que je lui ai demandé…

Il part dans un fou rire et quitte la salle. Une espèce de gringalet entre. Il est hésitant mais aux cicatrices qu’il a sur son visage je devine deux choses ; il est originaire du nord ou de l’Afrique de l’Ouest et il y a une de ses cicatrices qui n’est pas une scarification mais bien le reste d’un coup de poignard bien appliqué sur son cou. Son corps est sec et maigre, sa démarche peu assurée et il boite. Dans son regard je ne lis d’abord rien puis quand il approche de Julie, un éclair de désir brille dans ses yeux. Il pose la main sur sa tête et la tire par ses tresses pour qu’elle se relève ; Julie est tétanisée et quand son regard plein de détresse croise le mien je ne peux pas me retenir. Mon poing droit se serre et je décoche un coup net sur le visage du petit salop, il valse à deux mètres de nous, je n’ai pas réussi à y mettre assez de force. Mais s’il retente, ces chainettes ne me retiendront pas. Julie est accrochée à ma taille en larmes.

Le type se relève. Une voix sonne dans l’interphone c’est Jared.

  • Exactement comme je m’en doutais… bon Moussa revenez à la porte prendre une arme à feu.
  • Espèces d’ordures vous n’avez donc aucun cœur, laissez-la. Tuez-moi si ça peut vous faire plaisir mais laissez-la.
  • Thomas ne dis pas ça…
  • Julie, reste dans mon dos, s’il te plait reste derrière moi.
  • Comme c’est beau l’amour… Voilà ce qui va se passer des hommes vont venir vous détacher. Mon ami Moussa sera dans un coin de la pièce et vous dans l’autre… Vous serez libre de vos mouvements et de faire ce que bon vous semblera. Mon pote ici présent est un excellent tireur, très rapide et précis comme personne. Il va viser votre petite protégée à moins que vous ne fassiez exactement ce que je vous demande.

Un homme en noir entre, remet un révolver à Moussa. Se rapproche de nous remets la clé de mes menottes à Julie et s’en va en courant.

  • Bien le jeu peut commencer. Comme vous le voyez, Moussa vise déjà votre copine et au moindre faux geste, il sait qu’il doit et va viser quitte à mourir après et croyez-moi il est vraiment précis. Vous en doutez, Moussa, tir test juste à côté de l’oreille droite de madame.

Le coup part sur le champ ; il touche en effet un bout de l’oreille droite de Julie ; elle est glacée, figée et c’est vrai à l’assurance que le bonhomme dégages déjà il est dans son domaine et est véritablement très précis. Il me faudrait trop de temps pour le désarmer d’ici ; je ne pourrais pas sauver Julie et tuer ce bonhomme du moins pas encore.

  • Bien, vous l’avez vu et vous me prenez au sérieux maintenant. Voilà donc ce que vous allez faire. Vous allez me faire plaisir.

Je devine le sourire qu’il doit avoir sur son visage en ce moment. Je crains le pire.

  • Je ne vais pas tourner autour du pot. Déshabiller votre petite garce et baisez là pour moi. Vous avez cinq minutes pour vous lancer petit veinard. Je sais que vous en mourrez d’envie…
  • Je ne… Vous êtes un grand malade !
  • Vous préférez quoi que l’on vous ligote de nouveau et que Moussa s’en charge ? Je ne vous ai laissé près d’elle dans ce but uniquement. Vous ne pourrez plus faire un seul geste quand on vous rattachera. Mais je ne pense même pas qu’on prendra cette peine. Si vous n’obtempérez pas Moussa tuera sans hésitation votre pute. Alors faites votre choix monsieur le boucher.
  • Thomas…, Julie s’éloigne d’un pas.
  • Je ne te ferai pas de mal Julie tu le sais.
  • Allons miss vous préférez mourir plutôt que de laisser le petit boucher vous faire grimper au rideau ? Il vous reste quatre minutes ; je vous préviens si vous croyez que l’on rigole Moussa fera un autre tir test à la troisième minute mais là ce sera sur votre épaule…
  • Julie !

Je la tire et me mets entre elle et Moussa.

  • Oh vous voulez faire bouclier humain… On va donc inverser les rôles. Mademoiselle Dikosso allez-vous laissez mourir monsieur le boucher ; il ne mérite pas de vivre après tout. Tiens plus que trois minutes.

Un second coup part, se loge dans mon dos, sur la trajectoire de l’épaule de Julie. J’accuse le coup et serre les dents.

  • Thomas, crie Julie affolée.
  • Ça va, ça va aller je peux supporter…
  • Tic-tac, tic-tac, le temps passe et même s’il est costaud votre petit monstre n’est pas éternel. Moussa désormais tu vises le torse de miss Julie soit directement les reins de monsieur le boucher… tic-tac, tic-tac il reste désormais deux minutes.

La balle siffle et se cale dans le bas de mon dos, sur ma taille justement. Je ne peux réprimer un grognement ; je serre les dents autant que je peux mais rien n’y peux j’ai mal, très mal.

  • Thomas…

J’ouvre les yeux, Julie retire ce qu’il reste de ses vêtements…

  • Julie non…
  • Thomas, je ne peux pas te laisser mourir… pitié… fais-le.
  • Julie non…
  • Thomas, crie-t-elle ; je t’en supplie !
  • Ecoutez la brave petite, monsieur le boucher ; elle vous supplie de lui faire l’amour ah non que dis-je de la violer…
  • Julie… je ne…
  • Ça va aller promis Thomas, je serai forte et je… je préfère que ce soit toi…
  • Julie tu es sure ?
  • Oui, et elle m’a embrassé les larmes aux yeux.

Je cède donc à nos ravisseurs. La couche sur le sol assez froid et après une grande inspiration, je lui prends sous les rires fous de ces idiots, sa vertu. Elle pleure et j’en suis navrée ; je n’ai pas le droit d’être tendre et de la préparer mais je lui chuchote que je l’aime et que je suis sincèrement désolé. Je n’y prends pas de plaisir alors la chose s’éternise ; ça fait déjà quinze minutes mais Jared veut absolument que je prenne mon pied avant de la libérer alors j’essaie, je me force mais ça ne va pas, je ne peux pas ; les larmes de Julie m’obsèdent et me déchirent le cœur. Ça fait maintenant trente minutes et je ne sais plus quoi faire.

  • Thomas, dit-elle avant de m’embrasser. Je t’aime.

Ce baiser doux et sensuel me suffit ; je mets fin à son supplice et la serre contre moi en lui disant que je l’aime aussi. Alors que je lève la tête, je me rends compte que Moussa a foutu le camp ; aucune réaction de l’autre côté de la vitre c’est sinistre. J’aide Julie qui se sent un peu honteuse et qui pleure toujours malgré tout à se rhabiller. Je lui donne ma chemise pour qu’elle soit un peu plus couverte. Quelque chose a dû se passer de l’autre côté de la vitre. Se pourrait-il que les renforts aient fait irruption ? S’agit-il de mes frères ou d’un autre camp ?

Julie et moi avançons vers la porte. Elle est ouverte, ça confirme mes soupçons. Sur le pas de la porte Moussa est mort arme en main ; la grimace sur son visage ne fait pas de doute il a été empoisonné sauvagement à l’agent X44 un poison inventé par mon frère pas de doute. Un rire sardonique très familier juste derrière moi confirme mes soupçons…

  • Alors comme ça on prend son pied en nous attendant frérot.
  • Laisses le tranquille Alan ça c’est un détail ; le mec s’est fait capturé, tiré dessus et tout ça pour une fille, ce qui est clair c’est que père n’aura plus jamais confiance en toi. Et dire que tu es supposé être meilleur que nous tous réunis ?
  • Oh laisses-le, notre petit boucher a un point faible maintenant ; un séduisant point-faible.
  • Foutez-lui la paix. Vous avez mis tout ce temps pour arriver et nous sauver ? Pitoyables larves, si je ne me retenais pas je vous tuerais ?
  • Ben voilà qu’on te retrouve. Rageur comme à ton habitude. Viens dans mes bras petit-frère. Quant à vous belle-sœur ne soyez pas effrayée, nous étions juste là pour vous sauver.

Nous sommes sortis du repaire des Khaled ; une petite villa au style colonial situé au cœur d’une palmeraie sur les routes de Limbe. Pas étonnant qu’il ait fallu tant de temps pour nous retrouver quand on pensait qu’ils étaient dans leur base de Ngaoundéré. Toujours est-il que nous sommes sains et saufs c’est l’essentiel.

 

A suivre…

FAHI Leila, Bébé ça va aller;

Collection midnight novels by l’Afrique écrit;

Tous droits réservés.

 

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