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Bébé ça va aller (suite 4)

-VII-

 

  • Comme c’est mignon. La belle et la bête, c’est un très beau tableau.
  • Thomas réveilles toi. Thomas !?

J’ouvre les yeux et devant nous se tient une bande d’hommes en noir. La cellule est désormais plus éclairée, le jour s’est levé. Un des hommes porte une gandoura bleue et a le dos tourné. C’est le chef. Quand il se retourne, j’ai l’impression d’avoir déjà vu son visage quelques part… oui, j’en suis sûr, il était au bar le fameux soir ; il était au nombre de ceux qui embêtaient Julie. D’ailleurs certains des hommes dans la pièce me semblent communs aussi ; dans la rue, dans certains bureaux, je m’en souviens maintenant ces hommes nous ont pisté et je ne l’ai même pas remarqué. Honte à moi !

  • Alors monsieur le boucher ; bienvenu chez les Khaled. Nous avons pris soin de votre petite vierge en vous attendant. Je me présente Mahmoud Khaled, ainé de la famille Khaled. Rassurez-vous on a pris grand soin de la petite elle a donc encore tout son prix. Nous nous sommes dit que vous seriez le plus intéressé dans ce marché alors nous vous avons… rapproché… Vous ne parlez pas monsieur ? Hum très bien de toute façon votre regard plein de rage parle pour vous. Même si vous vous maitrisez je lis toute votre colère mon cher ami. Mais bon qu’importe. La vente aux enchères aura bientôt lieu et vous aussi monsieur ferez partie du lot j’en connais qui veulent votre tête… Le boucher invisible a beaucoup d’ennemis et vous le savez… mais mon intention n’est pas de vous vendre ; disons que mon petit frère Jared avait comme moi d’autres envies. Chez nous ici on l’appelle le pervers allez me demander pourquoi. Mademoiselle Dikosso a failli en faire les frais mais bon heureusement pour elle la vertu d’une femme c’est sacré par ici même pour un petit détraqué comme mon frère. Attendez… vous la regardez bizarrement ; vous ne saviez pas que la petite était pure ? Oh non… pas besoin de me jeter un regard noir. Je suis ici le seul frère Khaled qui vous traitera avec délicatesse.

Il s’interrompt et fait une petite une petite ronde, nous observant d’un regard moqueur ; son visage est orné d’un sourire maléfique et dans ses yeux je lis la malice et le sadisme ; je n’aime pas du tout cet homme. Si j’en crois les informations que j’ai, il doit être celui qu’on nomme le furet. Prendre autant de temps pour me raconter des sottises… je me demande ce qu’il cherche à faire. M’énerver, faire peur à Julie, je ne le comprends absolument pas.

  • Ne cherchez pas à comprendre monsieur le boucher, dit-il en détaillant les syllabes de boucher. Vous me fascinez et je veux jouer avec vous cartes sur table ; je veux vous affronter, déchainer votre colère autant que possible, vous faire souffrir et savoir ce que le meilleur assassin qu’a connu ce siècle peut faire dans une telle situation. A part votre famille et quelques rares proches, personne ne sait que vous êtes le boucher. J’ai moi-même eu l’information par pur hasard… en fait il y a cinq ans vous étiez chargé de tuer un homme d’affaire russe avant qu’il ne puisse racheter le dernier gisement de Guidal ; moi à cet époque j’étais chargé de l’espionner pour trouver un petit scandale pour la presse pour le discréditer et permettre à un client français de faire l’acquisition. Alors je vous ai vu ce soir-là oui… rentrer dans sa chambre d’hôtel comme une ombre, éliminer d’un coup de poing à l’arrière du crâne la pauvre pute qui chevauchait le gros con ; j’ai vu la peur dans les yeux du vieux et votre visage impassible. Vous lui avez calmement extorqué des informations en le torturant avant de l’achever comme un porc. Vous lui avez ôté les yeux et retiré la langue les avez déposé sur la table-basse ; une de vos multiples signatures. Et vous êtes sorti comme vous êtes entré, comme une ombre que personne ne voit, un fantôme que personne n’entends ; j’étais subjugué par tant de talent. D’autant plus que votre travail mon petit Ahanda est sans la moindre bavure, la moindre trace. Vous êtes un expert et le mot est même petit. Je me demande bien ce que ce petit ange peut bien trouver à un démon comme vous. Ah oui j’oubliais, vous avez vu les coups sur votre petite protégée… Humm… tout de suite le regard sérieux et froid. Si ça peut me sauver de votre rage ce n’était pas mon œuvre. Je vous l’ai dit mon frère aime bien les belles femmes… mais surtout celles qui sont dociles et succombent à ses charmes or votre petite puce n’a pas été très coopérative. Alors quand la colère de mon frère a été apaisée par quelques coups, nous lui avons fait passer un petit interrogatoire… Oh mais ne rougit pas il n’y a pas de honte à avoir ma petite Julie. Je disais donc cher boucher, que votre belle nous avait confié le nom d’un homme qu’elle aime ou du moins qu’elle aimait… après tout ce que je viens de lui révéler sur vous, elle ne risque plus trop de vous apprécier.

Et le voilà qui rit sottement. Mais… mais alors Julie,… Je cherche son regard mais même si elle est toujours dans mes bras, elle baisse la tête comme si elle avait honte. Je la comprends… c’est gênant de voir son intimité dévoilée ainsi et surtout c’est honteux d’être amoureuse enfin d’avoir des sentiments si elle en a encore pour un monstre comme moi…

  • Bon, bon… je venais juste semer ces quelques informations et lire cette réaction de rage si plaisante sur votre visage. A présent, il est temps de la voir s’amplifier… mon frère aurait un deux petits cadeaux à vous faire… Jared !!! Vient te faire plaisir mon petit.

Se faire plaisir ? Qu’est-ce qu’il veut dire par là ? S’il ose je les tues tous ! Tous ! Je termine à peine ma pensée qu’un adolescent étrange entre. Il n’a pas le teint métissé de son frère ; on dirait un roux ou un albinos. Il est plutôt rond et grand ; il a le sourire de pervers et le regard qui va avec. Son aura même me dégoute déjà.

A suivre…

FAHI Leila, Bébé ça va aller;

Collection midnight novels by l’Afrique écrit;

Tous droits réservés.

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