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L’ombre de l’histoire (remastérisé): chapitre 5

Chapitre 5

 

Dix soldats engagés pour le combat dans le grand Nord ont été tués 3 jours après la diffusion de la vidéo mettant en scène le chef de l’organisation terroriste sévissant dans cette partie du territoire national. Au Quartier Général, on ne comprenait pas comment cela avait pu arriver. La zone dans laquelle se trouvaient les soldats était sécurisée et hautement surveillée. En plus, seul un nombre restreint de personne travaillant au QG était au courant du lieu où campaient ces hommes. Qu’était-il donc réellement arrivé? Le président passa un communiqué dans lequel il disait mettre tout en œuvre pour le renforcement de la sécurité des troupes sur le champ de bataille. Le ministre de la défense aussi passa devant les cameras où il annonça que le colonel et lui avait longuement discuté et que pour manifester son soutien et son implication totale dans le combat, ce dernier, sous-entendu le colonel, irait soutenir les soldats sur le terrain dans les jours à venir. L’information fût aussitôt relayée par les médias. On entendait déjà des citoyens clamer la victoire. L’arrivée du colonel dans le Nord était ce qu’il fallait pour mettre fin au désordre devenu incontrôlable. L’information était pourtant fausse. Edouard n’avait jamais pensé à aller dans le Nord. Du moins, pas pour le moment. C’était donc une manigance du ministre dont le but était encore inconnu.

 

Trois jours plus tôt, dans la soirée après la diffusion de la vidéo, Joseph et Jeanne avaient passé la nuit ensemble au Hilton Hôtel. Avant de tomber dans les bras de l’épouse de son ennemi, Joseph avait passé un coup de fil au colonel toujours devant son écran en compagnie de Marina Meka. Il était dans une rage folle mais essayait de ne pas le montrer.

-On doit mettre fin à cette histoire. Ils détiennent ma fille. Il frappa le poing sur la table et continua en disant, ça n’a pas de sens.

-Je suis désolée, dit marina. Mais pourquoi… ? Elle eu à peine le temps de poursuivre que le téléphone d’ Edouard se mit à sonner.

Elle remarque que le visage du colonel s’était fermé lorsqu’il vu le nom qui s’affichait à l’écran.

-Qui est-ce ? Lui demande-t-elle.

-Le ministre de la défense. Il décroche alors sans laisser paraître sa frustration et sa colère…Monsieur le ministre!

-Bonsoir Edouard. J’ai reconnu votre fille sur la vidéo d’il y a quelques minutes. Sachez que je suis profondément navré et que vous avez tout mon soutien.

-Merci monsieur, répond-t-il machinalement.

Joseph poursuit alors en disant:

-Je sais que le moment n’est pas approprié, je vous l’accorde mais je continue de penser et au vu des événements actuels, que vous et moi pouvons mettre fin à tout cela. Regardez jusqu’où nous mène l’incompétence du pouvoir politique en place. Aujourd’hui , ils ont votre fille. Qu’est ce que ce sera demain? Vous êtes un homme de principes et je respecte ça. Mais la sécurité du pays est plus que jamais menacée. Pensez-y colonel ! Passez une excellente soirée.

-Meilleure à vous, conclu le colonel…Pour une raison ou une autre, cet appel de Joseph sonnait comme un ultime avertissement dans les oreilles du colonel.

Marina qui l’avait observé durant la discussion voyait bien que quelque chose clochait.

-Il y a quelque chose que vous ne me dites pas lance-t-elle alors. Qu’est-ce que c’est?

Après avoir longuement hésité, il se sent obligé de lui avouer la vérité. L’histoire avec le ministre, cette histoire dans laquelle Joseph prévoit de changer le pouvoir politique en place et d’être le dirigeant du prochain régime.

 

-Vous devez vous tromper, colonel. Je n’arrive pas à y croire !

-Pourtant, il s’agit bien de l’unique vérité Marina.

-Mais Pourquoi n’avoir rien dit à moi et aux autres ? Edouard ne répond pas.

Les autres? De qui parlait-t-elle.

Devant le silence affiché par Edouard, marina renchérit comme venant d’avoir une illumination. Elle lui dit alors…

-Et s’il avait une part de responsabilité dans cette histoire? S’il avait orchestré tout jusqu’au kidnapping de Carole.

-Ça suffit maintenant Marina ! Ce que vous dites n’a aucun sens. Cela reviendrait à dire que Joseph travaille avec les terroristes ou quelque chose dans le genre.

-Et si…

-Arrêtez ! Dit-il d’un ton ferme. Allez-vous en maintenant lieutenant-colonel Marina Meka !

Clairement, ce n’était plus une demande mais un ordre de son supérieur. Même si les 2 hommes n’étaient pas les meilleurs amis du monde, le colonel était choqué d’entendre ça.

De l’autre côté de la ville, à quelques kilomètres de là, dans la chambre du Hilton, Jeanne vient de sortir de la salle de bain, vêtue d’une robe de nuit assez provocante quand Jospeh raccroche. Elle se rapproche alors de lui et lui demande:

-Qu’a-t-il dit? Parlant d’Edouard.

-Je lui ai reparlé de la proposition. J’attends une réponse rapide lance-t-il la main posé sur la joue de Jeanne qui s’était alors assise près de lui.

– Et ma fille? Dit-elle, l’air inquiète.

-Carole va bien, ne t’inquiètes pas pour ça. Ils n’ont pas le droit de lui faire de mal. Sois tranquille.

-Mais si Edouard n’accepte toujours pas. Carole sera-t-elle quand même…

Il place cette fois ses 2 mains sur le visage de Jeanne, la regarde droit dans les yeux et dit:

-Carole ne sera pas punie pour les actes posés par son père. Ton époux est un homme de principes, moi aussi.

 

C’est donc 3 jours plus tard, alors que le colonel n’avait donné aucune réponse à la proposition, qu’il y eût le massacre des 10 soldats et le message du ministre de la défense aux médias en rapport avec la déportation prochaine du colonel sur le champ de bataille dans le Nord. Les deux hommes eurent une altercation privée durant laquelle le colonel disait désapprouver fermement les paroles du ministre. Le ministre loin de s’enflammer et gardant son sang froid, su convaincre le colonel d’accepter ce qu’il avait dit aux médias. La Date du départ avait alors été fixée.

 

Que sont devenus Stephan et Diane?

Pendant 3 longs jours, ils étaient enfermés à l’arrière d’un 4×4 noir qui roulait vers une destination qui leur était inconnue. Parfois le véhicule s’arrêtait pour des pauses obligatoires et Stephan, entraîné pour ce genre de situation, tentait en vain de se repérer. Quelques fois, il entendait le bruit que faisait les mosquées au moment des prières et imaginait alors où ils pouvaient être sans toutefois en avoir la certitude. Le 3ème jour, ce jour où les soldats avaient été tués, le voyage pris fin. La chaleur qui les dévorait Diane et lui, lui permit de savoir où il pouvait être, tous les deux déshydratés et manquant de sommeil. On ouvrit alors la malle arrière pour les faire sortir, leur enlevant les bandeaux qui cachaient leurs visages. Le soleil n’avait jamais frappé aussi fort dans leurs yeux. Il leur fallu un moment pour se réadapter à la lumière du jour.

-Où sommes-nous ? Demande alors Stephan lorsqu’il est de nouveau capable de voir sans cligner les yeux.

-Dans le grand Nord mon petit, lui répond l’homme qui semblait diriger les opérations au domicile du ministre de la défense. Il continua en disant…Avez-vous déjà vu de vrais terroristes?

 

Lui et les autres hommes éclatèrent alors de rire, pendant que Diane dans les bras de Stephan était terrifiée.

 

Ils furent alors emmenés de force dans un endroit qui ressemblait à une étable. Et lorsqu’ils furent à l’intérieur…

 

-Carole!!Lança Diane, les yeux envahis de larmes.

Elle couru alors vers son amie assise à même le sol, dans un sale état. Elle pût à peine reconnaître ses amis. Diane lui tint alors les mains et Carole dit..

-Diane, c’est toi?…C’est bien toi?

-Oui, et je suis avec Stephan.

-Pourquoi êtes-vous là? Stephan.

Alors qu’il essayait de la rejoindre, on mit alors fin à leurs petites retrouvailles.

 

L’heure était venue pour le colonel de rejoindre ses soldats. Une brève cérémonie avait été organisée par le président à l’aéroport de Yaoundé où le colonel prendrait un vol militaire, et se rendrait à Maroua d’où il serait escorté par des militaires jusqu’au lieu où était le reste des troupes. Le président ordonna au militaire assurant la sécurité du colonel qu’il souhaite le revoir une fois sa mission accomplie. L’événement était retransmit sur la chaîne nationale. Peu de temps avant son départ Joseph et lui s’étaient une nouvelle fois entretenus en privé, ce dernier essayant toujours de le faire rejoindre son groupe. Jusqu’à son départ, Edouard resta intransigeant.

 

-J’ai juré de servir le Cameroun, monsieur. Lui avait dit le colonel. Et je compte bien tenir parole.

Joseph salua Edouard avant son entrée dans l’avion. Marina était là, un rang derrière le président et souhaita dire un mot à son officier supérieur.

-J’ai confiance en vous. Revenez-nous vite, vous savez de quoi je parle. Vous et moi devons découvrir la vérité monsieur, lui dit-elle avant de lui faire un salut militaire qu’il lui renvoya.

 

Le colonel monta dans l’avion, les regards étaient sur lui comme s’il était l’homme qui allait tout changer. Joseph se mit alors à applaudir, suivi ensuite par le reste des gens venus pour l’occasion….

 

Une semaine seulement après son départ, on rapporta une nouvelle au président de la république. Edouard Hada avait été tué lors d’une attaque surprise menée par le groupe terroriste. Coïncidence ou encore une partie sombre de l’histoire que nous ignorons?

 

Carole avait été relâchée et était rentrée dans un assez mauvais état aussi bien mental que physique. De toutes les façons, elle était sauve, au grand bonheur apparent de sa mère. La nouvelle de la mort du colonel Hada arriva auprès de la population comme un électrochoc. Le sujet était dans toutes les bouches, du plus vieux au plus jeune. Quant à Stephan et Diane, nul ne savait encore ce qui leur était arrivé. Marina sombra un moment dans la dépression. Samuel, le fils de Joseph reçu l’info alors qu’il était dans une boite de nuit à Paris entrain de faire la fête. Le président lui même était dévasté par cette soudaine et tragique disparition. Un pilier de son régime venait de tomber au combat. … Il y avait pourtant un homme qui se réjouissait de cette situation, qu’elle fut provoquée ou une simple coïncidence. Un homme voyait là une occasion, après de longues années d’attente, de mettre en marche son plan. Il allait pouvoir atteindre son objectif…Rien ne pouvait désormais lui barrer le chemin. Oui, un seul homme: Joseph Koffi….

 

By Mark William, Tous droits réservés.

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One comment

  1. « Et ma fille? Dit-elle, l’air inquiet. ». Vous vous fichez de moi? ? Ça, ce n’est pas une  » Mère ».
    Comment peut-on être proche de quelqu’un qui fait du mal à sa fille? Au début de l’histoire, j’ai même cru qu’elle n’était pas sa mère biologique. Trop de désinvolture. Elle affecte d’être inquiète, émue, comme si un coin de sa tête lui rappelait à quel point c’était insensé… Quelle manque de chaleur… Je suis vraiment choquée.

    Dommage que l’on ait fait mourir ce monsieur (Le Colonel HADA). Mais pas si mal après tout. Ça rend les choses plus réalistes, et dramatiques.

    Cette femme « Jeanne », Je La Surveille ?
    (J’ai son Macabo).
    ??? Belle Série.

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