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Chroniques d’un couple jour 3 : Retrouvailles

Lui :

 

Le ciel est bleu,

Les nuages sont blancs,

Les rouges-gorges chantent,

Les cerisiers sont en fleur,

C’est le printemps,

C’est la saison des amours.

 

Trois jours sont passés,

Depuis ce fameux soir,

Trois soirées sont passées,

Mais était-ce réel?

 

Je l’avais tenu par la main,

Sans parler nous avions marché,

Sans murmures nous avions avancé,

Sans un regard nous avions convergé.

 

Le parc était plein, tumultueux,

Mais je n’entendais rien,

Abasourdi par le bruit des battements de mon cœur,

Je n’en croyais pas mes yeux.

 

Combien de minutes s’étaient écoulées?

Je n’aurais pu y répondre,

Après avoir marché nous nous étions arrêtés sous un arbre,

Un cerisier du Japon.

 

Qu’aurais-je pu lui dire,

Elle tel un ange, se tenant devant moi.

Timidement elle me regardait,

De ses grands yeux d’amande elle me fixait,

Comme une pirogue sous une vague,

Mon cœur se mit à chavirer.

 

Inconsciemment, presque naturellement,

Je la tins par la taille et la serra près de moi,

Son corps était chaud, et sa respiration froide,

Sa peau était douce et elle sentait bon,

Un vent venu du zénith se leva,

Ses cheveux s’envolèrent recouvrant mon visage,

D’un geste délicat elle les ramena en arrière,

Se rapprochant encore plus de moi,

Serré nous ne formions qu’un seul.

 

Je n’aurais jamais plus jamais pareille occasion,

Prenant mon courage j’avançai mon visage,

J’allais l’embrasser quoi qu’il m’en coûte,

Et fermant mes yeux j’ouvris délicatement mes lèvres,

Le chemin de nos deux visages quoique court,

Me parut particulièrement long.

Et puis sans crier gare elle s’était dégagée,

Elle avait couru, jusqu’à disparaître de ma vue,

Et moi j’étais là prostré, sans énergie.

 

Le ciel est bleu,

Les nuages sont blancs,

Les rouges-gorges chantent,

Les cerisiers sont en fleur,

C’est le printemps,

C’est la saison des amours.

 

Et moi je suis couché dans mon lit,

Seul sans espoir ni rêve,

Mon amour, mon doux amour,

Avant d’avoir commencé s’était déjà dissipé.

 

Trois jours se sont écoulés,

Et son parfum encore flotte autour de moi,

Les formes de son corps ont laissé une empreinte en moi,

 

Je hais l’amour,

Je hais les contes de fées,

L’amour c’est que pour les gosses,

Mais attend on sonne à la porte,

Laissons sonner, je ne veux point recevoir de visite,

Laissons sonner, ce monde n’est plus mien,

Mais attends pourquoi mon cœur picote?

Pourquoi cette sensation étrange du familier,

Serait-ce…

Elle :

 

Mon Dieu je suis folle, inconsciente, stupide,

Comment ais je pu,… Faire une chose pareille,

M’enfuir à ce moment précis,

Comme si je ne savais pas,

Comme si depuis longtemps je n’en rêvais pas,

Pourquoi ai—je commis un acte aussi sot ?

 

Et o non… Que doit-il penser de moi ?

Il doit me haïr désormais c’est sûr,

Il doit penser que je ne suis qu’une petite prude sotte ou pire une allumeuse,

Juste ciel je vous en supplie faites qu’il ne me déteste pas,

Pitié faites que je lui plaise encore,

O pitié… Je l’aime tant.

 

Et merde ma vieille réveille-toi,

Qu’espères-tu d’une telle romance,

Tu dois garder la tête froide, l’esprit droit,

Tu ne peux pas te permettre ça,

Trois jours déjà qu’en pensant à lui tu te traînes comme une loque,

Tu ne peux décemment pas craquer et pire céder aussi follement …

 

Ressaisis-toi, regardes ce reflet !

C’est celui d’une gagneuse, d’une battante,

Il n’y a pas de place pour un homme dans cette vie de batailles,

Et puis un manœuvre en plus tiens,

Bof pour ça je ne le juge point,

C’est un homme bon et courageux, brillant et mystérieux et si…

 

Et voilà je ne trompe personne même pas moi.

Je suis fichue, fichée, mon nouveau statut,

Amoureuse éperdue…

Si au moins il sortait de ma tête

Que je puisse penser sainement mais jamais,

Depuis que j’ai commis l’irréparable folie de m’enfuir…

 

Je me sens minable et incomplète,

Folle, perdue et désuète,

Cet homme me manque,

Chaque fibre de mon être l’appelle et le réclame,

Chaque neurone de mon cerveau crée encore et encore le baiser manqué,

Chaque souvenir plus ancien se brouille pour replacer ce moment inouï.

 

A quoi pouvais-je bien penser ?

A oui c’est vrai ça aurait été mon premier…

Une vieille fille comme moi comme j’ai honte,

Ç’aurait été mon premier vrai baiser et il aurait été parfait,

Mais je me suis enfuie comme à chaque fois dans ma vie où ça devient concret,

J’ai laissé l’homme de ma vie dans ce parc… et je ne sais même pas si je le reverrai.

 

Le chantier est fini,

Peut-être que pour une autre ville il est déjà parti,

Mais je… je… je ne dois pas laisser les choses ainsi,

Je l’aime et je dois le retrouver,

Rester à déprimer chez moi ne va rien arranger,

Alors je m’en fou oui, je vais dans mes dossiers fouiller son adresse et je vais le chercher.

 

Où est tout mon courage ?

Jésus Marie Joseph et tous les anges, pitié aidez-moi à sonner,

Je n’ai pas payé un taxi dépôt,

Marché sur ses sentiers bizarres pour venir m’arrêter ici,

Allez vas-y sonne,

Mince je n’ai même plus la force de retirer mon doigt de la sonnette.

 

Mon cœur va lâcher,

Mes jambes s’entrechoquent et mon souffle est coincé,

S’il ne se ramène pas vite c’est sûr je vais crever,

J’ai envie de fuir, de courir, m’en aller,

Je sens qu’il arrive,

De tout mon cœur, de tout mon être, je le sens.

 

Et le voilà…

Pantalon en jean noir et débardeur,

Je n’ose même pas brisé le silence,

Eh mince, je… pourquoi je pleure,

Allez parles petite sotte, secoues-toi parles,

Je… Je…

 

L’Afrique écrit, tous droits réservés.

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