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Duel de l’horreur (Acte II)

Mysterious

 

 

Son sexe le grattait, les poils de son pubis le démangeait. Justice Edang se tournait et se retournait. Important promoteur, les affaires n’allaient pas fort. Il avait déjà épuisé tous les recours en banque et il filait tout droit à la faillite. Sa maison était hypothéqué, et il avait même déjà pris plusieurs hypothèques sur ses propriétés extérieures. Il était au fond du gouffre lorsqu’un partenaire lui avait proposé une solution toute simpliste: Voir un marabout.

 

Au départ il avait été réticent, mais avait il seulement le choix? La rencontre avait été plus simpliste qu’il ne l’avait imaginé, pas de gris-gris, pas d’incantation, rien. Il avait posé son problème, le marabout, torse nu lui avait remis trois oeufs. En plus d’une enveloppe de deux millions (pour les ancêtres) il devait manger ses trois oeufs un par jour, et ne devait pas jouir, ni avoir de rapport sexuel. C’était si simple, qu’heureux ne se hasarda pas à demander s’il y avait d’éventuelles conséquences.

 

Deux jours étaient passés sans encombre. Mis à part le sexe qui le démangeait rien d’extra. Le troisième jour au matin Justice fût réveillé par plusieurs collaborateurs, tous étaient unanimes, les actions en banques des différentes entreprises étaient remontées en flèches, sans réfléchir fou de joie il se leva, et à coup de fils se mit à donner les différentes actions à entreprendre, les virements, les paiements, les livraisons, les contrats à signer, ceux à résilier, etc.. Il y avait tellement à faire que, sans le savoir, il était déjà 21h. Ce sont les démangeaisons de plus en plus forte qui le tirèrent de son euphorie et des émotions de la journée.

 

Tout au long de la journée il avait vécu avec ce sentiment d’oubli, mais quoi. Arghhh! D’un rale il pesta. Il venait de s’arracher un bout de chair en se grattant les testicules, “putain” s’écria t-il! Mais sans pour autant s’arrêter il continua à gratter son sexe, du sang coulait à mince goutte, mais c’était trop bon. Du coup il se rappela! Il n’avait pas pris le troisième oeuf. Pris d’un doute soudain il appela son marabout au numéro qu’il lui avait laissé. Rien au bout du fil à part un grésillement, le réseau semblait avoir un problème. Allô Allô répéta-t-il? Après un bout, une éternité selon lui une voix répondit à l’autre bout du fil:

 

  • Bjr Justice, je sais pourquoi vous appelez, je sais tout, vous n’avez pas mangé le dernier oeuf je me trompe?

  • Non en effet, j’ai eu une longue journée, et mon sexe me démange pourrais-je le prendre demain?

  • HAHAHAHAHA! Justice ça ne fonctionne pas ainsi, mais comme tu m’es sympathique je vais t’accorder 30 minutes supplémentaires, débrouilles toi à manger cet oeuf ou alors... la fois c’était faites plus calme, froide, menaçante à la limite.

 

La communication s’arrêta sur cet échange. La panique le gagna d’un coup au fur et à mesure qu’il prenait conscience de son acte. Il avait avait passé un pacte avec des forces démoniaques et ce n’est pas un sujet à prendre à la légère. D’un bon il se leva du lit sur lequel il était couché. L’oeuf était resté dans la concession familiale à DEIDO et la il était à PK8. démarrant sa voiture en trombe, Douala et ses embouteillage, heureusement il connaissait la ville de fond en comble. Au gré de multiples raccourcis il se retrouvai au carrefour ESSEC la route était dégagé, il passerait par là et en un rien de temps se retrouverai à l’école publique DEIDO et de là la maison était à deux pas! Un rayon de soleil après la peur qu’il venait de ressentir, il mangerait cet oeuf, et tout irait mieux. Il n’eût pas le temps d’aller plus loin dans sa pensée que sous ses yeux en pleine montée de la CAMTEL, un camion citerne de la brasserie se renversa. Et avec pour effet un attroupement immédiat des badauds qui se disputaient les bouteilles versées.

 

 Après de longue minutes infructueuses d’attentes il décida de sortir de sa voiture et d’aller au pas de course, la maison n’était plus loin de toute manière. L’affluence était telle que pour s'extirper de la foule il lui fallut de longues minutes mais le voilà qui s’élançait au pas de course maintenant. Son élan fut stoppé par une violente douleur au niveau de son sexe, puis par une autre, et plusieurs autres ensuite. Se pliant de douleur, Justice se laissa tomber au sol face à la douleur. La sensation de gratouille qui avait disparu, a laissé place à une sensation nouvelle. Celle-ci s’étendait jusqu’au niveau du nombril. Tout était sombre, un bosquet. En face de lui le cimetière de Deido, une sueur froide le traversa. La sensation augmentait, d’un rapide coup d’oeil il vérifia qu’il n’y avait personne autour de lui. C’était désert, il défit le bouton de son pantalon, baissa la fermeture, ensuite il fit descendre à la mi-cuisse le pantalon et son bermuda en même temps.

 

Justice émit un, deux puis un troisième cri plus long et horrifié face à la vision qu’il avait sous les yeux. Sur son sexe, son pubis ses cuisses il y avait des yeux. De grand yeux comme ceux d’un bouc. Ils clignaient sans arrêt, tournaient dans tous les sens. Certains étaient encore fermés. Justice ne comprit pas d’abord ce qui lui arrivait, il voulut crier à l’aide mais quelque chose retint son attention. Il était toujours à Deido, bien à Deido mais tout était différent, plus sombre. Finis les lumières de la ville, tout était dans les ténèbres. Il sorti son téléphone, la barre du réseau était inexistante, et d’ailleurs rien ne fonctionnait même plus dans son téléphone, la montre s’était arrêté. Son ventre maintenant le démangeait, on aurait dis qu’on lui avait remis un bouquet d'absinthe. Sans y prêter gare il se mit a gratter la partie frénétiquement, la sensation de picotement qu’il ressenti après un moment fut suivi d’une impression de dégonflement. Comme s’il avait percé un ballon d’air. Instinctivement il regarda sur la place, un oeil avait été crevé et l’emplacement sur lequel il était situé avait laissé place à un vide. Pas pour longtemps car une plaie béante se forma à cet endroit. Et petit à petit s’en écoulait des cafards. Chaque cafard qui sortait de la plaie lui causait une douleur horrible. Justice remonta son pantalon et à la hâte et commença à courir en criant à tue tête à l’aide. Des minutes s’écoulaient, sans qu’aucun signe d’une âme qui vive ne soit détecté. La conclusion était là, il était dans un autre monde, une autre réalité.

 

Tout en courant dans ce monde étrange qui n’était pas le sien, Justice prenait la mesure de son acte: On ne pactise pas avec le diable. Alors qu’il avançait, boitillant, et souffrant. Il entendit des pas derrière lui. La peur le glaça, la voix d’une petite fille se fît entendre derrière lui...

 

  • Monsieur monsieur, mon bon monsieur mes parents m’ont abandonné et je ne sais pas où je suis, pouvez vous m’aider?

 

Rassuré il se tourna pour aider l’enfant, qui au son de la voix ne pouvait avoir plus de 8 ans. Avec un sourire bienveillant, s’apprêtant à dire un mot gentil à cette jeune fille qui devait être une victime tout comme lui. Il s’arrêta net. Devant lui se trouvait bien une petite fille, mais... Un côté de son visage lui manquait, le côté gauche. À la place des morceaux de chair en putréfaction, qui tombaient en lambeaux. L’oeil droit était absent, et à la place de la narine gauche se trouvait un trou. Ses dents étaient aussi longues que le doigt d’un homme, et touchait son menton. Elle avait un torse recouvert sous une robe blanche et était pied nu. Ses cheveux long recouvraient de manière éparse son crâne dégarni, enfin ce qui restait de son crane.

 

Sans demander son reste Justice se retourna et se mit à courir dans la direction opposé. Plein d’adrénaline face à cette vision d’horreur il se mit à courir, tout en oubliant sa douleur. ​​ Derrière lui, de sa plaie béante coulait non pas du sang mais toute sorte d’insectes repoussant. La jeune fille toujours sur place se courba pour en ramasser un. Une espèce de mille patte plus exactement un scutigère véloce. Ce mille patte fait entre 25-30 centimètres de long. Elle l’attrapa par le milieu, sans hésitation le jeta dans sa bouche. Elle se macha un moment, des morceaux ressortaient de sa bouche au même moment qu’elle mâchait. Ses yeux s’éclairèrent, elle leva les yeux vers le ciel et cria d’une voix aiguë et stridente.

 

 

Le son de la voix fît perdre l’équilibre à Justice, celui ci trébucha et se retrouva au sol. Il devait avoir une cheville foulé. Car il retomba d’un coup. Il souleva le bas de son pantalon pour s'ausculter, il avait mis une bonne distance entre la fillette et lui. Les yeux le regardait, ils étaient au niveau de son pied, de sa main. Il regarda encore bien tout son corps était recouvert de ces yeux énormes et lugubres. On aurait un homme atteint de varicelle, mais au lieu des boutons, sa peau était recouverte d’yeux de bouc. L’oeil au niveau de sa cheville était crevé aussi et maintenant en sortait une énorme araignée. Justice, au bord de l’hystérie, commença à pleurer dans un premier temps regrettant sa décision stupide, puis graduellement pris d’un début de folie, tendit sa main à travers le sol et ramassa le premier objet à sa disposition, en l’occurrence une pierre. Il se mit à frapper, frapper ses horreurs sur son corps, sa jambe, son bras, et même son sexe. Du sang en giclait, parfois du pus, ou alors un liquide visqueux. Au bout d’un moment à court d’énergie il cessa de frapper, ouvrant les yeux les yeux avaient disparu sur certaines parties.

 

Au cri de la fillette, un silence suivi. Ensuite, petit à petit, de part et d’autres du cimetières des bruits commençaient à se faire sentir. Des tombes s’ouvraient, les maisons inhabitées s’éclairaient. La vie semblait naître dans ce monde obscure. Des créatures de toutes les formes, des morts, des squelettes, des spectres; tous se réunirent autour de la fille. Celle-ci cette fois d’une voix plus grave, tout en mâchant son repas éleva sa voix au milieu de l’assistance.

 

  • Le repas est là! Que personne ne se serve un morceau. Ramenez le vivant et dans le meilleur état possible sinon vous savez tous ce qui vas se passer criât elle!

 

La foule comme un seul homme hurla...

 

À suivre...

 

 

 

Eien...

 

La puanteur qui me saisit une fois mon pied droit posé dans la chambre 404 de l'appartement StoneHail, manqua de me faire tomber à la renverse. On aurait dit l'odeur des déjections animales et humaines qui dateraient probablement de plus d'un mois.

Je torchai le sol et je constatai que j'avais raison de penser aux déjections, parce-que ma botte s'était pris dans des excréments qui étaient ornés de mouches, de drosophiles, des vers de terres et toutes sortes de bestioles !

 

« Beurk ! » Arrivai-je à articuler avant de sortir mon mouchoir de la poche de mon veston pour me couvrir le nez.

 

La torche toujours rivée vers le sol, je me couvris le nez de l'autre main avec mon mouchoir et je cherchai comment avancer. C'était un véritable dépotoir de merde !

 

Des déjections, encore des déjections et toujours des déjections. Des mouches qui dansaient au-dessus en un rythme mauvais pour mes oreilles fragiles, les cafards qui voltigaient partout dans la salle, qui marchaient sur les excréments. Les lézards qui avaient trouvés leurs terrain de chasse et pourchassaient les cafards et autres bestioles.

Je me demandai comment les lézards arrivaient à respirer ici.

 

Je posai le deuxième pied à l'intérieur de la chambre et fermai délicatement la porte en bois derrière moi. Tous mes sens m'hurlaient de m'en fuir, de m'échapper avant que ça ne dérape ! Mais je ne pouvais pas ! Je savais que je devais résoudre cette affaire avant que les flics n'arrivent !

 

La lumière de la torche illuminait tout ce que je n'avais nul envie de voir ! J'avais vraiment horreur des cafards, en plus de ceux qui volent ! J'en avais horreur !

Je baladai la torche en cercle au tour de moi, me retournant pour bien voir. Il n'avait que moi et le noir, moi et les ténèbres qui susurraient des mélodies affreuses, des mélodies de peur à me glacer le sang ! Mes poils s'hérissèrent et la puanteur affreuse s'accentua dans mes narines et pénétra mes poumons avec force malgré la barrière docile de mon mouchoir.

 

« Réglons ça et allons nous en ! » me dis-je à haute voix dans ma tête.

 

Je fis un deuxième tour avec ma torche, et cette fois-ci, la vue fut différente. Ce n'était plus que les cafards voltigant et dansant des balais maudits avec les mouches et les moucherons, Non ! Ni les déjections puantes encore moins celles collées à ma botte noire qui me glaça le sang et réussit à me faire faire une pause involontaire sur mes battements de coeur ! Non !

 

C'était la jeune fille assise sur un canapé en cuir rongé par des rats et des cancrelats. Elle n'était pas là quand j'avais fait le tour de la pièce de ma torche, ni le canapé d'ailleurs !

J'étais tellement sidérée par son apparition que je ne pus empêcher mes yeux de rester rivés sur elle.

 

Elle était tellement pâle, même les morts auraient été jaloux de la façon dont elle était pâle. Elle avait des yeux d'un gris clair et monstrueux. Son regard, il était tellement... Tellement vide qu'il manqua de peu de briser mon esprit.

 

Elle ouvrit la bouche et scorpions, araignées et serpents en sortirent. Elle vomit un liquide visqueux qui faisait tomber ces bestioles au sol et ils rampèrent dangereusement vers moi.

Les cafards voltigèrent et entrèrent dans ses oreilles et dans ses narines, les moucherons vinrent se coller à ses bras, et recouvrirent son corps pâle et nu.

 

La peur, la panique, la folie, la démence, tous m'empêchèrent de bouger, et je me sentis paralysée. C'était pire que mes précédentes affaires.

Même mon cœur avait peur de battre encore, mes poumons refusaient de fonctionner ! Mon corps réclamait l'hibernation.

 

Je frôlai de piquer une crise d'hystérie, voire mourir sur place, quand une forme visqueuse et gluante, longue et serpentine se glissa le long de mon dos et commença un voyage sur mon dos. Je grelottai de peur, mes pieds sous moi semblèrent s'effondrer, le sol voulut m'engouffrer.

 

« il est à moi, juste à moi fillette alors dégage. Hervé m'appartient ! » me chuchotta une voix âpre et dure.

 

Je touchai mon cou et mes doigts s'enfoncèrent dans le corps mou et gluant d'une sangsue

 

 

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2 comments

  1. Desolee pour le retard,
    Je vote Mystérious. Son histoire , je l ai lu comme si j y étais.
    Chapeau bas ! En plus ca m a filé des démengeaisons …

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