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L’Ombre de l’Histoire (Version remasterisée)

Chapitre 1

Tout ce que nous voyons n’est pas toujours vrai. Tout ce que nous vivons n’est pas toujours réel, du moins la réalité que nous pensons connaître n’est que celle que l’on veut nous montrer.
Il y’a des évènements qui ont lieu dans l’ombre et qui influencent notre quotidien sans que l’on ne s’en aperçoive. Tragiques ou non, toutes les histoires ont un fond dont on ne souhaite pas qu’il soit exposé. Pour parvenir à maintenir le secret sans que le grand public ne soit informé pour de bonnes ou de mauvaises raisons, il faut être capable de manipuler l’information, et pour cela il faut des hommes qualifiés. Parmi eux, le colonel de l’armée camerounaise, Edgar Edouard Hada, un homme intègre et respecté qui donnerait sa vie pour le bien de la Nation, des patriotes comme on n’en fait trouve plus.
Cela fait plusieurs mois maintenant qu’il travaillait sans relâche jour et nuit au Quartier Général afin de trouver une solution à la menace terroriste qui commençait à prendre une grosse ampleur dans le pays. Il était secondé dans cette tâche ardue par le lieutenant-colonel Marina Meka, une femme au caractère assez fort et dont le charme ne laissait personne indifférent. Tous les deux, ainsi que d’autres personnes, avaient juré sur leur vie de mettre fin à ce fléau.
Si l’objectif du Colonel semblait louable, cela commençait à devenir insupportable pour son épouse de ne plus le voir rentrer à la maison. Pour se changer les idées, elle ne trouva rien de mieux que de multiplier les voyages à l’extérieur du pays. Cependant, la personne qui souffrait réellement, mais en silence de toute cette histoire, c’était Carole Hada sa fille de 19 ans. Une jeune fille magnifiquement belle et dont le corps faisait rêver plus d’un mais qui, malgré son apparence de Bad Girl, avait juste besoin au fond d’elle d’être aimée par ses parents.
Déjà accro à une vie de gosse de riche effrontée qui aimait faire la fête, l’absence de ses parents ne ferait qu’empirer les choses au point de lui donner envie d’arrêter ses études supérieures. Elle passera alors son temps à dépenser la « Fortune familiale » dans les plus grands clubs de la capitale. Son père sera parfois mis au courant informé des aventures de sa fille mais ce dernier, trop occupé, n’aura pas vraiment le temps pour ça. En plus, pensait-il, elle était son seul et unique enfant et pouvait faire ce qu’elle voulait du moment qu’il ne lui arrivait rien de grave.
Carole était peut-etre un peu « folle », mais elle était loin d’être une fille facile. Samuel Koffi, fils d’un certain ministre allait l’apprendre à ses dépens. Ayant le même caractère effronté, il pense que le nom de son père lui donne droit à tout ce qu’il veut et en l’occurrence ce qu’il veut et ca depuis longtemps maintenant, c’est Carole. Mais la jeune fille ne se laissera pas faire allant même jusqu’à l’humilier en public.
Malgré toutes ses tentatives soldées par des échecs cuisants, ce Samedi-là Samuel tente de nouveau d’impressionner la jeune dame. Il demande à ce qu’on porte à Carole et à ses amies, un seau avec les meilleurs whiskies du Club tout en faisant préciser qu’il en était l’expéditeur le donateur. La situation fait sourire Carole et ses amies. Elle se lève alors et va vers la Cabine du Dj qu’elle connait bien, lui demandant de passer un message pour elle avant d’aller se rasseoir. Samuel a observé tout ça et se demande bien ce qu’elle a pu dire. Il ne faudra pas longtemps pour le savoir. Le Dj annonce que six tables ont été choisies pour recevoir plusieurs meilleurs whiskies du Club et les plus chers. Parmi elles, la table de Samuel. Il est offusqué et rouge de colère. Alors qu’on dépose les boissons sur sa table il s’emporte et jette par terre toutes ces bouteilles qui se brisent alors. La sécurité s’empresse de le mettre à la porte sous le regard amusé de Carole et ses amies.

-Merde, mais pour qui elle se prend celle- là ? lâche t-il enragé. Tu ne perds rien pour attendre.
Samuel ne compte pas en rester là, c’est certain. Il en va de sa dignité.

UN MOIS PLUS TARD
Comme chaque samedi, Carole donne rendez-vous à ses amies pour une sortie en discothèque. Elle leur demande d’aller l’attendre comme toujours dans l’espace V.I.P qu’elle réserve chaque fois. Elle vient de sortir de la maison, monte dans la grosse voiture qui l’attend dans la cour de la maison et constate alors que ce n’est pas son chauffeur habituel qui est là ce soir.
-Vous êtes qui vous ? Lance-t-elle d’un ton peu aimable. Pourquoi Maurice n’est pas là?
-Maurice ne se sentait pas bien madame, dit-il alors. Il m’a demandé de le remplacer.
-Vous savez ou je vais au moins?
-Oui Madame.
-D’accord.
Elle ne pose pas plus de questions et ne cherche même pas à connaître le nom de cet homme. Elle monte dans le véhicule qui démarre aussitôt. Jusque-là accrochée à son portable, Carole ne remarque pas que le chemin qu’emprunte le chauffeur n’est pas celui allant qui mène au club et en plus il semble plus long que d’habitude. Ce n’est que lorsque le véhicule se met à secouer lourdement qu’elle descend la vitre et se rend compte que le paysage qui l’entoure ne correspond pas au chemin habituel. Elle se trouve au milieu de nulle part -Une route noire, aucune maison à l’horizon, juste des herbes des 2 côtés de la route-.

– Excuse-moi, dit-elle le regardant par le rétroviseur interne de la voiture. On n’est pas sur la route de L’ OG Club là.
Il fait mine de n’avoir pas entendu et continu de s’enfoncer dans la pénombre. Carole trouveça bizarre et ne supporte pas le comportement que cet homme affiche.
-Non mais je vous parle crit-elle alors. Tu veux répondre à ma question? C’est quoi cette histoire ? Monsieur…
Soudain la voiture s’arrête. Il la regarde à son tour par le rétroviseur avant de descendre de la voiture. Carole reste sceptique devant la scène à laquelle elle assiste. Il s’avance alors vers la portière et l’ouvre avant de dire:
– Descendez !
-Vous rigolez dit-elle d’un sourire noir, avant de continuer: je n’ai rien à faire ici. Remontez et emmenez moi ou je vais ! Merci. Fini-t-elle, essayant de refermer la portière que le chauffeur bloque alors de sa main avant de la jeter dehors avec violence.
-Non, mais ca va pas? Gronde-t-elle malgré la situation et le désavantage qu’elle avait face à cet inconnu. Il pouvait lui arriver n’importe quoi à ce moment là. Elle ne pouvait même pas crier à l’aide, qui l’entendrait? …Personne.

Il la prend par le bras et la relève sans plus rien faire d’autre. En regardant autour d’elle, elle constate qu’il y’a une voiture garée devant eux. Le chauffeur lui dit alors de rester tranquille. Une portière avant de la voiture s’ouvre et un homme qu’on ne distingue pas vraiment à ce moment là en sort, donnant un sac au chauffeur de Carole. Il l’ouvre et à l’intérieur il y’a plusieurs liasses de billets d’argent, une somme considérable. Après s’être assuré que tout y était selon un accord qu’il avait certainement passé, il s’en va aussitôt avec la voiture de Carole, qui regarde impuissante. L’homme se rapproche d’elle et son visage devient plus distinct. C’est Samuel Koffi. Elle sourit alors malgré la peur qui commence à grandir en elle.

-Toi, t’es un vrai salaud je te promets, t’as un problème mental. Envoie-t-elle avant de recevoir un violent coup à la tête. Elle perd connaissance et se réveille deux heures plus tard dans une pièce qu’elle ne reconnaît pas.

Elle est assise sur une chaise, pieds et mains liés ainsi que la bouche recouverte d’adhésifs. Ses vêtements lui ont été enlevés. Il ne lui reste que ses sous-vêtements. Elle tente de crier. Elle se débat pour essayer de se libérer. Elle est effrayée, terrifiée. La pièce est sombre et sinistre, son cœur bat la chamade. La porte s’ouvre alors sous un grincement effroyable. C’est Samuel qui entre. Il tire une autre chaise et prend place en face d’elle. Il sort de sa poche une lame qu’il met en évidence afin qu’elle puisse la voir et qu’ainsi, elle soit effrayée. Elle a le souffle coupé, le regard sombre. Elle ne réalise pas ce qui est en train de lui arriver. Il a perdu la tête pense-t-elle. Elle pense à son père et à ce qu’il ferait s’il était au courant. Ses larmes coulent, Samuel aime ça et il prend un malin plaisir à la terroriser. Il passe alors la lame sur son épaule avec délicatesse et sourit. La respiration de Carole s’accélère. Elle tourne de l’œil et pense qu’elle va mourir. Samuel lui dit alors…

– Comme ça ton père a énormément d’argent … D’accord. J’espère qu’il en aura assez pour payer la rançon que je vais lui demander. Dans le cas contraire je prendrai du temps et énormément de plaisir à m’amuser avec le sublime corps que tu as, Carole Hada.

By Mark William, Tous droits réservés.

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6 comments

  1. Trop intéressant!!!!!!

  2. Belle histoire très intéressante j’adore

  3. En cherchant a voir ma série préférée j’ai découvert http://waz.one/Streaming , ça à l’air super ! Des infos ? merci

  4. Interessant, tu ne m’as jamais parlé de ta serie toi…je boude

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