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Secrets brisés Part I : (Noces de coton)

 

Josiane sortait de la douche, une journée pareille, sous une chaleur aussi accablante, il lui fallait bien prendre une douche. La journée avait été longue, entre les courses et le travail, elle n’avait pas eu de temps! De plus la journée, marquée par des prises de bec avec son chef l’avait bien épuisé, rien de tel qu’un bain pour la revigorer. Aujourd’hui était spécial, il marquait son premier anniversaire de mariage. Ses noces de coton à elle! Eh oui vous pouviez désormais l’appeler Madame Kadem, Josiane Kadem.

Bien qu’un an s’était écoulé depuis son mariage, elle ne s’était pas encore habituée à la chose, elle, mariée. L’année était passée outrageusement vite, si vite qu’elle se croyait encore en lune de miel. Elle, fille d’une famille pauvre, sans ressources, qui a dû trimer dur pour avoir sa licence en droit, était mariée à un fils de directeur. Elle ne pouvait croire que tout se soit passé si vite. La belle-famille l’avait adoptée et prise comme leur fille. Sa famille a été mise à l’abri du besoin, et elle avait intégré la société familiale de son époux, avec un haut poste à la clé. C’est vrai que son mari n’était pas un modèle de romantisme, ni un étalon, mais elle avait toujours pris sur elle de faire fonctionner leur couple! Alors grande fût sa surprise lorsqu’il l’appela dans la journée pour lui demander de le retrouver à l’hôtel Hills, le plus chic hôtel du pays. D’abord surprise, qu’il se souvienne de ce jour, d’autant plus qu’il n’était pas au pays, elle fût dans une joie frisant une transe exutoire, tous ses efforts ont payé, son mari était vraiment amoureux! Annulant sans ménagement ses rendez-vous, et malgré la circulation dense elle put arriver vers vingt et une heure, le temps de faire un saut à la maison prendre quelque unes de ses affaires!  Arrivée à l’hôtel, elle fût rapidement accueillie à la réception  comme une princesse juste en donnant son nom, ça aide d’être riche hein. Elle fût conduite dans une suite, la treizième. Cool son mari était prévenant lui donnant une suite correspondant à leur jour de mariage, l’amour c’est magnifique!

13281935_1410095822350359_1885943718_n En sortant de la salle de bain Josiane, se sentait nouvelle. Avant de quitter la pièce elle s’assura que l’eau coulait dans la baignoire. Elle comptait se faire un bain de bulles, pour cela fallait d’abord remplir la baignoire à moitié d’eau chaude, ensuite mettre des cristaux de sel pour qu’ils fondent parfaitement avant de mettre de l’eau froide. Il lui faudrait environ deux minutes pour remplir à moitié la baignoire d’eau chaude.
Pour la première fois depuis son arrivée, elle jeta un regard, aux alentours. Vraiment c’était luxueux, la penderie était même garnie. Dans un élan de joie, serviette au buste, elle se jeta sur le lit, folle de bonheur. Il était moelleux on dirait une bulle de savon tout était si luxueux. Pendant qu’elle était couchée, pensant à tout ce qu’elle ferait avec son époux, le bruit du vibreur la tira de sa rêverie. Elle n’eût pas besoin de regarder l’afficheur c’était la sonnerie de son époux “we gotta power”, un fan de manga celui-là;

– Chériiiiiiiiiiiiiiii!!!

– Oui mon amour comment tu vas?

– Comme une colombe où est tu mon prince je suis déjà à point je n’attends que toi…

Elle ponctua sa dernière phrase d’un roulement de la langue elle savait comment exciter son homme.

– Hum Chérie j’ai un petit retard commence sans moi, mais n’en fais pas trop hein…

– Non mais pourquoi tu n’es pas encore là mon chéri?

– Mon Krbrchhh… com.. Kroucch brouchhh chppskkr retard… brschhhh!!

– Allô! Allô! Allô! Chérie tu me reçois?

– Brsccccccccsssschhhhhhhhhh!!!

– Allô! Allô Allô chéri, Kadem oooohhhh???

Visiblement il y avait un problème avec le réseau, elle alla sur le balcon, se pencha complètement mais toujours rien à part se grésillement. Dans un accès de fureur elle jeta le téléphone contre le mur, mais bon sang de bon sang, bon sang!!! Elle se dirigea vers le téléphone fixe et composa le numéro un pour avoir la réception mais rien. “Non mais c’est quoi ce bordel pensa-t-elle”. Déjà qu’elle ne pouvait pas voir son époux mais alors si elle ne pouvait lui parler ça deviendrait quoi? Ils allaient la sentir passer à la réception,. D’un pas vif elle se dirigea vers son sac prendre une paire de chaussure. À peine fît elle un pas qu’elle marcha sur quelque chose, avec une impression d’écraser un chewing-gum. D’ailleurs que pouvait bien faire un chewing-gum au sol dans une suite pareille? Le service d’étage ne faisait qu’aggraver son cas, pour avoir une preuve de ses dires elle se pencha pour ramasser le dit chewing-gum. A peine se baissa telle qu’elle poussa un hurlement strident, il s’agissait d’un cafard, un cafard. Pas un cafard comme on en voit généralement, mais un cafard avec des antennes, tout noir, laid, poilu, et énorme.

                                      Elle alla se réfugier sur le lit, le cœur battant, les larmes coulant le long de ses joues. Elle tremblait comme une feuille. Néanmoins sa colère pris le pas sur sa frayeur, et après un temps elle voulut se lever et atteindre la porte, de manière instinctive elle jeta un coup d’œil au cafard, plus rien. Elle retrouva son calme et décida de descendre du lit, à peine décida-t-elle de descendre du lit qu’apparut sous ses yeux une vision d’horreur non pas un mais des dizaines voire des milliers de cafards. Elle remonta sur le lit criant à tue-tête et à perte poumon. Elle voulut se recroqueviller dans ses oreillers, mais à peine y mit elle une main qu’elle sentit quelque chose bouger sur sa main. C’était la plus horrible, poilue et énorme araignée qu’elle n’avait jamais vu. Mais que se passait-il dans cette chambre? Mais c’est quoi le problème de cet hôtel? D’un geste elle repoussa cette énorme araignée. Probablement dû à sa toile, l’araignée rentra d’abord puis tel un ballon qui rebondit revînt telle une fusée vers elle. Mais Josiane d’un réflexe  subite, roula sur le côté droit du lit. Elle n’avait dû pas assez évaluer la largeur du lit car en roulant sur elle-même, elle fît un tour complet sur son corps, et, avant de le réaliser la partie basse de son dos était déjà sur le rebord du lit. Elle voulut arrêter son mouvement mais pas aussi rapidement qu’elle aurait dû. Son corps eût à peine le temps de quitter le confort douillet du lit qu’elle se retrouvait déjà au sol. Pour amortir sa chute elle mît un bras en avant de façon protectrice avec le coude. Ce fût sa chance ou non, car en dessous d’elle, se trouvait une horde de cafard, qui pour la circonstance étaient un peu plus énormes. A peine son coude toucha le sol qu’il atterrît sur un de ces monstres. Elle l’aplatit d’un coup, déversant de même une substance gélatineuse, et visqueuse, probablement les entrailles ou ce qui se rapproche du cafard. Son coude glissa sur la substance ce qui, conjugué à son élan la fît glissé sur environ trente centimètres. 13275830_1410219945671280_1331050990_nPendant que couchée, elle voulut se relever, elle sentit tout d’abord comme une chatouille sur son pied, et la sensation augmentait et avançait. Se retournant elle, vît plusieurs de ces montres qui montaient sur sa jambe. A la limite de l’hystérie et bougeant frénétiquement sa jambe si fort qu’elle aurait pu être emporté, elle accompagnât ses efforts de cris stridents et aiguës. Les cafards quittèrent sa jambe, comme en colère, se regroupant en masse. Cela donna assez de temps à Josiane qui, se reprenant, pensa en elle-même: “je ne mourrais pas ainsi ni ici se dit elle!”. Instinctivement elle serra ses poings, et dans un sursaut d’énergie couru vers la porte, au passage elle ressenti des coupures sur son pied droit, mais sans y prêter attention continua sa course. La distance du lit à la porte faisait moins de dix mètres, mais ceux-ci lui en parurent franchement plus. Elle était essoufflée et c’est avec un effort assez soutenu qu’elle atteignit la poignée.  Elle s’y jeta d’un bond et la tira plus qu’elle ne la tourna, le résultat fût immédiat. Dans un sourd cliquètement, la porte grinça à peine sans pour autant s’ouvrir. Son visage devint livide, elle tambourina tout en criant, il devait bien y avoir quelqu’un pour l’entendre, quelqu’un viendrait forcément à son secours. Elle s’apprêtait à frapper une fois encore, plus violemment, lorsque la douleur, que dis-je la morsure ressentie précédemment se fît encore plus violente, elle arrêta son mouvement pour regarder sa jambe, d’abord elle ne vît absolument rien, juste du sang, qui giclait de sa jambe. Qu’est ce qui avait pu être la cause d’une telle blessure? Elle n’eût pas à chercher longtemps quelque chose était entré dans sa peau, causant sa blessure et se déplaçait à l’intérieur de son corps! Elle poussa encore un hurlement essayant de repousser la créature se déplaçant en elle. Elle eût juste le temps de voir trois pattes velues comme celles d’une araignée se déplacer et s’engouffrer à travers la plaie maintenant béante et douloureuse. Josiane, perdît l’équilibre en glissant sur une traînée de sang, son sang à elle. Le mouvement était si brusque que, dans sa chute, elle cogna sa tête contre la poignée de la porte. Une grosse bosse sortie, suivie d’une giclée de sang à cet endroit sur son crâne. Elle ressentie comme un bourdonnement dans sa tête ; des sifflements lui remplissait la tête. Pas la peine de se relever, elle était complètement étourdie et engourdie. Seule la douleur à la jambe lui rappelait qu’elle était encore en vie. D’un air lointain, perdu, elle jeta un coup d’œil à sa jambe. On pouvait distinctement voir quelque chose qui s’y déplaçait en dessous, avec la taille d’une orange à vue d’œil, le caractère apocalyptique de la scène acheva de la réveiller. La Chose avait atteint maintenant son genou, celui-ci doubla carrément de volume, pendant son passage. 13277987_1410093775683897_313840432_nVite il fallait extraire cette chose de son corps, reprenant ses forces elle se releva, clopinant, elle se mît à la recherche d’un objet tranchant, plus facile à dire qu’à faire. Le sang lui coulait de la nuque et empreignait son dos. Elle traînait aussi vite que possible sa jambe. Son attention se reporta au sol près du lit, elle vit sa valise qui était tombée. Par dessus le bout débordait le chargeur de son Laptop. Pas très loin de là se trouvait le balcon. La porte du dit balcon était en fait vitrée. Une idée lui vînt, comme pour une morsure de serpent, la solution la plus simple était de se faire un garrot. Fort heureusement le câble de son chargeur était assez long, elle le passa autour de sa cuisse, juste avant, pour stopper la progression de la chose. Faisant un effort surhumain, elle serra de toutes ses forces la corde autour de sa cuisse, les yeux remplis de larmes, la morve dégoulinante, elle serrait. Non pour bloquer juste son avancée, mais plus comme pour en finir avec tous les malheurs qui lui tombaient dessus elle serrait, encore et encore. Elle serait tellement ses dents qu’elle croyait qu’elles se briseraient. Le corps entier tremblant elle serrait de plus en plus au point  de ne plus sentir le sang passer dans sa cuisse. La chose continuait sa progression dans son corps tout en lui causant des souffrances indescriptibles, arrivée au niveau du garrot arrêta sa progression premièrement, cela parût durer une éternité sans cette sensation de se faire dévorer de l’intérieur. Mais cela ne dura que peu, car le monstre recommença à bouger, probablement surpris par l’absence de chemin, il se mît à perforer pour se frayer un passage. La douleur redoubla d’intensité il fallait le mettre dehors et ce par tous les moyens possible, mais comment faire? Malgré la douleur elle s’efforça de rester lucide, la vitre en face d’elle pouvait servir, d’un geste  vif, elle jeta une de ses chaussures à travers le vitre du balcon. Celle-ci se brisa en plusieurs éclats. La douleur était désormais à son comble, rampant avec tout ce qui lui restait d’énergie, elle saisit un éclat de vitre. Sans réfléchir elle prit l’éclat et l’enfonça dans sa cuisse. Elle se coupa d’abord la main profondément, la douleur fût soudaine. Le choc fut si violent qu’elle ne pût arrêter le filet d’urine perla le long de sa cuisse.  La douleur l’inhibait tellement, que c’est à peine qu’elle ressenti que la chose avait arrêté de forer en elle, au bord de l’hystérie, elle retira le morceau de miroir de sa chair, Le sang sortit de la plaie en jets, et éclaboussa son visage.45a89b6860cb4578fcbf523755cecbd7 Sans hésitation elle  y enfonça son pouce et son index pour retirer, ce truc en elle, mais l’ouverture n’était pas assez large pour permettre à ses doigts d’aller plus en profondeur. D’un coup rapide, elle replongea l’éclat de verre dans sa chair pour agrandir la plaie et d’un mouvement de vas et viens qu’elle répéta plusieurs fois elle pût avoir assez d’espace pour y mettre ses deux doigts. Elle répéta l’exercice en enfonçant ses doigts sous sa peau, la douleur était insupportable, et on pouvait à présent voir la place sur laquelle elle était assise remplie d’urine. Elle ne pouvait à présent se retenir tant la douleur était la seule information que son cerveau recevait. Au bout d’un interminable moment qui lui parut comme des siècles elle réussit enfin à toucher une patte bien poilue, et,  serrant avec ses doigts, tira sec. La chose bougea un peu, on pouvait le voir sous sa peau puis, dans un effort pour la retirer à travers la plaie, Josiane sentit quelque chose se détacher et sa main sortit de la plaie béante tenant juste deux énormes pattes bien poilu. Sans aucun doute il s’agissait bien de l’araignée vu sur son lit. Les larmes aux yeux, les mains tremblantes, elle pleurait à présent. Elle ne pourrait pas subir une pareille douleur de son propre chef encore, non elle en avait marre. Pourquoi elle? Que se passait-il exactement? Pourquoi… “aaaahhhhh”. Sa phrase se termina dans un long râle, l’araignée, elle en était maintenant certaine, poussa un long cri à glacer le sang d’un cadavre, ensuite elle se mit à bouger de façon plus frénétique, comme excitée, elle pouvait la voir sous sa peau, la douleur la ramena à la raison.
Mais en voulant reprendre son arme de providence, elle senti quelque chose d’étrange sur son bras, il était tout noir couvert de formes vivantes noires. Il lui fallût quelques secondes pour capter que c’était les cafards qu’elle avait vu précédemment. Elle les avait complètement zappés de sa tête, et ceux-ci progressaient à vue de nez, son corps commençait en être recouvert. Son bras s’engourdissait, d’un revers de la main elle essaya de les repousser, ce n’était que des insectes! En retirant le premier elle ne pût s’empêcher de faire la grimace, en tombant l’insecte lui arracha un morceau de peau, un mince filet de sang s’écoula de sa peau, mentalement elle fit le calcul si un seul pouvait faire de tel dégâts imaginez donc ce qu’une horde ferais…

 

À suivre…

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