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La Pluie

Il a plu ici, et c’était grave

même pour le plus brave

il n’y avait aucun ombrage

on était tous mouillés,même les hommes braves

On avançait serein, sans craindre la météo

c’est arrivé subitement au dessus du préau

au moment où on s’y attendait le moins

le temps de réaliser, des gouttelettes nous étaient dans les mains

Le ciel était bleu, et les nuages écartés

et nous illuminait de toute sa clarté

il y avait des pétales de bonheurs toutes éclatées

soudain le décor s’est renversé et il a fallu remonter une escarpée

Échapper ? Impossible, le ciel nous a ciblé

c’était une journée au ciel si bleu

il a fallu d’un seul grand grondement

d’un rappel au réel, d’un son venu d’un gong dément

Rien autour de nous à part la pluie

il était inutile de porter un parapluie

c’était une grande tempête, tout le monde tremblait

la douleur était constance, impossible d’être en paix

Il a plu, et personne n’a pu s’abriter

impuissant, on regardait la vie arbitrer

j’ai compris qu’on ne pouvait empêcher le cours des choses

rester immobile sans pouvoir rien changer m’a appris beaucoup de choses

La vie nous éprouve,

nous donne des leçons, nous convainc même sans preuves

et nous fait prendre conscience de ces choses qu’on a sans épreuves

la valeur vaut mieux que le prix… tôt ou tard elle nous le prouve

On a eu du mal à avancer, il y avait plein de boues

mais bon il fallait rester debout

tu es parti d’une corde autour du cou, du coup on a du mal à joindre les deux bouts

Il a plu longtemps

j’ai essayé de me souvenir

reconstruit après quelques vers et verres que l’homme tend

à son frère afin qu’il rejette cette peine enfouie qu’il n’a pas su vomir

La pluie s’est arrêtée, on reconstruit peu à peu

on marque le coup mais chacun s’efforce à se dire que son esprit est preux de toutes façons les jours ne seront plus les mêmes

perdre un proche c’est accepter voir des bouts de sa vie disparaître là où l’oubli les mènes

Il a plu dans les yeux de ta mère et de tes sœurs

j’ai détesté ça,

après cette pluie il a fait si froid

et puis j’ai fini par abandonner les retours de rayons de soleil en lesquels j’avais si foi

Aujourd’hui tu as rejoins les étoiles

tu reprends vie dans mes rêves, des divers, ou sur mes toiles

j’ai gardé ton reflet, dans un coin de ma mémoire

tel un tableau qui m’ait tellement cher, mais noir

Il a plu, c’était des jours sombres aux yeux rouges

il est temps qu’on avance, mais pas question qu’on bouge

ne t’inquiète pas, je continue la randonnée

tu reviendras la continuer, car ce que la vie nous prend est redonnée

Il a plu ici, et c’était grave

même pour le plus brave

il n’y avait aucun ombrage

tous mouillé, même les hommes braves

Quand je réalise que t’es plus ici, mes larmes prennent un ton grave

c’est une douleur insupportable même pour le plus brave

quand le midi de tes souvenirs me consume il n’y a aucun ombrage

mes paupières sont tout à coup mouillées, même si je reste cet homme brave.

Je voulais que tu saches que tu nous a tué

car nous sommes un peu avec toi, là où tu es

pour faire simple, ton absence pèse, tu nous manques

mon cœur est un marin muet qui jette une plume dans l’encre pour chanter les mots qui manquent.

 

Martin Paul Ze Ondja’a, tous droits réservés.

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