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L’Ombre de l’histoire (9)

Chapitre 9

On sonne à la porte, Marina s’empresse d’aller ouvrir.  » est-ce enfin la personne qu’elle semble attendre depuis des heures ?  » se demande Carole curieuse de savoir qui ça pouvait être.
-Bon sang  t’arrive enfin, lance Marina à haute voix, avant de rajouter d’un ton plus bas: je t’attendais plus tôt
-Pardonne-moi, j’ai dû régler quelques détails importants de mes affaires.
La messe basse entre Marina et cet individu n’est pas passé inaperçu aux yeux de Carole. C’est confirmé, peu importe qui s’est, c’est bien cette personne qu’elle attendait. C’est un homme, assez grand une grosse barbe sur le visage et une paire de lunettes médicale sur les yeux. Il est habillé d’un smoking noir assez chic . Il a une certaine élégance, un certain charisme qui ne laisse pas Carole indifférente. À sa main droite, il tient une grosse mallette. L’objet intéresse Carole mais le personnage encore plus.  » Qui est-ce « continue de se demander la jeune fille.
-Ça sent bon par ici dit-il.
« Son accent  » remarque Carole, il est différent; Il est anglais. L’homme s’approche d’elle, elle se lève, il l’embrasse et se présente ensuite.
-John Ashan. C’est mon nom Mademoiselle Hada, Carole Hada. Laissez- moi vous dire que vous êtes ravissante.
Elle ne connaît pas cet homme et pourtant lui semble savoir qui elle est. Était-ce marina qui lui avait parlé d’elle. Non surement pas, du moins elle ne le pensait pas et ne voyait pas pourquoi sur le coup. La rencontre entre eux trois ne semble pas avoir été préparré à l’avance, tout se fait à l’instant.
Il prend place et dépose la mallette par terre près de lui. Ils sont tous assis et se mettent à bavarder de tout et de rien. John détend très vite l’atmosphère et Carole se sent plus à l’aise.
-Vous devez vous demander qui je suis. Lance John le regard posé sur Carole, déposant sur la table près de son plat le verre de vin qu’il tenait en main.
Marina s’était éclipsé un moment avec les documents qu’avait emmenés Carole sans que cette dernière n’y fasse attention. Assez étrange d’ailleurs quand on y pense.
-Oui j’aimerais savoir, répond Carole fixant son interlocuteur qu’elle continuait d’admirer.
Marina réapparaît et prend place.
-De quoi ça parle? demande t-elle alors.
-J’étais sur le point de me présenter à mademoiselle Hada dit-il.
-Je vous en prie, appelez-moi Carole c’est plus simple.
Diane se réveille sur un lit d’hôpital. Elle ne se souvient pas de comment elle y est arrivée. On lit le trouble dans ses yeux. À sa droite, une table sur laquelle est posé son sac à main. Elle fait l’effort de se lever et ressent un énorme mal de tête. Elle retire son téléphone de son sac et regarde ses messages. Il y en a un autre, un nouveau message. Elle l’ouvre  » J’attendrai dehors quand tu seras réveillé  » tel était le contenu du message. Ça recommence, elle semble paniquée. elle rassemble ses affaires et se dépêche de sortir. Une infirmière tente de la dissuader de s’en aller. C’est peine perdu Diane ne l’écoute pas et fonce vers la porte. Elle est alors arrêtée par son délégué de classe qui revenait prendre de ses nouvelles et qui s’en doute était responsable de sa présence dans cet endroit.
-Comment tu te sens Diane?
Elle le traverse sans même prendre le temps de lui répondre, il tente d’insister et là:
-lâche-moi tu veux ! lui lance-t-elle finissant par sortir.
D’abord choqué et resté debout l’air idiot, il sort à son tour et tente de la rattraper. Trop tard, elle a disparu.
Appartement de Marina, Douala.
-Je suis journaliste d’investigation finit par dire John. Une sorte de Détective parfois.
Carole semble surprise.
-Je suis originaire du Nigeria mais j’ai grandi à Londres puis j’ai poursuivi mes études aux États-Unis. En tant que journaliste d’investigation j’ai mis à nu de nombreuses affaires politiques occidentales et Américaines.
Carole l’interrompt.
-Je ne suis certainement pas accro à tout ce qui est politique et autres, mais du peu de connaissances que j’ai pu acquérir depuis le début de ma quête, des recherches que j’ai faite, votre nom n’apparaît nul part.
-C’est pour ça que John est l’homme qu’il nous faut répond Marina voulant faire passer un message à Carole.
– Je travaille dans l’ombre de personnes qui utilisent mes services et qui sont ensuite mis sur le devant de la scène. En contrepartie, je suis gracieusement récompensé et mon nom n’apparaît nul part. Je ne ressens pas le besoin d’être sous le feu des projecteurs.
-Les hommes, les gens pour qui vous travaillez. Qui sont-ils? demande Carole de plus en plus curieuse.
John esquisse un sourire.
-Votre question Carole en réalité c’est, avec quel genre de personnes je travaille?
C’est exactement le sous-entendu de sa question.
– Je suis disons, ce pion à la fois gênant et important qu’on doit avoir pour s’assurer de gagner mais aussi qu’il faut éliminer pour éviter de tout perdre.

C’est assez clair comme réponse, Carole déduit très vite qu’il vaut mieux ne pas chercher à approfondir le débat de ce côté-là. C’est étrange mais la jeune Dame est tout excitée. La vie de ce personnage si mystérieux et si imposant semble la ravir. Elle en veux plus, elle veut tout savoir, le connaitre davantage. Elle a compris pourquoi il semblait si bien la connaitre.
-J’aurais beaucoup d’autres choses à vous dire en rapport avec ma vie, mais j’ai peur de paraître trop imbus de ma personne lance John avec son élégant sourire. Parlons plutôt de Joseph.
Les choses redeviennent plus sérieuses, Carole sort de sa bulle.
-Dites-moi Carole, que s’est-il passé. Racontez-moi l’histoire depuis le début. Demande John accroché à son tour aux lèvres de Carole. J’enquête sur Joseph depuis un moment maintenant, depuis que m’a contacté Marina et de nombreuses zones d’ombre subsistent, peut-être pourriez-vous m’éclairer.
-voilà je…
Carole lui parle sans retenue. Ce qu’elle sait de l’histoire et rien d’autre. Son kidnapping ainsi que les mots exacts de Joseph à son fils Samuel alors qu’il l’avait trouvé ligoté dans ce garage à leur Domicile de Soa. Son arrivée ensuite dans le Nord du pays, elle ne se souvenait d’ailleurs pas de ce qui s’était passé entre son emprisonnement dans le garage et cette arrivée soudaine dans le nord, ensuite la vidéo.  » Il y avait des gens » dit Carole. Mais un homme en particulier avait retenu son attention  » pour faire simple, si Joseph était le maitre d’œuvre, il y avait un homme, pas le chef terroriste apparaissant sur la vidéo, non. Quelqu’un d’autre. Semblant tout aussi respecté que Joseph, relativement jeune . je dirais un Saoudien de par son accent. Je ne me souviens plus de son visage, je ne l’avais pas vraiment vu, je pense qu’il était arrivé avec Joseph mais je ne peux pas l’affirmer il ne s’était pas montré. J’entendais les hommes parler du gars en costume, du vieux, ou encore du politicien. j’en ai conclu que ça pouvait être Joseph. Quant à cet autre homme dont je parlais s’était la seule fois durant tout le temps passé là-bas qu’il s’était montré. Après ça, plus rien.  » John retient chaque mot de ce qu’elle dit écoutant avec attention. Quelque chose dans sa phrase semble le faire réfléchir. Elle poursuit en parlant de la venue de ses amis Stephan et Diane.
-Je suis désolé mais nous n’étions pas emprisonnés au même endroit s’excuse Carole ne pouvant rien dire de plus sur ce cas-là. On s’est juste vu lors de leur arrivée. Ensuite les retrouvailles ont dû être interrompus.
– Je vois. Stephan Messi et Diane étaient donc aussi dans le Nord.
-L’information n’a jamais été véhiculé. Les citoyens l’ignorent. dit Marina voulant aussi participer à la discussion. Tout comme ils ignorent…
-…ce qu’il en ait de Carole. fini John. Est-elle morte? ou est-elle depuis son apparition sur la vidéo? Quelques-unes des questions que doivent se poser les plus curieux. Mais comme la plupart ne vous connaissent pas réellement vous pourriez vous balader dans les rues sans être tout de suite reconnu.
John parle et semble réfléchir sur chacun des mots qu’il dit. Il est dans une bulle et là-dedans beaucoup de choses s’y passent.

– Jusque-là ce n’était ni un problème, ni même une solution de vous maintenir caché. Mais quelque chose me dit que ce ne sera bientôt plus le cas, poursuit John.
Si ces mots de John semblent étranges pour vous et peut-être incompréhensible, Carole et même Marina semble tout aussi perdu. Les deux Dames le regardent sceptiques.
-Comme je le disais plutôt, j’ai mené une enquête sur Joseph continu t-il. il y avait des points noirs que j’ignorais comment éclaircir. On m’a rapporté qu’il était présent dans le Nord alors que selon son agenda officiel il devait être à l’étranger. Je me demandais pourquoi il y était, mais tout indique maintenant que s’était à cause votre présence à vous et à vos amis. Et si vous ne l’avez pas vu s’était parce que votre cas ne l’intéressait plus, vous deviez être libéré et pour cette partie de l’histoire je suppose que la disparition du colonel Hada y est pour quelque chose. Joseph était donc là pour Stephan et Diane. C’est à la suite de cette rencontre qu’ils ont dû être libéré quelque temps après vous…
S’était incroyable la façon dont John analysait les choses. Quand il parlait de ce qu’il avait fait comme investigation et découverte Carole le regardait avec fascination.

Tous les trois sont assis là depuis bientôt cinq heures de temps. Marina avait passé un coup de fil au général Messi lui demandant si leur rencontre pouvait être reporté. Il accepta sans broncher. en même temps il se trouvait au côté de Joseph quelque part posé dans la capitale du pays et leur discussion semblait plus importante.
-Votre fils est-il déjà parti? dit Joseph.
-Ça fait environ cinq heures maintenant, répond Le général Messi.
-Tant mieux.
-Dites-moi, j’aimerais savoir…en rapport avec le nord.
-Quoi donc demande Joseph.
-Les armes qu’utilisent ces hommes, ces rebelles, ou terroristes quelque soit le nom que vous leur donné. Ou les prennent-ils ?
Joseph ne répond pas à la question et sourit.
-On aura l’occasion d’en reparler dit-il.
-Si vous le dites… Vous m’avez demandé d’étudier la possibilité d’obtenir le pouvoir en commettant un PUTSCH. Il serait judicieux de ne plus y penser. Le pouvoir pris de cette façon engendre encore plus de problèmes.
-Bien. Et comment voyez-vous mon ascension à la tete du pays.
-eh bien…

Douala.

Juste en face de l’immeuble dans lequel réside Marina, il y en a un autre presque aussi grand. Moins surveillé et habité, il est plus facile d’y pénétrer sans être vu ou interpelé par qui que ce soit. La porte d’une pièce vient de s’ouvrir. Dans cette pièce, il y a une fenêtre qui donne sur la salle à manger dans laquelle se trouvait Marina et les autres. La silhouette d’un homme apparaît. La luminosité réduite ne permet pas de le distinguer. Il s’approche de la fameuse fenêtre. Il a un sac qu’il tient en main. Il le dépose par terre et l’ouvre. C’est un HK MSG90 qui en ressort, c’est un fusil à lunette ou « Sniper » comme on l’appelle communément. Calibre 308 Winchester d’une portée de 600m une arme que l’on ne retrouve pas dans le pays. La distance qui le sépare de la fenêtre de l’appartement de Marina fait à peine 200 m. Il place son arme en direction de Marina assise de dos par rapport à la fenêtre. Son intention paraît claire et certain il va l’éliminer. Siméon avait parlé d’un homme engagé par Joseph pour éliminer les membres de l’alliance, était-ce lui? Dans sa lunette il n’a qu’un visuel sur Marina et voit à peine John juste à sa gauche. Carole elle est cachée par le rideau qui bouge de plus en plus sous le coup du vent.
l’arme est pointée sur Marina, l’œil sur sa cible, il attend le bon moment pour tirer. C’est le calme plat, on peut même entendre le « tic tac » de la montre à son poignet retentir. La cadence de son cœur est en phase avec son rythme respiratoire. Il l’a dans le viseur, il est prêt à appuyer sur la détente. Comme un signal de départ, un « tac » plus prononcé l’incite à tirer. Le vent se lève et souffle plus fort, le rideau s’écarte et laisse entrevoir le visage de Carole. Il se désiste alors. La présence de la jeune femme semble l’avoir empêché de poursuivre son action.
Il est sur le point de ranger son arme mais le remet finalement en position de tir. Il n’hésite pas et fait feu. Personne n’est touché, aucun d’eux n’était visé , comme s’il essayait de passer un message….

Auteur : Mark William, tous droits réservés.

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One comment

  1. Drusille ngo Bitjick

    Hâte de connaître le dénouement de l’histoire… C’est très captivant et les indices spacieux temporels dont choisis et utilisés minutieusement pour nous plonger dans le bain

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