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La Colère L’Afrique écrit

Tout est parti de simples mots pas bien compris,
Tout a commencé avec des paroles non assumées.
Je ne me souviens pas bien de qui a commencé,
Je ne me souviens pas bien de l’origine de tout ceci.
Je ne sais pas tout ce que j’ai pu t’avancer comme parole,
Je sais pourtant tout ce que je n’aurais pas dû faire,
Tu ne te souviens probablement de tous ce que tu as dit,
Tu as pourtant tout fais pour arrêter ceci et y mettre un terme.
Je me souviens parfaitement des battements de mon cœur,
Je me souviens à la perfection du bruit du sang à mes tempes,
Tu as probablement vu mes poings serrés jusqu’à en devenir blanc,
Tu as dû noter mes yeux, devenant rouge, injectés de sang.
Elle avait pris le dessus une fois de plus, une fois de trop,
Cette colère qui me dictait au gré de ses envies mes réactions,
Elle me domptait totalement et me laissait à sa merci,
Cette colère reine de mes émotions.
Il n’en a pas toujours été ainsi étonnamment,
Mais depuis que je t’ai rencontré il en est ainsi malheureusement,
Est-ce mon amour débordant et sans faille à ton égard qui me guide ?
Où est ce juste le démon qui sommeillait en moi qui s’est réveillé ?
D’où vienne ces accès de colère qui en moi règnent comme maitre ?
J’ai beau me cacher derrière mais l’amour ne peut en être l’origine,
Oui je reconnais ma lâcheté, mais aussi ma faiblesse,
Et c’est sur la personne que j’aime le plus au monde que je la révèle de la pire des façons.
Je t’ai battue, frappée, humiliée, terrorisée dans mes accès de rage,
Et au retour de ma raison je te demandais de me pardonner,
Toi dans un amour inconditionnel tu m’as toujours pardonné, Et moi je m’en suis toujours servi, avec bassesse, lâcheté, méchanceté même,
Par le biais d’un chantage lié à mon incapacité à dompter mon amour toi, À t’asservir dans les chaînes de la violence.
Peut être y est je trop pris goût, me servant de cette état, au point d’en être dépendant. Je voulais voir jusqu’où je pourrais aller, Et jusqu’où tu pourrais tenir, sans rompre la corde, Hélas le résultat ne fût pas des plus heureux, pas du tout…
Je suis rentré environ à trois heures du matin, après une soirée arrosée avec des amis, Je savais que la routine se répèterait, je lui demanderais pardon, et elle m’accueillerait. Oui mais d’assurance en ouvrant la porte du salon, ce fût l’horreur. De contenance en entrant dans la maison, ce fût la panique totale.
Ma chère et tendre épouse était allongée au sol, on aurait dit qu’elle dormait Mais aucun mouvement, aucun son ne sortait d’elle, son visage était blanc Et pendant que je m’affairais à appeler les secours, Mon regard se posa sur son visage, il était souriant, il était paisible.
Mon épouse était heureuse, pourquoi ? La mort était-elle une délivrance pour elle? Sa vie avec moi aurait-elle été un enfer ? Mais pourquoi ne m’a-t-elle pas abandonné ? Pourquoi est-elle restée avec un monstre tel que moi ? Pourquoi ? J’avais tué ma femme ! Ce n’est que pendant le procès, quelques semaines plus tard que j’eus la réponse à ma question, Elle était enceinte d’un petit garçon de trois mois, de mon fils ! Je ne suis pas quelqu’un de colérique, j’ai juste abusé d’un pouvoir, qui était plus un devoir. Le devoir d’assurer la sécurité et l’amour à mon épouse, en la chérissant… Je n’ai point perdu, à cause de ma faiblesse, un, mais deux êtres chers.

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