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Du fond de ma plume

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Je marche sur des doutes qui explosent comme dans le grand Nord
Une mémoire à ceux qui ont succombé, mémoire à tous nos morts
J’ai le courage de ceux qui ne peuvent pas prendre la place d’un soldat du BIR
Que Dieu pardonne ma bêtise constante et m’épargne du pire
Mes plans tombent à l’eau on aurait dit Revenge Porn
Obligé de vivre une deuxième fois quand les autres s’endorment
Parfois je donne tout, j’encaisse et finis briser, pour des gens qui ne me comprennent pas
En prenant du recul, j’ai peur de la sentence divine, je ne peux pas juger Nathalie K.
Ah oui les femmes, le sujet préféré !
Non j’ai peur des flammes, pas de jugement à proférer
J’ai beau être doux, possessif, colérique, comme le pichichi
Mais je ne cède pas à la vie et ses caprices mais je m’attends à pires chichis
Ouvre tes yeux on se surclasse dans le surplace, le temps à coup sûr passe
Mon pays nous saigne, personne pour nous colmater
Je vais partir avec une douleur dans le ventre comme Monique Koumaté
Ma poésie ouvre ma gorge, vos cœurs sont des caissières, et je veux tout changer à la surface
J’ai le sourire mais nul ne sait à quoi je pense
On a dû attendre la petite Eva, pour prendre consciences
Tous responsables, on avance les coudes desserrés
Face à une grande connerie un petit nombre n’a rien de sérieux
Serein, mais je flippe en voyant les mômes et ce qu’on leur inculque
Le nouveau monde, son liberticide et son culte de l’inculte
J’ai rêvé de changer le monde en le raisonnant avec des sons
Mais une femme change-t-elle un homme en lui montrant ses seins ?
Désolé d’être froid comme les rues de Dschang
L’amour c’est à l’instant, la vérité ne demande pas du temps
J’ai appris à écouter les gens, mais pas tous les avis
On m’a dit le temps c’est de l’argent, mais qui peut acheter une vie
J’ai donné plus qu’il fallait pour ce brin d’art
Mais les portes se sont fermées, j’ai le Syndrome de Brenda
Je ne me plains pas, j’ai fait le tour du monde en tournant des pages
Et je profite de ce tour du monde pour tourner la page
Le contraire d’une paix éternelle, n’est pas une guerre éphémère
Faudrait que la guerre et ses faits meurent, tués par une conscience collective qui serait l’effet mère
Malheureusement la nuit s’éternise
Le Malin nous éprouve plus que la tentation qui lui est permise
Mon cœur est une batterie qui s’affaiblit,
Nous sommes devenus une espèce androïde
Notre lumière intérieure a faiblit
On pense tous vivre bien habillé, beaucoup d’argent, rouler en bolide
Humain et Poète, doublement incompris, j’essaie de me faire entendre
« Une main et poèmes »personne ne me comprend, et ça personne ne peut le comprendre
Le monde évolue, mais les consciences se dégradent
On nous oblige presque à accepter des contre-natures qui nous dépravent
Les médias modifient la pensée, et même ce qu’on peut désirer
Regarde les dégâts dans les quand tu t’es décidé
De toute façon, le monde se meurt et de mal est infesté
Souleymane tu as raison, la haine est un chagrin qui s’est infectée
Je me consume sans raison comme l’hôpital central
Je traverse une crise générale comme mon Etat
Il est peut-être temps que je reconnaisse ma part d’erreur
Et que j’écoute ceux que je fais souffrir
J’essaye de faire le ménage, comme toutes ces femmes anonymes
Mettre une lumières, raviver la flamme à nos rimes
J’écris des textes, peint de bas lieu, des endroits sordides
La haine, l’espoir, la peur, le quotidien, et les envies de s’en sortir
Je viens de loin, comme les aventuriers qui volent le train
Il y a mon passé accidenté en pleine étreinte duquel je veux tirer un trait
A la naissance on contracte, contraint à ce contrat à contrer
Je veux gagner ce combat de mille contre un, qu’on mène ça dans toutes les contrées
Alors je m’accroche sans céder comme des présidents africains
Dans mes poches, des comptes bloqués, ma tête est pleine de bouquins
De toute façon ce combat me perturbe, et cette mauvaise impression qui perdurent
Si je lutte je perdrai, si je ne lutte pas je serai perdu
De toutes manières les frères s’en foutent
On recherche l’entente, l’harmonie mais ici c’est la Fecafoot
Des coups bas, on se mutile pour des biens qui ne sont pas les nôtres
On finit par se mettre des bâtons dans les roues, et on rejette la faute sur les autres
J’ai voulu manger, pas moyen de faire décoller l’appétit
J’ai voulu qu’on se rapproche, pas pour coller la petite
J’ai voulu qu’on prenne son pays pour sa patrie, qu’on protège la sœur de l’autre comme sa sœur
On ne pourra pas traverser ce mauvais temps en disant ça sort comme ça sort…
By Martin Paul Ze Ondja’a, Tous droits réservés. 21/03/16

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